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mardi 8 mars 2011 à 12:31

Alerte sociale du Syndicat des Enseignants UNSA

Demande de négociation préalable et préparation de la journée d'action du 19 mars 2011



Carte scolaire : le SE-Unsa dépose une alerte sociale pour contraindre l’inspecteur d’académie à négocier. Voici le texte du communiqué de ce que nous avons reçu :

« Sans doute encouragés par la « prime à la casse », les recteurs rivalisent d’invention pour supprimer des emplois dans l’Education Nationale. Rien n’échappe à cette chasse budgétaire qui explore les moindres recoins du système éducatif sans jamais s’interroger sur les finalités de l’école, sans que jamais les questions pédagogiques de fond soient évoquées.

Notre département n’échappe pas à la règle et s’engage ainsi dans la voie de l’affaiblissement de notre service public d’Education. Ainsi ce sont 36 postes qui seront supprimés en Saône-et-Loire et nous pouvons craindre au moins une cinquantaine de fermetures de classes…voire bien davantage ! Le ministère a donné des consignes aux académies de repousser toutes les réunions concernant la carte scolaire dans les écoles au-delà des dates des élections cantonales. Il y a donc un black-out total concernant les fermetures envisagées par l’Inspecteur d’académie. Le SEUNSA dénonce ces méthodes d’un autre âge et souligne le manque de courage de nos dirigeants quand il s’agit d’assumer sur le terrain et auprès des électeurs les conséquences de la désastreuse politique du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Dans les écoles, la rentrée 2011 sera marquée par la suppression systématique des postes d’intervenants en langue vivante, au moment même où le ministre annonce un plan langue dès la maternelle !

Les conseillers pédagogiques de circonscription subissent le même sort alors que la réforme de la formation des enseignants rend leur présence encore plus indispensable auprès de stagiaires désorientés.

La scolarisation des enfants de deux ans est sacrifiée. Elle sert toujours de variable d’ajustement, tout comme les postes d’enseignants spécialisés au service de la difficulté scolaire où du handicap.

Quant aux difficultés de remplacement, ce n’est pas en supprimant les emplois qu’elles pourront être résolues.

Face à cette situation inquiétante pour notre département, le SE-Unsa décide donc de se saisir du dispositif d’alerte sociale désormais à sa disposition pour contraindre l’administration à négocier sur ces suppressions d’emplois.

Comme le prévoit la loi, le SE-Unsa vient donc de déposer une demande de négociation préalable auprès de l’inspecteur d’académie. Il dispose maintenant de 11.jours pour organiser cette concertation et fournir au SE-Unsa, comme inscrit dans la réglementation, tous les documents utiles à cette négociation.

Dans le même temps, le SE-Unsa mobilise pour la journée d’action du 19 mars à DIJON pour exprimer, avec la communauté éducative,  son opposition à la casse budgétaire que subit le service public d’éducation.« 







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