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samedi 14 mai 2022 à 06:22

Campus CUCM : la formation AES du Creusot a fêté ses 30 ans !

Le choix d'un maintien gagnant !



 



 

L’université de Bourgogne fête cette année ses 300 ans et les 30 ans de son implantation au Creusot, au centre universitaire Condorcet. Il y a 30 ans au centre universitaire du Creusot était également créée la filière AES (Administration Économique et Sociale).

A cette occasion, l’association AES a organisé un événement rassemblant les différentes générations d’étudiants qui se sont succédées au Creusot afin de faire de ce moment, une soirée d’échange, de partage et de convivialité.

 

C’est une quarantaine d’anciens étudiants qui avaient répondu présents à l’appel et une trentaine d’étudiants actuels sur les 80 que comptent les deux années du cursus creusotin.

A l’occasion de ces festivités, Vincent Thomas, président de l’université de Bourgogne, était entouré de Rémy Rebeyrotte, député de Saône-et-Loire, Laetitia Martinez, vice-présidente à la région Bourgogne Franche-Comté, David Marti, maire et président de la Communauté urbaine Creusot-Montceau, Jérémy Pinto, vice-président de la CUCM délégué à l’enseignement supérieur, aussi Cyril Gomet, vie-président de la CUCM.

 

De nombreux enseignants du centre Condorcet et particulièrement de la filière dont sa directrice Aurore Granero.

C’est d’ailleurs elle qui a ouvert le bal des discours. Elle avait préparé un discours qu’elle n’a finalement pas prononcé face à l’amphi AES plein. Elle a choisi plutôt d’évoquer une rencontre sur le campus dijonnais, elle qui intervient sur ce même campus également.

Elle a ainsi évoqué sa rencontre avec une étudiante qui avait passé ses deux premières années d’études dans la filière AES du Creusot et qui était sur le moins d’achevé son cursus de master 2. L’étudiante lui faisait part de la chance d’avoir pu réaliser ses deux premières années au Creusot, elle, dont les parents n’auraient pas pu prendre en charge ses études.

« C’est une histoire comme il y en a eu tant d’autres depuis. Et j’espère qu’il y en aura d’autres » a alors commenté Aurore Granero.

 

Vincent Thomas, Président de l’Université, pour sa part, a rappelé l’ouverture du Centre Condorcet il y a 30 ans. Pour la filière AES, c’était l’ouverture d’un DEUG. « Ce centre universitaire imaginé et créé de toute pièce était inscrit dans le plan université 2000 » se rappelle-t-il.

Et d’ajouter : « Le but était le maillage du territoire. C’était d’accéder aux études supérieures pour les bacheliers. Certains bacheliers ne pouvaient pas poursuivre les études sans cette proximité. C’est alors l’université qui va vers les bacheliers. C’est un changement de paradigme. ».

 

La filière AES, un compromis entre les études de droit et d’économie

 

Pour le Président de l’Université, la formation AES constitue un compromis entre les études de droit et celles d’économie. Selon lui, faire le choix de ce cursus requiert d’avoir un réel intérêt pour les questions sociétales.

La formation dispense des disciplines telles que le droit public, le droit privé, la gestion l’économie, la comptabilité, l’histoire, les langues.

La formation proposée est exactement la même que celle dispensée à Dijon.

Mais le Président reconnaît une dimension humaine qui n’est pas la même qu’à Dijon.

« C’est cette sérénité qui participe aux bons taux de réussite. Depuis 30 ans, ces deux années sont devenues essentielles pour Condorcet. Nous avons à l’esprit la pérennité de la formation » a-t-il ajouté.

 

En effet, le sujet de la pérennité de la formation a été pris à bras le corps par la CUCM, dont les élus n’ont pas hésité à voter le financement pour le maintien de la formation sur le territoire de la CUCM.

Un travail est d’ailleurs en cours pour développer une licence professionnelle AES au Centre Condorcet.

Et le Président de conclure : « Ayez confiance en vous. L’équipe éducative est autour de vous pour vous permettre de vous épanouir ».

 

Rémy Rebeyrotte a quant à lui loué la dimension humaine du site, aussi le soutien de la CUCM. Et d’ajouter : « Il faut que l’autonomie se traduise par les moyens la permettant. Je plaide pour que la licence professionnelle voit le jour. AES mène vers les grands concours. ».

 

David Marti pour sa part, a dit toute sa satisfaction de pouvoir célébrer ce moment : « Vous n’imaginez pas à quel point je suis heureux d’être là. Il est bon de commémorer les 30 ans d’AES. »

Se tournant vers la responsable de la filière, il ajoute : « C’est votre histoire qui a fait que la CUCM a refusé la disparition d’AES au nom d’économies que devait faire l’université. Les collectivités étaient aussi sujettes à des économies douloureuses. Nous avons voulu maintenir la formation coûte que coûte. C’est une filière qui est pour nous essentielle, aussi importante que les autres filières. »

Le Président de la CUCM a poursuivi avec l’importance de développer une licence professionnelle qui conforterait l’assise de la formation dans le territoire tout en répondant à des besoins de celui-ci et notamment des collectivités et des mairies.

Il a conclu son propos sur le fait que les majeurs de propos de la filière AES étaient quasiment toujours des étudiants issus de l’antenne du Creusot.

 

Laetitia Martinez, Vice-présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté, aussi élue creusotine, connaît bien le site universitaire dont elle suit le parcours depuis longtemps.

« Il se passe un truc ici. J’ai la conviction qu’on est au sein d’une famille sur ce campus. Cet engagement est une véritable force. Vos enseignants sont des personnes qui donnent tellement d’elles-mêmes. Ils font un boulot incroyable. Quand l’université est présente sur un territoire, c’est une fierté, la connaissance ouverte à tous, l’égalité des chances donnée à tous et toutes. La proximité géographique, c’est aussi dire que c’est possible pour nous. Parfois il suffit de pas grand chose. » a-t-elle déclaré.

 

La soirée s’est poursuivi par la remise de prix aux étudiants, avec beaucoup d’humour et de bienveillance. Manon a reçu par exemple le prix de la gestion alors qu’Inès recevait le prix de l’étudiante la plus bavarde.

 

Les festivités se sont poursuivies par un pot, puis une soirée en musique !

 

EM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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