« Ecole de la deuxième chance » à Montceau-les-Mines
Un projet auquel tient le président de la communauté urbaine : Jean-Claude Lagrange
Lors de sa dernière réunion, le conseil de communauté Creusot-Montceau a examiné un dossier d’importance ; en l’occurrence un projet d’école de la deuxième chance à Montceau.
Une école qui s’installerait dans les locaux de l’AFPA.
Qui ?
Forte de son expérience en Côte-d’Or, la Ligue de l’enseignement de Bourgogne souhaite implanter une Ecole de la deuxième chance sur le territoire de la communauté urbaine Creusot Monceau, à Montceau, en 2013. Elle envisage aussi la création d’antennes dans les deux autres bassins de vie importants du département : le Chalonnais (en 2014) et le Clunysois-Mâconnais.
L’enjeu de l’école de la deuxième chance de Saône et Loire est double :
• répondre à une demande de formation des publics exclus des circuits d’apprentissage traditionnels en leur donnant la possibilité de réintégrer un cursus diplômant et valorisant,
• accompagner les jeunes dans une démarche d’insertion sociale en leur offrant la confiance et l’aide d’un organisme à la dimension nationale.
« Ce projet, destiné à des jeunes sans qualification, s’inscrirait dans la dynamique partenariale d’AgIRE dans la mesure où il proposerait une réponse adaptée à ce public et une offre de services complète sur le territoire », estime Jean-Claude Lagrange, président de la communauté urbaine Creusot Montceau.
Un dossier de candidature déposé auprès du Conseil régional de Bourgogne
la Ligue de l’enseignement de Bourgogne a déposé un dossier de candidature, en partenariat avec l’AFPA, auprès du Conseil régional de Bourgogne. Si ce projet est retenu par le Conseil régional de Bourgogne, les autres partenaires financiers pourraient être l’Union européenne, l’Etat, le Conseil général et la communauté urbaine Creusot Montceau. Le budget total pour la première année est estimé à 445 000 €.
L’école serait située dans les locaux de l’AFPA de Montceau. Les activités nécessitant un matériel spécifique (sport, arts plastiques…) seraient pratiquées dans d’autres lieux en fonction des partenaires.
Les jeunes bénéficieraient également des plateaux techniques (formations industrielles, aux métiers du bâtiment, du tertiaire ou de la restauration) en s’intégrant à d’autres groupes en formation à l’AFPA.
L’école accueillerait entre 50 et 80 élèves par an âgés de 18 à 30 ans.
Qu’est-ce qu’une Ecole de la deuxième chance ?
Initiées d’Edith Cresson en 1997, les Ecoles de la deuxième chance sont des dispositifs qui permettent de lutter contre l’exclusion par l’éducation. Elles viennent en complément des plateformes d’accompagnement à la qualification du Conseil régional et encouragent la valorisation de l’expérience, la reconnaissance des compétences, l’orientation vers les métiers en tension, la mobilité et l’accès à l’emploi.
Elles sont destinées aux jeunes de 18 à 25 ans sortis du système scolaire sans diplôme.
L’Ecole de la deuxième chance offre une formation de 9 mois à 1 an. Il s’agit de parvenir à la maîtrise des savoirs de base. Pendant cette période, les jeunes sont amenés à faire des stages en entreprises pour découvrir le monde du travail, ses contraintes, ses possibilités.
La formation est très personnalisée : chaque jeune est suivi au sein de l’Ecole par un référent avec qui il peut s’entretenir de ses problèmes tant pédagogiques que personnels. En entreprise, il est suivi par un tuteur. Pendant sa scolarité, le jeune est rémunéré au titre de la formation professionnelle.
A la fin de son parcours à l’Ecole de la deuxième chance, le jeune peut obtenir un certificat qui indique son niveau de compétence et qui lui sert de « passeport » pour entrer dans la vie active.



16 commentaires sur “« Ecole de la deuxième chance » à Montceau-les-Mines”
Je sais d’avance que je vais passer une fois de plus pour un affreux réactionnaire , (pas de problème pour moi) mais cette école de la seconde chance s’adressera en priorité à tous les jeunes qui ont quitté le système scolaire et qui pendant 4,5 ou 6 ans n’ont jamais rien voulu faire , ont été en « révolte » (laissez moi rire!) contre le système .Encore de l’argent dépensé , espérons que cet argent dépensé ne le soit pas en pure perte .
amicalement bien sur .
Vu les résultats, cette initiative est à saluer. Elle reste cependant un pansement sur la jambe de bois qu’est notre système éducatif.
Il va falloir un sacré courage pour s’attaquer à une éducation nationale mise en pièce par 17ans de politique libérale.
Redonner confiance en l’avenir à des jeunes qui sont accusés de tout les maux de notre société ne va pas être une mince affaire.
Je réponds au premier commentaire.
On ne peut pas dire des jeunes « qu’ils n’ont jamais rien voulu faire ». Malheureusement les jeunes n’ont pas les mêmes chances de réussite, et l’école « classique » ne fait qu’amplifier cette injustice. Des jeunes bien nés ont une culture proche de celle qui est impulsée à l’école : ces jeunes comprennent ce qui leur est demandé, ce sont des bons élèves, parce qu’ils ont tous les outils pour bien apprendre leur métier d’élève. En revanche, d’autres jeunes naissent, avec une culture différente, éloignée de celle de l’école, qui n’est pas reconnue par l’école. Ces jeunes ne parviennent pas à faire leur place, et l’école, parce qu’elle doit former une élite, et « oublie » les jeunes qui n’entrent pas dans le moule ! Je crois en cette Ecole de la deuxième chance. Toute personne est éducable et employable !
L’analyse de votre commentaire, Terre 29, est intéressante même si je ne partage pas tous vos points de vue (notament quand vous dîtes que l’école doit former les élites en oubliant les autres). Je m’étonnerai toujours de la démagogie de certain, ancien enseignant pourtant, qui n’a vu ‘en ses élèves que des bons à rien et qui n’était forcement pas responsable de leur échec. Le coté réac ne vous pose pas de problème…peut-être est-ce là votre plus gros problème. Moi je ne trouve pas risible que nos jeunes soient si perdus et en colère. Ils ont besoin de repères, du soutien des aînés et de perspectives d’avenir que malheureusement notre société en crise ne leur donne plus. Toutes les initiatives sont bonnes à prendre, laissons à cette école de la deuxième chance une chance de nous prouver qu’elle peut marcher et si ce n’était pas le cas, essayons encore.
Amicalement cela va de soi.
AMEN
laissez moi rire aussi…..c est dans la téte que ca se passe…quand on ne veut rien faire on ne fait rien et ca personne n y pourra rien….les personnes agées aujourd hui si elles avaient eu les moyens qu ils ont de nos jours auraient été oui des élites….mais on ne changera pas la mentalité de certains parents et de certains enfants c est trop tard…..
Quel dommage que vous n’ayez pas été pendant 39 ans dans le système , votre raisonnement aurait été différent..peut-être.J’ai eu la chance d’y être , et je dis bien la chance , et je dois vous dire que les élèves dont les parents étaient de cultures différentes (avec un S) , dans les années 70 et 80 , faisaient leur place dans notre système éducatif , ils travaillaient et avaient des résultats , sinon semblables mais aussi supérieurs à ceux dont les parents étaient de notre culture .Parmi eux un certain nombre encore ont formé et forment toujours l’élite de notre nation .
Je vous rappelle simplement les difficultés qu’ont ,en ce jour les professeurs de sciences naturelles pardon de SVT , les professeurs d’histoire et de géographie pour enseigner , et qu’ils sont souvent face à des « élèves » qui n’admettent plus les cours donnés.
Vous avez entendu comme moi ces enseignants qui lorsqu’ils parlaient d’Israèl se faisaient insulter , qui lorsqu’ils parlaient des lois , se sont entendu répondre « il n’y a qu’une loi c’est celle… ». Vous ne faites pas la sourde oreille j’en suis sur , alors qu’en pensez vous ?
Et surtout Terre 29, je vous répère encore qu’il existe encore des jeunes élèves venant de cultures très différentes , et dont les parents parlent chez eux ,dans leur langue d’origine , et bien ces jeunes , et j’en connais , se battent , apprennent et surtout réussissent.D’autres , heureusement peu nombreux dans notre région , mais bien plus nombreux dans d’autres lieux de France refusent simplement non seulement le système , mais aussi les professeurs qui font partie du système; derniers évenements en date les gifles données à une professeur des écoles et les coups donnés à une autre .
Bien à vous et amicalement bien sur
attendez au moins de lire mon article en attente de modération , votre jugement sur celui que vous pensez être un réactionnaire pur et dur changera peut-être ?
amicalement bien sur
en parfait accord avec vous
Mon fils a bénéficié d’une telle structure au début des années 2000, sur Lyon. Ces structure ne sont pas ouvertes qu’aux enfants comme vous dites « ne veulent rien foutre », mais à tous enfants en échec scolaire.
Mon fils a été diagnostiqué quand 6 de dislectie, pendant des années j’ai entendu directeurs et enseignants me rabâcher, écrire sur ses carnets » votre fils est paresseux, l’école n’est pas fait pour lui, c’est à vous de prendre en main l’éducation de votre fils, on en tirera rien… »
En attendant grâce à l’école « de la deuxième chance », mon fils est patron d’une petite PME d’une quinzaine d’ouvriers.
Alors MONSIEUR MONTCELLIEN, vous qui étiez de la partie comme vous le dite, un peut de tolérance et avant de vous exprimer sur un sujet sachez de quoi ça parle dans toute sa globalité.
Cordialement
Tchiri
bjr
je pense que l’initiative est bonne mais par rapport a l’APFA qui semble avoir la meme demarche n’est ce pas creer un « doublon » et disperser les moyens comme trop souvent dans notre pays?
bsr virginie,
je vous rassure les personnes agées dont je fais partie (80 ans) avaient des possibilités . j’ai debuté à 15 ans comme apprenti et j’ai été ingenieur au bout de 20a et pas mal de connaissa
SUITE
et pas mal de mes connaissances ont fait de mème je vous souhaite une bonne fin de journée
hé oui on tourne en rond l’école d’il y 30 est toujours la même, les enfant eux ont changé, car la société a changée, d’accord avec nomade un pansement sur la jambe de bois! donnez leurs du boulot quand ils sortent de l’école ils auront peut être envie d’y rester
Si votre fils a eu des difficultés ce n’est pas par manque de travail , mais parcequ’il était dislexique , ce qui est tout à fait différent et que ceci n’a été détecté bien trop tardivement , ne melengeons pas les choses .Moi je vous parle de ceux et aussi de celles qui refusent de travailler et qui en ont tout à fait les moyens.Lisez mon second copmmentaire et vous me traiterez peut – être differemment.
amicalement bien sur .
Nous reviendrons de tout cela , nous en reparlerons de façons différentes quand M.Hollande le president normal aura redonné du travail à une grande majorité de jeunes qui ont envie de bosser .