Autres journaux :



vendredi 8 janvier 2021 à 06:48

Approvisionnement de l’électricité en Saône-et-Loire

Doit-on s'inquiéter des baisses des températures ?



 



Le 19 novembre dernier, RTE (Réseau de Transport d’Electricité) annonçait un plan de vigilance pour assurer l’approvisionnement de l’électricité en France. De quoi s’agit-il exactement ? Et où en sommes-nous actuellement avec la vague de froid que nous connaissons actuellement ? Enfin risque-t-on des coupures d’électricité en Saône-et-Loire ces prochains jours ?

RTE confirmait le 19 novembre dernier que l’hiver 2020-2021resterait placé sous vigilance particulière, principalement à cause de la crise sanitaire.

Si les conditions météorologiques s’avèrent normales, alors aucune difficulté ne sera à attendre sur l’approvisionnement en électricité. En revanche, en cas de vague de froid, principalement en janvier et, surtout en février, des difficultés pourraient survenir.

Nous y sommes qu’en est-il réellement ?

 

Un  approvisionnement plus favorable qu’au printemps 2020

 

RTE rappelle que grâce à la mobilisation des acteurs du système électrique depuis le début de la crise sanitaire, la situation de l’approvisionnement électrique de la France semble plus favorable qu’anticipé au printemps.

 

Trois périodes sont à distinguer :

 

 En décembre, le risque de difficultés d’approvisionnement en électricité a été significativement réduit, grâce à une meilleure disponibilité du parc nucléaire et des conditions météorologiques conformes aux normales de saison.

 

 En janvier, le risque sera de même nature que lors des dernières années.

Contacté en début de semaine, RTE a indiqué être pleinement en capacité cette semaine d’assurer la distribution d’électricité à tous ses clients : entreprises et particuliers. Malgré la baisse des températures, ces derniers jours, l’entreprise pourra répondre à la demande.

 

 En revanche en février et début mars, le risque sera plus important que les années précédentes. En effet, à la fin du mois de février, 13 réacteurs seront à l’arrêt à la suite du report des programmes de maintenance des réacteurs nucléaires depuis le début de la crise sanitaire. Et c’est sur cette période que les inquiétudes sont les plus importantes comme nous l’a confirmé le service communication de RTE.

 

Des incertitudes demeurent donc sur les mois de janvier et février

 

Avec des températures comprises entre 2° et 7° C en-dessous des normales de saison sur plusieurs jours consécutifs, la France pourrait connaître des difficultés d’approvisionnement en électricité. Si tel était le cas et si la production n’est plus suffisante, RTE disposerait alors de plusieurs leviers pour faire diminuer la consommation d’électricité :

 

 Arrêt de la consommation d’industriels gros consommateurs d’électricité. RTE a 16 sites industriels sous contrat qui sont donc prêts si besoin à réduire drastiquement leur consommation d’électricité au profit des particuliers.

 

 Légère baisse de la tension sur le réseau de distribution,

 En tout dernier recours, l’organisation de coupures d’électricité temporaires, anticipées, localisées et tournantes, préservant les consommateurs sensibles. Il s’agirait de coupures de 2h maximum par foyer.

 

RTE précise que ces derniers mois, l’entreprise a constaté une baisse de la consommation d’électricité au niveau national et au niveau des entreprises. En revanche, RTE constate aussi une légère augmentation de la consommation d’électricité au niveau résidentiel qui peut s’expliquer par les confinements et l’augmentation du télétravail.

 

Un équilibre entre consommation et production au niveau national

 

Dans notre entretien avec RTE, l’entreprise a également précisé qu’actuellement la Saône-et-Loire ne serait pas touchée par des coupures d’électricité, ni même aucun autre département. La gestion de l’électricité est réalisée au niveau national avec une véritable stratégie de solidarité nationale entre les territoires. Pour le dire autrement, imaginons que la Saône-et-Loire produise moins d’électricité que le département du Rhône et qu’elle ne puisse pas répondre à ses besoins en termes de consommation, ce sont les autres départements qui seront solidaires du nôtre afin de pouvoir répondre à nos besoins en électricité.

 

Par ailleurs, la consommation d’électricité n’a pas aujourd’hui retrouvé son niveau antérieur à la crise. En septembre-octobre, elle se situait toujours en retrait de 2 à 3 % par rapport à son niveau habituel, traduisant une activité économique toujours dégradée. Cette situation s’est légèrement accentuée début novembre avec les nouvelles restrictions sanitaires et le second confinement, conduisant à une consommation diminuée d’environ 5 %.

 

Ce qui rend la production d’électricité tendue est d’anticiper l’adéquation entre cette même production, les besoins de maintenance des outils de production et les besoins qui peuvent être amplifiés par les baisses de température. Pour autant, RTE a rappelé que la distribution d’électricité répondait à la loi du marché. Ainsi elle peut importer de l’électricité et prioritairement de l’électricité « verte » pour répondre à la demande. Par ailleurs, elle peut aussi utiliser elle-même des moyens de production plus écologiques en fonction de la météo (vent).

 

Ainsi au cours des derniers mois, la disponibilité du parc nucléaire a évolué conformément aux prévisions, atteignant un niveau particulière-ment bas entre juin et septembre. Depuis, à l’exception de certaines situations spécifiques (Flamanville, Bugey), les dates de remise en service annoncées par EDF ont été respectées voire anticipées pour la majorité des réac-teurs, conduisant à se situer dans le haut du tunnel de disponibilité prévisionnelle retenu par RTE. La disponibilité du parc nucléaire est actuellement voisine de 45 GW – un niveau en retrait par rapport à la moyenne historique mais supérieur à celui des deux dernières années. RTE tablait sur une poursuite de la progression de la disponibilité du nucléaire jusqu’en janvier, avant de décliner à nouveau en février, où la disponibilité retrouvera des niveaux sensiblement inférieurs aux années passées. Cette baisse s’explique donc pas une période de maintenance de certaines centrales nucléaires.

 

Les stocks hydrauliques demeurent à date à leur niveau le plus élevé par rapport aux dix dernières années. Le développement du parc éolien et solaire se poursuit mais a été ralenti par la crise sanitaire. L’apport de nouvelles capacités par rapport à l’an passé reste limité. Le parc thermique est disponible, à l’exception de la centrale au gaz de Saint-Avold et de celle au charbon de Gardanne. En outre, il n’existe pas d’alerte spécifique, cet hiver, sur la disponibilité des parcs de production des pays voisins de la France, où la crise sanitaire a eu une moindre influence sur la capacité de production d’électricité.

 

Autrement dit, RTE reste très optimiste sur sa capacité à distribuer de l’électricité pour tous.

 

En complément de ces leviers, RTE appelle à la mobilisation de tous les Français pour effectuer des éco-gestes et ainsi maîtriser leur consommation.

 

Aucune inquiétude n’est donc à prévoir pour le département de Saône-et-Loire à ce jour. Par ailleurs, RTE a précisé que tous les foyers concernés par une coupure de courant seraient informés très rapidement. Pour rappel, ces coupures sont brèves et n’excèdent pas 2h par foyer.

 

Cette semaine, la distribution d’électricité est assurée sans encombre. Et RTE assure que tout sera mis en œuvre pour éviter des désagréments aux particuliers.

Affaire à suivre dans les prochaines semaines !

 

EM

 

 

 

 

 



Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.


» Se connecter / S'enregistrer




8 commentaires sur “Approvisionnement de l’électricité en Saône-et-Loire”

  1. MICHMARE dit :

    Que des bonnes nouvelles … virus, variants, vaccins … Tout va bien, dormez tranquilles braves gens … Suppression annoncée du fioul, du gaz, réduction des poêles à bois, le tout électrique est devenu la règle, mais comment fabrique t on l’électricité. Ben voyons avec des éoliennes qui ne tournent que peu, car quand il fait un bon froid sec, il est rare d’avoir du vent ! Mais non, avec des panneaux solaires, voyons qui, s’il y a du brouillard givrant sont inopérants, sauf à les réchauffer avec de l’électricité, bien sûr. Il ne faudrait plus de nucléaire, trop dangereux, plus de barrages, ils arrêtent les saumons. Rappelons nous l’image d’enfant quand le jeune chien tourne en rond pour attraper sa queue ! J’avoue caricaturer un peu peut-être, mais juste un peu. Tricotons des pulls très chauds, protégeons nous, sans oublier d’aérer un quart d’heure de temps en temps, cela fait baisser la propagation virale. Bonne journée, restons couverts et prenons grand soin de nous.

  2. loupblanc dit :

    si vous êtes sous oxygène chez vous et coupure , comment on fait .Pas prévu , une question .
    1/3 des centrales n’ont pas eu d’entretien début 2020 , faute covid . Janvier 1987 , jusqu’à -32 degrés je me souviens . Si tel était le cas , notre beau pays brillerait encore par sa décadence latente.
    Prenez soin de vous .

    • Daniel Z dit :

      Elle n’est pas latente, notre décadence !!! Elle est patente .
      La France était la référence dans les centrales nucléaires ; en peu de temps, nos premiers de cordées ont réussi à la décrédibiliser au niveau planétaire !!
      L’affaire EPR laisse sans voix. Comparez l’efficacité avec celle des chinois.
      C’est dans presque tous les domaines de la production que nous sommes décadents.
      Je suis sidéré de voir la réactivité des autres pays par rapport à nous.
      Par exemple quand y aura t’il un vaccin français ? Sera t’il aussi innovant que ce qu’ont réussi les anglo-saxons ?
      Pour l’énergie, imaginez quand les véhicules électriques vont débarquer sur le réseau…..

  3. gegene 71 dit :

    On est bien là cinquième ou la sixième puissance mondiale.
    Parceque si on ne peut pas avoir d’électricité là j’en doute
    sérieusement .Non mais sérieux qui aurait pensé qu’un jour qu’en France on ne peut pas fournir de l’électricité à tout le monde .

    • Daniel Z dit :

      Un certain nombre d’analystes sérieux l’avait pourtant prévu, pas avec une boule de cristal mais avec des études fouillées.
      Certains scientifiques comparant les possibilités et les faits tirent la sonnette d’alarme, un exemple :
      https://www.youtube.com/watch?v=lxFQ1a52tmQ
      Contrairement à une idée répandue, les énergies renouvelables sont notre passé car elles étaient les seules ressources de l’humanité il y a quelques siècles.
      Elles ont été minorées avec le pillage des matières fossiles, la pollution de notre biotope….
      L’ humanité à crû suite à l’abondance d’énergie …..
      Il semble acquis que nous soyons devant un précipice, trop nombreux, trop gourmands…..
      Enfin, ce n’est que mon avis.

  4. fredko dit :

    Ah les rapports et les recommandations de RTE.
    Ils ont affirmé que la fermeture de moyens de production en France n’allait avoir aucun effet sur le réseau.
    Depuis des années, tout était sous contrôle.
    Une petite vague de froid, avec une consommation en France inférieure à 90000 MWh et hop, il y a des risques de coupures.
    Continuons à fermer des centrales’ des barrages et changeons de siècle. Revenons au 19 eme siècle.

  5. Eduen dit :

    Un monde 100% renouvelable je connais, c’était le moyen âge étudier à l’école primaire!

  6. Eduen dit :

    Un monde 100% renouvelable je connais, c’était le moyen âge!