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vendredi 22 mai 2026 à 05:01

Justice et Vérité pour Jérome LARONZE, 9 ans déjà

Une marche lente pour dénoncer la lenteur de la justice



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« Ce mercredi 20 mai, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant le Palais de Justice de Chalon-sur-Saône. Un lieu qui porte bien son nom et dont la mission est d’incarner la justice, une mission qui, manifestement, semble ici mise à mal.

Nous étions réunis pour rappeler qu’il y a neuf ans, Jérôme Laronze a été tué par trois balles, dont deux dans le dos.

Depuis, une association, Justice et Vérité pour Jérôme Laronze, s’est constituée. Depuis neuf ans, nous nous battons aux côtés de la famille pour que toute la lumière soit faite.

La vérité, nous avons commencé à l’obtenir :

d’abord par le jugement du Tribunal administratif de Dijon du 28 février 2020, qui a annulé les contrôles ayant harcelé Jérôme, les qualifiant d’illégitimes ;
ensuite par le rapport de la Défenseure des droits, publié le 23 décembre 2024, portant sur « la nécessité et la proportionnalité de l’usage des armes par des militaires de la gendarmerie, le non-respect de l’obligation de porter secours et l’absence d’enquête disciplinaire suite à ces faits ».
La Défenseure des droits a saisi le ministre de l’Intérieur de l’époque afin qu’une procédure disciplinaire soit engagée. À ce jour, cette saisine est restée sans réponse.

Lors de ce rassemblement, une action symbolique a été menée : parcourir une rue, puis revenir, au rythme de la justice… c’est-à-dire très, très lentement.

Au fil de cette marche, nous avons écouté les chroniques États d’âme ruraux, un texte rédigé par Jérôme et profondément poignant, lu par Jacques Gamblin.

À l’issue de la marche, Marie-Pierre Laronze a pris la parole pour faire le point sur la situation judiciaire :

la découverte des quatre étuis manquants, survenue six ans et demi après les faits, vient contredire la version du gendarme concernant les cinq tirs ;
la cour d’appel de Dijon a annulé la destruction des pièces demandée par l’un des sept juges d’instruction qui se sont succédé sur ce dossier complexe ;
depuis le 19 mai 2025, le dossier est entre les mains du procureur de la République de Chalon-sur-Saône, qui disposait de trois mois pour décider des suites à donner.
Un nouvel élément vient encore enrichir ce dossier déjà lourd de neuf années d’instruction : une reconstitution numérique en 3D, qui pourrait permettre d’éclaircir les circonstances de la mort de Jérôme. À ce jour, aucune date n’a été fixée pour cette reconstitution.

Sur les marches du Palais de Justice, ce mercredi soir, Marie-Pierre Laronze a d’ores et déjà donné rendez-vous en 2027, doutant qu’une date de procès soit décidée d’ici là.

L’année prochaine marquera les dix ans de la mort de son frère. Dix ans… et pourtant, en raison de la lenteur de la justice, la famille et les proches n’ont toujours pas pu faire leur deuil, ni réhabiliter pleinement sa mémoire. »

 

Daniel C.   

 

 

 

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