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jeudi 1 janvier 2026 à 04:49

Ce qui change au 1ᵉʳ janvier 2026

  Ce que les habitants du bassin minier doivent savoir pour leur quotidien



 

À l’approche de la nouvelle année, plusieurs mesures entreront en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2026, avec des conséquences directes sur le pouvoir d’achat, la vie familiale, la santé, les transports ou encore les démarches administratives. Revalorisation du SMIC, hausse du RSA, nouveau congé de naissance, évolution des prix de l’énergie ou durcissement des règles pour les titres de séjour : tour d’horizon des principaux changements à connaître.

 

Le SMIC augmente au 1ᵉʳ janvier. Comme chaque année, le salaire minimum est revalorisé automatiquement en fonction de l’inflation. En 2026, la hausse est de 1,18 %. Le SMIC atteindra environ 1 823 € brut, soit 1 443,11 € nets par mois, ce qui représente environ 17 € nets supplémentaires pour les salariés concernés. Soit 204 €/an, pas vraiment le début de la fortune.

Le RSA revalorisé rour comme les retraites. Les prestations sociales suivent elles aussi l’inflation. Le RSA augmente de 0,9 % et s’établira à 652,34 € pour une personne seule, 978,51 € pour un couple sans enfant et 1369,92 € pour un couple avec deux enfants. Les pensions de retraite de base progressent également de 0,9 %, qu’elles soient versées par la Cnav, la Carsat ou la MSA. En revanche, les retraites complémentaires Agirc-Arrco ne sont pas revalorisées au 1ᵉʳ janvier 2026.

Le plafond de la Sécurité sociale relevé. Le plafond annuel de la Sécurité sociale passe à 48 060 €, soit une hausse d’environ 2 %. Ce montant sert de référence pour de nombreuses cotisations et prestations.

Famille : un nouveau congé de naissance. C’est l’une des principales nouveautés sociales de 2026 : la création d’un congé de naissance indemnisé, destiné à remplacer progressivement l’ancien congé parental. Ce nouveau congé permet de prendre un ou deux mois, au choix, d’être ouvert aux deux parents, de s’ajouter aux congés maternité et paternité. L’indemnisation est plus avantageuse puisqu’elle s’élève à 70 % du salaire net pour le premier mois, 60 % pour le second. Attention toutefois : plusieurs syndicats, dont la CFDT, alertent sur le fait que les outils informatiques et les circuits de paiement pourraient ne pas être totalement prêts dès le 1ᵉʳ janvier. Changement en date du 27/12 : son calendrier d’entrée en vigueur a été longuement débattu au Parlement, entre reports et avancées successives, avant d’être arrêté à janvier 2026 et maintenant reporté à juillet 2026. Le gouvernement alerte toutefois sur des risques de retards d’indemnisation et de complexité administrative, faute d’un délai suffisant pour adapter les systèmes.

 

Santé : prévention renforcée et reste à charge réduit. Nous vous l’avions précisé dans un précédent article, les fauteuils roulants sont dorénavant intégralement remboursés.

Consultations médicales revalorisées. Certains actes voient leurs tarifs évoluer pour le gynécologue 35 €, le gériatre 37 €, le psychiatre et le neurologue 52 €.

L’État mise aussi sur la prévention, avec le développement de parcours associant suivi médical, activité physique adaptée et accompagnement nutritionnel.

Lutte contre les déserts médicaux. Le réseau des Maisons France Santé continue de se développer afin d’améliorer l’accès aux soins, notamment dans les territoires ruraux.

 

Logement et énergie : des changements notables. Le DPE évolue en faveur de l’électricité.

Le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) change : le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9. Résultat : environ 850 000 logements pourraient sortir de la catégorie des « passoires thermiques » sans travaux, notamment ceux chauffés à l’électricité. Pour les copropriétés, de nouvelles obligations sont mises en place. Les copropriétés de moins de 50 lots doivent désormais joindre un projet de plan pluriannuel de travaux (PPT) à leurs documents de gestion.

 

Transports : sécurité et écologie renforcées.

Contrôle technique plus strict. Les véhicules équipés d’airbags Takata défectueux verront leur contrôle technique automatiquement refusé tant que la réparation n’aura pas été effectuée. Plus d’un million de véhicules seraient concernés.

Malus écologique sur certains véhicules d’occasion. Certains modèles d’occasion auparavant exonérés pourront désormais être soumis à un malus écologique, en fonction de leurs émissions de CO₂.

Versement mobilité. Les taux du versement mobilité, payés par les employeurs pour financer les transports publics, évoluent selon les territoires, notamment en Île-de-France.

 

Consommation : ce qui coûte plus cher :

Gaz : abonnement plus cher. Si le prix du kilowattheure baisse légèrement, l’abonnement annuel augmente de 134,14 € à 147,24 € pour la cuisson et l’eau chaude, de 330,80 € à 343,90 € pour le chauffage, soit une hausse de 13,10 € par an, liée à une nouvelle méthode de calcul de la Commission de régulation de l’énergie.

Hausse des tarifs postaux. Les tarifs des lettres et colis augmentent en moyenne de 7,4 % à compter du 1ᵉʳ janvier 2026.

Tabac, nouvelle hausse. Au 1ᵉʳ janvier 2026, plusieurs marques courantes comme Marlboro, Camel ou Lucky Strike dépassent les 13 €, certaines atteignant 13,50 €. En parallèle, près de 150 références disparaissent du marché, car devenues non conformes à la réglementation française. Sont notamment concernées des cigarettes à capsule aromatisée, certains formats “slim” ou spécifiques, des références à faible diffusion commerciale, ou encore des paquets ne respectant plus les règles de présentation neutre, de prix homologués ou d’enregistrement douanier. Ces retraits résultent des arrêtés tarifaires publiés par les Douanes et de la politique de lutte contre le tabagisme.

 

Démarches et fiscalité : ce qui change

Attention aux cadeaux. À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, tous les dons d’argent ou d’objets entre proches doivent être déclarés sur impots.gouv.fr, quel que soit le montant. Cette déclaration concerne tous les bénéficiaires, y compris lorsque le don est exonéré de droits de donation comme c’était déjà le cas auparavant pour la version papier. Votre enfant reçoit 50 €, 100 € ou un objet ? Il faut le déclarer en ligne, même si ce don reste exonéré. À voir quand même à l’usage et avec la jurisprudence.

Une loi spéciale pour le budget 2026. Faute d’adoption du budget dans les délais, une loi spéciale permet de reconduire les impôts existants et d’assurer la continuité des services publics. Elle évite toute interruption du fonctionnement de l’État en début d’année.

Immigration : règles plus strictes dès 2026. Les conditions d’accès au séjour et à la nationalité se durcissent. Un niveau de français plus élevé est exigé, A2 ou B1 selon le titre de séjour, B2 pour une demande de naturalisation. Un examen civique obligatoire est instauré pour obtenir une carte de séjour pluriannuelle, une carte de résident ou la nationalité.

Cet examen porte sur les valeurs de la République, le fonctionnement des institutions et les droits et devoirs des citoyens.

 

L’année 2026 s’ouvre ainsi sur une série d’ajustements touchant presque tous les aspects de la vie quotidienne : revenus légèrement revalorisés, nouvelles règles sociales, durcissement administratif, évolution des prix et poursuite de la transition écologique. Des mesures parfois techniques, mais dont les effets concrets se feront sentir dans les foyers, les entreprises et les collectivités locales.

 

Gilles Desnoix

 

Sources : Service-public.fr ; info.gouv.fr ; economie.gouv.fr ; solidarites.gouv.fr ; ameli.fr ; insee.fr ; cnav.fr ; msa.fr ; cre.fr ; ofii.fr ; budget.gouv.fr ; entreprendre.service-public.fr ; impots.gouv.fr ; urssaf.fr ; village-justice.com ; lexial.eu ; onelaw.fr ; lepoint.fr ; lemonde.fr ; afp.com ; lesechos.fr ; ladepeche.fr ; lebonbon.fr ; franceinfo.fr ; tpeactu.fr ; francetransactions.com ; ymanci.fr ; mes-allocs.fr ; dgccrf.gouv.fr ; douane.gouv.fr ; anah.fr.

 

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