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jeudi 1 novembre 2012 à 11:35

Scierie Sirot (Saint-Bérain-sous-Sanvignes)

Une histoire de passion, d'amour d'un métier qui dure depuis des générations



 

 

 

Une histoire de passion, d’amour d’un métier qui dure depuis des générations

 

Dans notre article sur le Château de la Coudraie paru sur ce site le 19 août 2012, une erreur d’interprétation des propos de Monsieur de Loisy nous avait fait écrire qu’un Monsieur Sirot avait hérité de propriétés émanant de Bernard Carrelet de Loisy. Il n’en est rien et rétablissons la vérité, l’héritière était Madame de Laumain qui n’a pas souhaité garder cet héritage et qui a tout vendu. C’est à ce moment là que Monsieur Sirot s’en est rendu acquéreur et c’est là aussi que commence l’osmose de la famille Sirot avec St Bérain sous Sanvignes.

 

 

 

 

 

 

La scierie a été fondée par François Sirot (1895 – 1925), son fils Henri l’a exploitée entre 1925 et 1945, l’épouse de ce dernier, fut à sa tête entre 1945 et 1964. Ensuite, ce sont Georges, Jean Sirot et son épouse Georgette qui continuèrent l’entreprise de 1964 à 1998 avant de laisser les commandes aux « patrons » actuels, Jean François et Philippe Sirot les fils de Jean et de Georgette. La relève est assurée puisque David, le fils de Jean François, est dans l’entreprise en tant que commercial.

 

 

 

 

Georgette, toujours très alerte, coquette et active, coule des jours heureux à la résidence des 3 chênes et malgré ses nombreuses activités sociales (bridge notamment), elle se tient toujours au courant de ce qui se passe à la scierie et garde près d’elle, sur son bureau, une photo de l’équipe qui y travaille.

 

 

Une curiosité qui fait se poser souvent la question : « pourquoi Sirot s’écrit-il parfois avec « T » à la fin et parfois avec un « P » ?

 

Et bien tout simplement, cela est dû à une erreur administrative et nous dit Jean François, « à une époque, cela nous a bien arrangé, le final P était destiné à la gestion de la scierie et le final T au privé ».

 

 

La villa Sirot ou la Villa Sirop, selon que l’on vienne de Montceau ou de la Tagnière, s’appelle comme çà, vous l’avez compris, parce que c’est dans ce hameau, fondé par l’arrière arrière grand père de la famille que fut construite la première maison familiale.

 

 

 

 

 

Sur le plan professionnel, la scierie transforme des bois (toutes essences, mais principalement du chêne) achetés à des coopératives forestières et à des experts qui ont la gestion de patrimoines dans la Nièvre, la Saône et Loire et l’Allier. Ce sont des bois arrivés à maturité et marqués par les experts.

 

Suivant leur qualité, les différents bois suivent des directions différentes :

 

–    Les bois de  1ère qualité : « le plot », seront sciés et stockés de 12 à 18 mois avant d’être utilisés pour les agencements et la menuiserie et cela surtout en France.
–    La 2ème qualité, les « Avivés », destinés aux parquets sont sciés rapidement et sont vendus rapidement, surtout pour les charpentes.
–    La qualité « traverses », est destinée aux chemins de fer, aux bois de calage, aux palettes…
–    Les résineux (Douglas, sapins, melèse), sont en débit sur liste (commandes) et sont destinés à la charpente (surtout).

 

 

 

Si l’entreprise travaille beaucoup en France, elle exporte aussi vers la Hollande, la Belgique (surtout des avivés), vers l’Allemagne (Traverses et chassis) et le Luxembourg (Avivés, pour fenêtres et portes).

 

13 personnes travaillent à la scierie et Jean François nous confie qu’actuellement le contexte est difficile, la visibilité du marché est nulle, il est difficile de prévoir les investissements.
Mais cette famille qui traverse le temps par un travail noble saura, nous en sommes sûrs, faire perdurer son activité et emmener loin, en France et à l’étranger son savoir faire et l’empreinte de son village et de notre bassin minier.

 

 

Jean Michel LENDEL    
    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






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