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mardi 12 novembre 2013 à 05:09

Commémoration du 11 novembre

Le monde combattant bien présent au rendez vous !



 

Le monde combattant bien présent au rendez vous !

 

 

 

La ville n’a pas oublié le sacrifice des Poilus. Un hommage plus que mérité.

 

 

Ce lundi matin à 11heures, devant le Monument aux Fusillés, s’était réunie une importante foule pour à la fois :

 

– Commémorer le 95ème anniversaire le l’Armistice du 11 novembre 1918
– Honorer tous les combattants morts pour la France dans tous les conflits
– Ouvrir officiellement le cycle mémoriel qui marquera jusqu’en 1918 le centenaire de la première guerre mondiale.

 

 

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Parmi cette nombreuse assistance étaient présents :

 

– Gilbert Clément, Président du Comité de Liaison, Maître des Cérémonies,
– Didier Mathus , Maire de Montceau les mines qui conduisait une importante délégation du Conseil Municipal.
– Philippe Dussaix, Commissaire de Police,
– Thierry Vuillemin, Commandant du Centre de Secours.
– Les représentants de la Police Municipale,
– Un Représentant de l’Armée Française
– De nombreux représentants d’Associations d’Anciens Combattants.

 

C’est Gilbert Clément qui officia en tant que Maître de Cérémonie.

 

2 gerbes furent déposées par M. Gillot, gendarme retraité de l’UNPRG(Union Nationale du Personnel en Retraite de la Gendarmerie) pour le Monde Combattant et par Roger Guillon pour la Municipalité montcellienne.

 

Après la Marseillaise, l’assistance se rendit en bon ordre, Musique en tête au Monument aux Morts.

 

Là, Jean Hirtz, Président de l’Union Fédérale, procéda à la remise de l’insigne pour trente ans de porte drapeau à Stanis Tulinski, insigne méritée, puisque le récipiendaire compte 35 années de «Porte Drapeau ».

 

 

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2 gerbes furent déposées par Jean Hirtz pour le Monde Combattant et par Didier Mathus pour la Municipalité.

 

3 discours importants furent prononcés :

 

 

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Message de l’Union Française des Associations de Combattants, prononcé par Gilbert Clément :

 

« Il y a 95 ans, était signé l’Armistice du 11 novembre 1918. Ainsi s’achevait, dans les brumes de l’automne, la Première Guerre mondiale, commencée, quatre années plus tôt, en août 1914.
La FRANCE victorieuse était affaiblie :
– 1 400 000 morts
– 740 000 invalides
– 3 000 000 de blessés

 

Des centaines de milliers de veuves et d’orphelins

 

 

Bilan très lourd reflétant l’ampleur des sacrifices consentis pour la Patrie et la Liberté par nos soldats engagés dans ce conflit appelé la « Grande Guerre ».

 

Le 11 novembre 1918, les survivants pensèrent qu’ils avaient gagné la « der des ders ». Hélas, vingt et un ans plus tard, les peuples étaient entraînés par des régimes fascistes et totalitaires, dans la Seconde Guerre mondiale

En ce jour de commémoration ouvrant officiellement le cycle mémoriel qui marquera jusqu’en 2018 le centenaire de la Première Guerre mondiale, rendons hommage à tous ces soldats de Métropole, d’Outre Mer, des Pays alliés, qui ont fait preuve d’un courage exemplaire méritant notre reconnaissance.

. Beaucoup d’entre eux sont « Morts pour la France » et nous nous inclinons devant la douleur de leurs familles, si cruellement éprouvées.

L’Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC), fidèle au souvenir de toutes celles et tous ceux victimes de toutes les guerres, invite la jeunesse à œuvrer pour un monde plus juste, plus solidaire et plus fraternel.
Vive la République !

Vive la France !

 

 

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Message du Ministre délégué aux Anciens Combattants, M. Kader Arif, lu par Catherine Decrozant, adjointe au Maire.

 

« Le 11 novembre 1918, à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez-le-feu tout au long de la ligne
de front, mettant fin à une guerre que les Français dénommèrent aussitôt la « Grande Guerre ».
Malgré les années écoulées et les nombreux traumatismes qui ont marqué, depuis, l’ensemble du
XXe siècle, la Grande Guerre occupe toujours une place bien particulière dans notre mémoire
collective.
Car ces quatre années auront amené des bouleversements comme rarement dans notre histoire.
Un tournant marqué par la mort de millions d’hommes sur les champs de bataille. Un tournant
aussi dans une multitude de domaines : les relations internationales, l’économie, la vie politique
et sociale, les arts même.
Tous les combattants de ce conflit, dont l’année prochaine marquera le début du centenaire, sont
désormais disparus. La Grande Guerre est passée de la mémoire à l’Histoire.
Ce centenaire sera l’occasion d’un hommage international à tous ces combattants tombés pour
leur pays. Il permettra également de rassembler les belligérants d’hier, amis aujourd’hui et réunis
pour porter un message de paix. La transmission à la jeunesse sera ainsi placée au centre des
commémorations.
Dès la fin de la Grande Guerre, la date du 11 novembre s’imposa comme le symbole d’une
France qui surmonte l’épreuve.
Le 11 novembre 1923, André Maginot pour la première fois raviva la flamme sous l’arc de
triomphe, instituant une tradition qui perdure encore aujourd’hui et dont nous célébrons cette
année le 90ème anniversaire.
Dans les heures sombres de notre histoire, cette date devint aussi un moment de ralliement. Le
11 novembre 1940, des lycéens et étudiants parisiens se réunirent place de l’Etoile, bravant les
forces d’occupation.
Trois ans plus tard, le défilé d’Oyonnax, dans l’Ain, constitua un nouveau geste de défi face à
l’oppresseur. Des résistants, en rangs serrés, déposèrent devant le monument aux morts de la
ville une gerbe portant ces mots : « Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18 ». A ces hommes,
et à travers eux à tous les Résistants de France, le Président de la République rend hommage, à
Oyonnax, ce 11 novembre.
Aux hommes et aux femmes morts pour la France, à tous leurs compagnons d’armes, à celles et
ceux qui continuent de porter leur mémoire, la France exprime sa reconnaissance et sa solidarité. »

 

Signé : Kader ARIF

 

 

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Message de Didier Mathus, Maire de Montceau les mines :

 

«Le 11 novembre2013 marque le lancement des commémorations du centenaire de la 1ère guerre mondiale.

 

Commémorer c’est toujours renouer le fil du récit national. C’est se retrouver autour des valeurs partagées de la Nation et de la République. La France, meurtrie par les blessures d’une crise qui n’en finit pas, a un besoin impérieux de ces retrouvailles, qui, comme des grandes réunions de famille, nous ramènent à l’essentiel, ce qui fonde le sentiment national, ce qui nous rassemble, ce qui nous réunit, ce besoin fraternel de partager une histoire et une espérance.

 

Il y a bien sûr, d’abord, la force du souvenir à la mesure du massacre sidéral que fut cette guerre.

 

Pas une seule des 36000 communes ne fut épargnée. 958 morts à Montceau. Toutes les familles du pays touchées par la perte d’un frère, d’un fils, d’un mari, d’un fiancé.

 

Au début de la guerre, certains jours d’Août et de septembre 1914, il y eut jusqu’à 25000 morts en une seule journée…25000 morts !

 

Et notre peuple n’a rien oublié, de génération en génération, de ces images toujours redécouvertes et qui sont constituées de notre imaginaire national. Elles hantent notre conscience : les pluies de mitraille et de boue, cratères d’obus où pourrissent les corps des hommes et des chevaux, les corps broyés, désarticulés des soldats au visage d’effroi dans les tranchées parmi les cadavres. La boue, l’abandon, les barbelés où viennent se déchirer les lambeaux des valeurs morales et spirituelles qui avaient fait la grandeur de l’Europe, pointe avancée de la civilisation.

 

C’est toute la jeunesse de cette Europe occidentale qu’on a envoyé au massacre, la jeunesse la plus éduquée, la plus cultivée du monde d’alors.

 

Dans l’hiver enneigé de 1914, alors que les poilus étaient encore pour beaucoup vêtus de l’uniforme carmin de l’infanterie de 1870, Pétai, alors Général, faisait observer avec cynisme « le pourpre est un beau linceul pour mourir ». Car ce massacre, commencé dans l’innocence d’un beau matin d’été, le 3 août 1914, où tous les jeunes gens montaient en riant dans les wagons, la fleur au fusil, oui, ce massacre n’est pas que le fruit du destin ou de je ne sais quelle malédiction de l’Histoire. Certains l’ont voulu, préparé, attisé, ; d’autres en ont tiré profit.

 

On comprend l’amertume des rescapés de 1918, leur difficulté à renouer avec ce monde où des classes d’âge entières avaient à jamais disparues des villes et des villages.

 

On comprend le Monument aux Morts de Gentiaux, dans la Creuse et sa célèbre inscription : « Maudite soit la Guerre ».
Ce qui nous relie à ces jeunes gens d’il y a 100 ans est un fil rouge indestructible. Nous le ressentons avec force lorsque l’on retrouve dans les greniers familiaux des photos oubliées, des souvenirs fanés, cartes postales d’un autre monde, celui ces « fiancés de la terre et promis des douleurs » dont parlait Aragon.

 

Alors que la France et l’Europe toute entière sont soulagés des vents mauvais de la xénophobie, des populismes et même très clairement des racismes, alors que certains font commerce de la détestation de l’autre et de l’excitation des amertumes nées de la crise économique, essayons de nous retrouver autour de ce qui fonde nos ressemblances plutôt que de cultiver ce qui attise nos différences. Les peuples d’Europe auraient-ils la mémoire si courte qu’ils aient oublié comment naquirent les deux guerres mondiales ? qu’ils en aient oublié les conséquences et le prix du sang ?

 

Lorsque le racisme se déchaine dans notre pays au point de laisser des fanatiques injurier la Ministre de la Justice en la traitant de guenon, faut-il rappeler que 250000 soldats africains sont venus mourir dans les plaines d4anjoux et de Champagne de 1914 à 1918 ?

 

Le Patriotisme, c’est l’amour des siens, le nationalisme c’est la haine des autres. Ne laissons pas le patriotisme s’abimer dans le renoncement.

 

La République, celle des soldats de Valmy, celle de Jules Ferry, celle du Front Populaire, et de l’Appel du Général de Gaulle, la République est toujours une idée neuve, un idéal ambitieux, un horizon exaltant.

 

Elle nous demande un effort à tous car elle nous grandit tous. Son exigence c’est de ne rien céder à ce qui nous avilit et nous rabaisse : la xénophobie, le tribalisme, le chacun pour soi et leurs déclinaisons : le nationalisme et la fascination du rejet de l’autre.

 

Nous connaissons par cœur les engrenages fatals qui conduisirent à l’hécatombe de 14 – 18 et à l’Holocauste de 39 – 45.

 

Alors souhaitons que cette année de commémoration soit le moment de redonner vie à la mémoire populaire de notre humanité, celle que nous ont léguée les centaines de milliers… 1 million et demi, exactement, de Français qui périrent dans cette guerre, celle qui brille dans notre devise : « Liberté, Egalité, Fraternité », 3 mots qui incarnent cet Idéal républicain menacé, fragile, vacillant parfois, que nous devons protéger en nous rassemblant. 3 mots comme 3 pétales de fleurs au front des espérances universelles.

Vive la République, Vive la France ! »

 

 

Gilbert Clément, après la Marseillaise et le Salut aux Drapeaux, prononça la clôture des Cérémonies et le Maire invita l’assistance au Vin d’Honneur à la Mairie.

 

 

 

Jean Michel LENDEL

 

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5 commentaires sur “Commémoration du 11 novembre”

  1. montcellien dit :

    Lisez les nouveaux programmes d’histoire mis en place depuis quelques temps , et vous vous rendrez compte que la Grande Guerre ne représente qu’une page de ce livre , alors comment voulez vous que les jeunes générations sachent ce qu’a été le calvaire continuel de ces soldats.Qu’on apprenne d’abord à tous ces enfants l’histoire de notre pays et peut être alors ils comprendront les sacrifices de ces hommes tombés pour la FRANCE.
    j c rey

  2. Joël Flamand dit :

    C’est un moment de rassemblement national et non de polémiques, d’ailleurs à Montceau il a été vécu comme tel- Mr le Maire de Montceau a fait référence entre autres au Général de Gaulle- C’est très très rare dans ses interventions-

  3. montcellien dit :

    quelle polémique ? je rappelle simplement que l’histoire de ces hommes et de cette guerre est de plus en plus occultée dans les programmes scolaires, est ce cela la polémique? , je pensais au contraire qu’un peuple et surtout ses enfants , doit connaitre son histoire , ce qui est de moins en moins le cas.
    j c rey

  4. Nomade dit :

    Vous confondez (encore) programme et manuel d’histoire.
    Le 1er est l’exclusivité de l’état et la 1WW y tiens un grande place, le second est laissé aux libre arbitre des éditeurs (ou plutôt des profs qu’ils embauchent)

  5. saur philippe dit :

    Je ne sais pas si l’on en parle peu dans les livres d’histoire , mais si c’est le cas ce retard de mémoire sera rattrapé car le gouvernement actuel va commémorer le centenaire de cette tragédie ; c’est un moment de communion pour les français et toutes l’Europe entière . Ils partaient tous la fleurs au bout du fusil. Pensant tous que ce conflit serait concis . Ces jeunes européens plein d’enthousiasmes et d’impatiences . Ils se trompaient !!!l’avenir leur réservaient un autre dessein . Ils laissaient tous une fiancé , une femme , une mère , plus tard ils laisserons des veuves et des orphelins , maudite guerre , guerre civile entre européens . Quatre ans de souffrance pour défendre cette terre de France . En face également quatre ans d’horreur pour défendre l’orgueil d’un funeste empereur. il avaient tous la même peur . Ces jeunes européens se sont tellement battus que leur sang ne font qu’un . Ce sang versé sur la terre des champs de bataille en font une terre humaine . Leur rendre hommage est plus que légitime car ils furent les victimes et les héros de cette effroyable guerre