Journée Internationale de la Francophonie
50 candidats à la dictée Francophone : les résultats ! Premier prix pour Gérard Foucherot
50 candidats à la dictée Francophone
Premier prix pour Gérard Foucherot
Cinquante candidats ont composé ce samedi après midi, dans la grande salle du syndicat des mineurs. Trois textes leur étaient proposés et leur furent dictés par Didier Mathus :
– Sur le Québec
Vive les néofrancofolies !
Tous les moyens étant bons pour s’épivarder, en Nouvelle-France comme ailleurs, l’ancêtre des réseaux sociaux fut le bouche à oreille, moins hygiénique, mais plus humain et presque aussi efficace! Les foules éclair, sentimentales ou musicales, étaient plus rares, mais les défilés et les parades avaient aussi leur petit côté charivarique.
C’est que les aventures pimentées d’un grain de folie n’ont jamais manqué en terre francophone d’Amérique : après la chasse-galerie des voyageurs, des diablotins et des loups-garous, on a embarqué dans des rabaskas, ces autres grands canots d’écorce, et couru la galipote dans le ciel, sur la terre et sur l’eau.
Quoiqu’on n’en ait peut-être guère parlé à l’époque et quoi qu’on en dise, les folies de l’Halloween, du Mardi gras n’ont décidément rien à envier aux folies de notre langue française que nous célébrons cette année !
Sur la Franche-Comté
Repas de Mariage
Plus le repas avançait, plus les esprits, bien arrosés, s’échauffaient.
Après la mouillote, le pot-au-feu, les pâtés, le coq au vin, le paleron de bœuf et ses favioules, le fromage et la cancoillotte, un invité, souvent le plus hurluberlu, se levait, faisait taire le charivari et chantait pour ambiancer la soirée. Toute l’assemblée l’accompagnait. Puis, les femmes portant la caline débarrassaient les assiettes sales et rapportaient des propres pour le dessert. C’était une longue procession de filles qui amenaient à la grange les tartes aux mirabelles, les sèches et des gâteaux de ménage à tire-larigot…A cinq heures, les hommes se levaient, non sans peine, pour aller traire. Ils traversaient la grange tout en zigzag, au milieu du tohu-bohu des gosses qui braillaient et des femmes qui piaillaient et riaient fort, la tête en arrière.
Après ces 2 premiers textes fut lu un texte non dicté pour expliquer le 3ème texte :
Acadie (partie non dictée)
Le français est né de multiples branches : celtique, latine, burgonde, hunnique, gauloise, franque qui, par les petits(petit à petit), finirent par entrer en langue de France et s’y établir comme en leur chez-soi. Quand ces mots de go, de gueule passèrent par le gueuloir(bouche) et le gorgoton (gorge) et dévalèrent par le cagouet(nuque), puis la gargotière, pour aboutir trétous(tous), au tréfonds des pigrouins(reins), ces mots de gorge se reconnurent entre eux, s’émoustillant, s’entortillant, s’agglutinant, et enfin s’accouplant pour créer une vaste progéniture. Et ces hoirs(héritiers) s’aperçurent un beau matin, c’est-à-dire à l’aube de l’ère que dame Histoire a prénommée Renaissance, que leur siècle manquait d’air et d’espace et qu’il était grand temps de prendre le large. Le large du large qui donnait sur le noroît(vent).
Et le 3ème texte :
– Sur l’Acadie
Débarquée au Nouveau Monde, en terre(s) saline(s) et glaciale(s), la vieille parlure du vieux pays réussit, par les vertus du sel et du froid, reconnus tels les deux plus sûrs éléments de conservation, à garder vivant le plus vieux parler de France. De surcroît, ajoutez à cet hairage ce que les nouveaux arrivants réussirent à ragorner en s’acoquinant aux habitants des lieux, les Micmacs, vieux de quelque cinq ou sept mille ans, et vous aurez une langue capable de dire dans un seul respir : « Faisez comme chez vous, compaings, halez une bûche et au forçail larguez une bouffée de boucane de votre calumet, en gage de paix, la plus garante de bon voisinage. »
Pas facile hein ?
Une fois que les correcteurs eurent œuvré, tout le monde se retrouva à l’Embarcadère pour la lecture du Palmarès.
Là, le Président de « Bourgogne Québec », Georges Pierre qui est aussi Secrétaire Général de France Québec , association qui regroupe 65 associations régionales, dans son discours, annonça que sur le territoire français avaient composé, en même temps, 20000 participants. Il annonça aussi que dans le futur, la dictée serait proposée à d’autres pays francophones (d’Afrique et Haïti par exemple…)
Il remercia la Municipalité et le Musée d’Ecole pour leur accueil et annonça que le lauréat montcellien serait qualifié pour concourir sur le plan national avec un billet aller – retour à Montréal en point de mire.
Le Président du Musée d’Ecole, Patrick Pluchot fit une longue liste de remerciements (les 4 communes du Bassin Minier, les délégués départementaux de l’Education Nationale, les Associations de l’Ordre des Palmes Académiques, la Presse, les candidats, les correcteurs….)
Il donna 2 citations :
– Pierre Dac : « Maison de correction recherche fautes d’orthographe »
– Stanislav J. Lec : « Même dans son silence il y avait des fautes d’orthographe. »
Et ce fut enfin la lecture du palmarès :
Catégorie moins de 25 ans :
– Cécile Rigaud (3 fautes et ½)
– Julie Devedeux (11 fautes)
Catégorie 26 à 45 ans :
– Amandine Champeau (5 fautes
– Laurent Pluchot (6 fautes et ½)
Catégories 46 à 65 ans :
– Gérard Foucherot (3 fautes et ½) grand vainqueur au Général, il reçut un magnifique livre : « Les Poilus ».
– Monique Loddo (4 fautes)
Catégorie + de 65 ans :
– Pierre Gérard (5 fautes et ½°
– Richonnier-Petit (6 fautes et ½)
A noter les belles performances de Rigaud Cécile dans les – de 25 ans avec 3 fautes et ½ et des tous jeunes participants(3 de 10ans et demi et de 12 ans), dont Matthéo et Elina Billard.
Le Président invita l’assistance au verre de l’amitié et en particulier à goûter le « P’TIT SEC », un apéritif au blanc aligoté coupé de sirop d’érable, c’est très bon mais à consommer avec modération.
Jean Michel LENDEL


























