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mercredi 8 octobre 2014 à 12:49

Centre hospitalier Jean Bouveri (Saint-Vallier)



 

 

Suite à la venue du Directeur de l’ARS de

 

Bourgogne ce mardi 7 Octobre 2014

 

Le syndicat Force Ouvrière réagit !

 

« La politique d’austérité menée dans nos établissements, nous conduit à d’immenses difficultés financières inextricables. La diminution de l’offre de soin de proximité, les droits statutaires des agents, les droits conventionnels des salariés, les emplois, sont transformés en principale variable d’ajustement.
C’est dans un contexte de réduction des dépenses publiques et sociales que s’inscrit le projet de loi dit de santé. En quelques mots, il entend accélérer la régionalisation et mettre en place une « territorialisation » de la santé. Ce projet veut aussi rendre obligatoire l’adhésion à un groupement territorial hospitalier (GHT), prélude aux fusions d’hôpitaux, pour dégager des économies en réduisant massivement les lits et les effectifs hospitaliers avec une organisation concentrée sur l’ambulatoire.

 

Les conséquences de cette politique d’austérité :

 

– nouvelle vague de retour à l’équilibre par la multiplication des déficits.

 

– nombreuses suppressions de postes avec de nouvelles dégradations des conditions de travail et d’exercice professionnel.

 

– fermetures de services qui entrainent une réduction de l’offre de soins de proximité.

 

– La création de CHT/GHT (Communauté Hospitalière de Territoire/Groupement Hospitalier de Territoire) issue de la loi santé, est un vrai outil d’accélération des restructurations hospitalières (direction commune, fusion d’établissement…) pour des économies budgétaires et des suppressions d’effectifs.

 

Force Ouvrière s’oppose et s’opposera à cette logique de réduction des budgets hospitaliers, à la diminution de l’offre de soins à travers cette austérité dictée. Nous exigeons l’abandon de la loi HPST (Hôpital-Patient-Santé-Territoire) et de la T2A (Tarification à l’activité) qui nous conduisent à l’asphyxie budgétaire organisée par l’état, dans un super plan de réduction des dépenses publiques sur 2015-2017.

La proximité des soins sur notre communauté urbaine est plus qu’une nécessité mais un réel besoin. Avec une pauvreté grandissante accroissant la précarité et une population qui vieillie. Cette proximité des soins est incontournable, elle joue aussi un rôle économique et social important dans notre localité.

Devant ce constat alarmant nous demandons :

 

– Un appui financier suffisant et nécessaire pour assurer la proximité et l’égalité des soins pour tous et garantir aux personnels de bonnes conditions de travail.

 

– Le maintien d’un service d’Urgence 24/24 à Montceau-les-Mines.

 

– Le maintien des activités déjà existantes.

 

– L’autorisation pour développer une activité de chirurgie générale d’hospitalisation complète et pas uniquement de chirurgie ambulatoire.

 

– L’effacement de la dette du CH de Montceau-les-Mines.

 

– L’arrêt des suppressions de lits et d’emplois par les restructurations.

 

– Le respect des droits et statuts de l’ensemble des personnels. »

 

Le Syndicat Force Ouvrière restera extrêmement vigilant quant aux travaux organisés par l’ARS dans les prochains jours

 

nouveau FO 2014

 

 

 

 






3 commentaires sur “Centre hospitalier Jean Bouveri (Saint-Vallier)”

  1. blondin dit :

    ho qu’ils sont mignon les révoltés des derniers instants ! cela rappel de tristes évènements de notre histoire ! ils étaient ou quand une intersyndicale interpro c’est créée pour défendre l’offre de soins communautaire ?CQFD ! et oui certains ont peut être la mémoire courte ! bonne journée aux hospitaliers .

  2. sillabruno dit :

    Le Codef , Collectif de défense des usagers des hôpitaux, soutien le positionnement du syndicat Force Ouvrière de l’hôpital de Montceau-les-Mines. La création des CHT/GHT sont de véritables machines à détruire notre système de santé. Deux étapes importantes éloignées l’une de l’autre dans le temps. Premièrement la réorganisation des services sous le vocable de « rationalisation », sera une attaque directe sur les emplois. Dans un second temps, répercussion de ces effets sur la médecine de proximité, avec dispersion géographique des spécialités, amenant les usagers à se déplacer pour être correctement soigné. Ce qui signifie qu’il est fort probable qu’il faudra aller chercher un hôpital au delà des 30 mn de trajet. Distance tant vantée par le ministère de la santé, qui dans le même temps fait tout pour contredire ses propres affirmations. Le Codef encourage ce genre de prise de position et espère qu’elle sera à même de rassembler toutes les forces syndicales. Dans cette démarche, le Codef est disponible pour s’associer à la lutte qui sera engagée par l’ensemble du personnel.

    Pour le Codef
    Le président Bruno Silla

  3. blondin dit :

    et oui comme déjà dit précédemment il est toujours temps de s’offusquer ! ….