Nouveau à Montceau
« La Plume de Nell’ »
« La Plume de Nell’ »
Il n’y en avait pas à Montceau, c’est maintenant chose faite ! « La Plume de Nell’ » a été portée sur les fonds baptismaux en ce premier jour de décembre. Mais de quoi s’agit-il ?
Tout simplement de l’installation d’un écrivain public, qui se met au service des Montcelliens et des habitants des communes environnantes.
Mais qui est cet écrivain public ?
Si on vous dit que la Nell’en question s’appelle en réalité Nelly, vous saurez tout de suite de qui nous parlons. En effet, Nelly Desplanches, puisqu’il s’agit bien d’elle a mûrement réfléchi sa décision avant de créer sa propre entreprise.
Nous avons voulu en savoir plus et sommes allés la questionner sur le rôle de l’écrivain public.
On vous connaissait comme journaliste depuis presque une décennie, pourquoi avoir choisi de vous installer en qualité d’écrivain public ?
Cette envie de devenir écrivain public ne date pas d’hier ! En effet, en 2006, j’avais élaboré le projet d’aider un public qui n’est pas forcément à l’aise avec la langue française, l’orthographe, la grammaire, la syntaxe, la sémantique… Or, nous avons tous, à un moment ou à un autre besoin de rédiger des courriers, remplir des dossiers, faire des réclamations etc. Et puis, dans l’exercice de mon métier, j’avais très souvent vu des familles baisser les bras et ne pas remplir de dossier de surendettement, tout simplement parce c’était trop compliqué pour elles. Et qu’elles n’osaient pas faire appel aux services sociaux.
A l’époque, j’avais soumis mon projet aux maires de Saint-Vallier, Sanvignes, Blanzy, Ciry le Noble, Gourdon, Saint-Berain-sous-Sanvignes, Génelard. Tous étaient partants pour mettre en place ce service pour leurs administrés. Seul grain de sable dans une machine bien huilée : la question du financement. Les municipalités ne pouvaient prendre le coût de ces services en charge, ni le Conseil Général de l’époque. Mon idée est donc restée en stand-by, mais pas enterrée. La preuve !
Quel a été le déclic qui vous a fait créer votre auto-entreprise ?
De plus en plus souvent, mes amis, mes collègues, ma famille, les amis d’amis, me demandaient de l’aide pour écrire à une administration, à l’Ordre des Médecins, au juge pour enfants, aux impôts etc. Souvent également, j’ai eu des demandes de CV et de lettres de motivation. Surtout en cette période, où les demandeurs d’emploi sont de plus en plus nombreux. Alors, finalement, je me suis dit que puisque je prenais du plaisir à aider mes concitoyens, et surtout à écrire, c’était le moment de me lancer. Et puis, par expérience personnelle, je savais combien un soutien dans ces tracasseries administratives est vital.
Quel est le public visé par les services que vous proposez ?
Le métier d’écrivain public étant un métier à multiples facettes, il n’y a pas vraiment de public-type. Mes prestations sont proposées aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises, ainsi qu’aux différentes municipalités. Ainsi, concernant les particuliers, ils peuvent me confier des courriers divers et variés, de la lettre aux administrations aux courriers juridiques, amicaux ou familiaux. Je peux également rédiger des articles pour diverses publications, des reportages et autres travaux rédactionnels.
Les étudiants pourront également me solliciter pour la saisie, la relecture et la correction de leurs Mémoires, ainsi que leurs rapports de stage. Quant aux demandeurs d’emploi, ils pourront compter sur moi pour leurs CV et lettres de motivation.
A noter que pour ces trois catégories précitées, un tarif vraiment préférentiel leur sera appliqué. Solidarité oblige…
Et si l’un ou l’autre d’entre vous souhaite offrir à sa famille le récit de sa vie, écrire sa biographie ou encore un manuscrit, je suis aussi à disposition.
Enfin, les entreprises qui souhaitent me confier du secrétariat ou tout autre travail seront les bienvenues.
Quels sont les qualités requises pour devenir écrivain public ?
Cela va peut-être vous étonner, mais la qualité première est d’aimer le contact avec les gens et surtout de les écouter avec empathie. Il s’agit de bien comprendre leur demande et nous n’avons pas droit à l’erreur. Ce métier possède une vraie dimension sociale, c’est incontestable ! La seconde qualité étant bien évidemment la discrétion absolue. Il faut en effet que nos interlocuteurs aient confiance en nous car il n’est pas facile de se confier à quelqu’un que l’on ne connait pas. L’écrivain public n’est toutefois pas un psy, même si quelquefois, l’émotion est bien présente dans certaines situations. Et très utile pour retranscrire les idées que la personne veut faire passer…
Et bien évidemment, l’écrivain public doit avoir une orthographe et un style irréprochable ; être organisé, autonome et posséder l’amour du travail bien fait.
Vous avez un parcours plutôt atypique qui ne s’inscrit pas dans l’ordre des choses…
Effectivement. Contrairement à la grande majorité d’entre nous, j’ai commencé à travailler dès l’âge de seize ans et ce pendant quelques décennies. Lorsque mon fils a passé le baccalauréat, je l’ai passé aussi et nous avons eu tous deux une mention. Encouragée par ce succès, j’ai enchainé dix années de reprise d’études, avec un bonheur non dissimulé.
Ainsi, j’ai obtenu dans la foulée une Capacité en Droit, un DEUST en gestion et médiation sociale, ainsi qu’une licence professionnelle de formateur. J’ai ainsi pu enseigner le français dans les collèges et dans les lycées professionnels. Tout en continuant une activité journalistique qui me passionne. Bref, j’ai tout fait à l’envers ! Mais l’avantage, lorsqu’on reprend des études sur le tard, c’est qu’on côtoie la jeunesse. Et cela aide à rester dans le coup…
Revenons à votre activité d’écrivain public. En pratique, comment cela va-t-il se passer ?
Comme je vous l’ai dit plus avant, je m’adresse aux particuliers et aux entreprises. Pour ces dernières, il suffira éventuellement de me contacter par téléphone ou par mail, pour organiser une rencontre.
En ce qui concerne les particuliers, les contacts sont les mêmes, et je peux me déplacer à domicile pour les personnes à mobilité réduite. Où s’il s’agit d’entretiens répétés pour écrire une tranche de vie, par exemple.
Parlons maintenant des tarifs que vous comptez pratiquer…
Tout dépendra de la complexité des prestations demandées. Par exemple, la relecture et la correction d’un manuscrit ne seront pas facturées comme la saisie, relecture et/ou la réécriture.
Et pour vous donner une idée, un CV ou une lettre de motivation seront facturés environ quatre euros. Je pars du principe que si la personne me demande ces prestations, c’est qu’elle n’a en général pas d’emploi. Donc, je ne vais pas encore rajouter à la précarité…Ce n’est pas brader mon travail que de pratiquer ces tarifs envers les étudiants et les demandeurs d’emploi. Rassurez-vous, pour les autres prestations, les tarifs sont juste…normaux. Ni plus élevés, ni plus bas que mes collègues écrivains publics.
Comment vous contacter ?
Les personnes intéressées peuvent m’appeler au 06 78 80 79 03 ou me contacter à l’adresse suivante : laplumedenell@gmail.com
Note de la rédaction
Pour avoir lu son livre « Le banc d’infamie pour toute récompense » nous pouvons vous assurer qu’elle mettra autant de coeur à votre service qu’au sien ! Nelly, « La Nell » comme nous l’appelons affectueusement est de ces rares personnes, voire même personnalités qui ne vous laissent pas indifférent ! Et cela : dans le meilleur sens du terme !
Annabelle Berthier



4 commentaires sur “Nouveau à Montceau”
trop belle la Nelly…….. elle a du mérite …….. bisous de KATY
Félicitations et pleine réussite Mme Desplanches.
Bien cordialement
Une bonne idée et un service bien utile !
Bonjour Nelly,
Bravo Nelly, tu as du courage, bonne réussite et bon vent.
PS: Tu as même fais du cinéma…
Amitiés