Ce jeudi matin au lycée Parriat de Montceau-les-Mines…
... tous les élèves sont rentrés en cours !
… tous les élèves sont rentrés en cours !
Comme nous l’avons annoncé ce matin, les élèves sont sortis du lycée !
Mais après avoir maniesté leur émotion, ils sont rentrés en cours !
Pas tout à fait normalement puisque le proviseur : M. Marc Aubert, avait autorisé les professeurs à organiser leur journée comme ils l’entendaient ou, plutôt, comme les élèves le demandaient !
Entendu…
Des mots ou des phrases très fortes du style :
« C’est notre 11 septembre à nous… »
« Je suis choqué.. »
« Indigné » a rajouté un autre.
« Les journalistes sont morts pour leur droit d’expression »
Et peut-être la plus juste :
« On peut rire de tout mais pas avec tout le monde ! «
Une phrase empruntée, je cois, à Pierre Desproges !
Annabelle Berthier





















Un commentaire sur “Ce jeudi matin au lycée Parriat de Montceau-les-Mines…”
Peut-on rire de tout ? Comme dirait Desproges : « C’est dur ! » Au fond, personne ne rit de tout ou plutôt tout le monde ne rit pas des mêmes choses. D’ailleurs, on pourrait bien retourner la question : pourquoi faudrait-il rire de tout ? Quelle est donc cette morale selon laquelle le bon goût exigerait de trouver quelque chose de drôle dans tout, tandis que ceux qui ne rient pas seraient forcément des gens tristes ou rabat-joie ?
Même les « humoristes », qui, au nom de la liberté d’expression, revendiquent le droit de rire de tout, n’appliquent pas toujours ce principe à eux-mêmes, quand ils n’apprécient pas qu’on se moque d’eux. Mais qui aime qu’on se moque de lui ? La première limite du rire – et sans doute la plus indiscutable –, c’est le rire lui-même : la question n’est pas de savoir si on a le droit de faire rire au nom de la loi, de la morale ou de la religion. C’est bien plus simple : est-ce que ça fait rire ? Et si les gens ne rient pas, on ne peut pas leur demander de trouver ça drôle. « Vous trouvez ça drôle ? » Tout est dans cet étonnement qui exprime l’incompréhension et le caractère incommunicable du rire. D’ailleurs, il est toujours très dangereux d’annoncer : « Je vais vous raconter une histoire drôle. » Car l’attente de l’assistance pourrait bien être déçue : comment savez-vous qu’il s’agira d’une histoire drôle ? Ce sont les rires qui en décideront. Et si elle vous a fait rire, peut-être cette histoire ne fera-t-elle pas rire les autres.
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