Syndicat des mineurs : Grand concours 2017 de tarot de l’amicale de la lande
Le plein de joueurs, d’excuses et de petits à mener au bout
Gérard Girardon l’assure, et on peut le croire il y a entre 20 et 30 pointures cet après-midi au Syndicat : des champions de Bourgogne en titre ou passés, des joueurs de niveau interrégional, voire même national.
Ce soir 200 convives au repas, ça ne plaisante pas. Annie et 2 de ses copines sont à pied d’œuvre depuis un moment et aux fourneaux aussi. Car ici tout est fait maison (sauf les éclairs du dessert) et avec amour.
25 kg de beignets pour distribuer entre les parties
207 aspics au jambon
25 kg de salade piémontaises (25 kg à éplucher, trancher, ainsi que les tomates, les cornichons, le jambon, des litres de mayonnaise à monter, des dizaines d’œuf à écaler, etc.)
20 poulets rôtis
Notre Annie nationale a confectionné, à temps perdu dit-elle, 25 kg d’amuse-gueule maison
Mais le travail des petites mains ne s’arrête pas là. Le concours est doté de plus de 1 000€ de lots. Il a fallu emballer, empaqueter, nouer des chouchous, rendre tout ça désirable.
Précisons, il y a les lots pour les vainqueurs et les cadeaux complémentaires pour tout le monde, si les premiers cadeaux ne plaisent pas ou sont partis, et pour les femmes en complément aussi si un cadeau ne leur plait pas ou si d’office elles préfèrent prendre un de ces lots réservés.
Annie, Gérard, Guy sont sur le coup depuis 3 mois et ces derniers jours jusqu’à des plus de minuit aujourd’hui une bonne quinzaine de bénévoles ont et vont tout donner pour qu’une fois de plus ce soit une réussite éclatante.
Et c’est une équipe du tonnerre qui ne compte jamais son temps, ses efforts et son service pour les autres.
Il ne faut pas oublier un homme important, c’est l’homme de la marque, l’homme du classement. Jean Jacques Reveret. Il est sur la scène du syndicat et derrière son ordinateur recopie les feuilles de marque, et ce n’est pas une sinécure.
Organiser et faire fonctionner un concours comme celui-ci demande une super organisation avec des personnes au top : à l’entrée les compétiteurs viennent s’inscrire auprès de Christian Desbrosses et de Gérard Girardon… difficile de faire mieux.
Les clubs de Saône et Loire sont bien représentés : nous croisons Fabien Michaud de L’excuse Gueugnonnaise, mais il y a aussi du monde de Montchanin-St Eusèbe, du Rousset, de Génelard, des Gautherets, de Montceau bien sûr, les assidus de GRS, et ainsi de suite… Navré si j’en oublie.
Et les manches sont acharnées, on ne se fait pas de cadeau, on y va à fond, même lorsqu’il y a deux membres de la même famille à la table.
Mais, mais jamais, ô grand jamais l’humour, la convivialité, la joie de jouer ne disparaissent.
On peut le dire, il s’agit d’un magnifique tournoi très chevaleresque.
Pour les béotiens, le tarot est un jeu de cartes de stratégie et d’intelligence. Il s’agit de la version modernisée apparue au XIXe siècle et appelé « tarot dit « de Marseille ». Mais il n’est pas nécessaire de prendre l’accent pour y jouer, ni de taper très fort les cartes sur la table ou de se fendre le cœur. Il faut cogiter, bien suivre les levées et surtout avoir une bonne mémoire.
Le tarot à son langage et il est précis :
La donne : on désigne un donneur qui distribue les cartes trois par trois en commençant par le joueur à sa droite et en allant dans le sens antihoraire. Tout en approvisionnant les joueurs face à lui il constitue un « chien » de six cartes
Les enchères : elles se déroulent une fois les cartes distribuées. Chaque joueur, chacun son tour, va, s’il estime qu’il peut gagner avec son jeu, un des 4 paris s’offrant à lui :
la prise ;
la garde, qui doublera les points ;
la garde sans le chien, qui quadruplera les points ;
La garde contre le chien, qui sextuplera les points.
C’est celui qui aura choisi la plus grosse mise qui prend le chien s’il s’agit d’une prise ou d’une garde simple. Il devra alors écarter autant de cartes que le « chien »
Alors, cerise sur le gâteau, drop final au rugby européen, on peut annoncer un chelem après avoir fait son écart ; cette annonce donnera une prime de 400 points (si annoncé, et 200 dans le cas contraire même s’il n’est pas réalisé.). On avoisine le nirvana surtout s’il est réussi. Le grand chelem c’est remporter tous les plis.
Puis vous avez les poignées d’atouts, etc… ça ramène aussi des points.
Si personne ne se prononce, le jeu est redistribué.
Pour en terminer avec cet exposé succinct il existe 3 « Bouts » (ou Oudlers). Le 21, le Petit et l’Excuse C’est autour de ces 3 cartes que s’organise toute la stratégie du jeu de Tarot.
Il est important de ne pas se faire prendre le petit en cours de route et donc de le mener au bout.
Si le Petit fait partie de la dernière levée, on dit qu’il est « au bout ». Le camp qui réalise la dernière levée, à condition que cette levée comprenne le Petit, bénéficie d’une prime de 10 points, multipliable selon le contrat, quel que soit le résultat de la donne.
Messieurs distribuez !
Gilles Desnoix


















