Confédération nationale du logement (Montceau)
Hausse des charges du chauffage urbain : des explications qui n’ont pas convaincu
L’ambiance était survoltée ce vendredi soir à l’Embarcadère où Colette Bury, présidente de la CNL 71 (Confédération nationale du logement) avait organisé une réunion avec des usagers du chauffage urbain.
Ces derniers en effet, ne comprenaient pas pourquoi leurs charges de chauffage avaient été doublées, voire plus, depuis quelques années. Et ils pensaient qu’avec cette réunion, le voile allait être levé sur leurs interrogations !
Hélas ! Les trois quarts de la salle sont repartis sans avoir rien compris aux propos tenus par les différents intervenants. On a juste compris que ce n’était pas tant les combustibles qui avaient augmenté, mais la maintenance des équipements.
Marie-Claude Jarrot, avait tenu à être présente pour rassurer les habitants concernés (certains locataires de l’OPAC, Villeo etc), mais là encore, ils ont eu l’impression qu’on voulait noyer le poisson.
Colette Bury, dans son propos et graphiques à l’appui, évoque des chiffres liés à la maintenance, pour le moins évocateurs : par exemple, aux Alouettes, entre 2016 et 2017, on constate globalement une hausse de plus de 12 000 euros !
Et Mme Bury d’expliquer que pour comparer, il faut tenir compte de plusieurs paramètres : le nombre de jours de chauffage, de la température extérieure et de l’isolation du bâtiment. Faisant encore une fois la comparaison entre Les Alouettes (bâtiments non isolés) et le Gambetta (bâtiment isolé).
Alors, que faire ? « Comprendre et agir » clame la présidente de la CNL 71. Comprendre la composition de la facture de chauffage, la facture totale et les différents autres éléments. Pas facile de comprendre pourquoi les prix s’envolent…
Même M. Lamard, directeur de Moncia, ce réseau qui alimente en chauffage et en eau chaude les logements collectifs gérés par l’OPAC et les équipements des écoles, de la mairie et de l’hôpital, avoue « On ne sait pas ce qu’il s’est passé ! ».
Mais quand même ! Lorsqu’on passe de 20 à 80 euros par locataire en 2016, il doit bien y avoir une explication. Claire et précise…Frais d’installation de la chaufferie essentiellement biomasse qu’il a fallu répercuter sur les factures des locataires ? Mystère…
Il a beaucoup été question également de la tarification. R1, R2… Pour les non-initiés, pas simple de comprendre. Sinon que le R1 est un montant qui concerne la chaleur et qu’il constitue la part variable et que le R2 est un montant qui concerne l’exploitation et l’entretien du réseau (usine de chauffe, canalisations) ainsi que son amortissement généralement appelé R2.
Ce montant n’est pas fonction de la consommation mais d’un élément fixe, le plus souvent la puissance de votre installation ou le nombre de mètres carrés chauffés. C’est ce que l’on appelle la part fixe.
Oui, mais ce n’est pas ce que les usagers sont venus entendre. Et malgré les explications de Mme le maire, la grogne monte. Celle-ci propose aux usagers et à Mme Bury de convoquer les réunions de la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) et de mettre sur pied un comité des usagers…
Une initiative qui n’est pas forcément au goût de Colette Bury, qui renvoie poliment, mais fermement Mme Jarrot à sa place car « c’est moi qui mène cette réunion » dira-t-elle.
Pour l’heure, les usagers sont restés sur leur faim et ils ne se sont pas privés d’exprimer leur colère et de recadrer les divers intervenants, les accusant de noyer le poisson….
Affaire à suivre…
ND











4 commentaires sur “Confédération nationale du logement (Montceau)”
La hausse est due à la fermeture de la SOCRAM et le choix de monter une centrale bois pour le chauffage urbain.
Les élus de Montceau qui participaient aux réunions d’informations dans les résidences soutenaient fortement cette solution bois, au détriment des fournisseurs énergétiques comme « ENGIE » ou autre.
Pour se justifier, les élus mettaient en avant le coup individuel de chaque propriétaire ou bailleurs.
Mais fallait il peut être passer par ces groupes , que de construire une nouvelle chaufferie, alors que les frais d’exploitation ne pouvaient que croître, car de nombreux bâtiments ont été démolis (Le Plessiis, Salengro, Bellevue, foyer de personnes âgées …).
Moins de domiciles chauffés, mais les frais fixes sont restés les mêmes donc ceux qui sont chauffés à ce jour par la centrale bois payent le chauffage, le coup d’exploitation et l’augmentation inexorable.
Lors de leur publicité pour la mise en place du chauffage urbain au bois, les élus nous vantaient les mérites du coup inexistant d’opter pour cette solution.
Suite à cette mascarade, j’ai vendu mon bien chauffé par ce mode d’énergie, ou bientôt la fourniture de chauffage sera plus importante que le loyer…
Courage à vous, continuez vote quête de transparence.
80 € réalité chauffage 2018 ?
Pavillon année 60 surface chauffée 69m2 : chaudière mazout par mois (coût annuel, compris maintenance, total ramené au mois) = 105€ . Remplacée par pompe à chaleur air/eau (radiateurs existants conservés) 88 € par mois.
80€ d’un logement Opac comparables aux 69m2 d’un pavillon année 1960 ci-dessus en surface et isolation.
Le coût de 20 € reflétait il une réalité ancienne ? chaufferie amortie, coût de maintenance beaucoup plus faible ?
Le choc psychologique est là pour les locataires … cela est sûr…
Maintenance = coût très haut . exemple :
Horizon 2030-40 : électricité sera 50 % plus cher car la maintenance des centrales nucléaires françaises sera énorme (Même si les décideurs nationaux installent des panneaux solaires et des éoliennes au maximum = 15 % de l’ensemble de électricité produite en 2040. Cela évitera de réouvrir des centrales au charbon dito l’Allemagne)
Encore un dossier qui a été rondement mené par nos élus . Alors la faute à qui?Aux anciens ou aux nouveaux? Les paries sont ouverts ?
Je suis également concernée par cette hausse du montant du chauffage .
En effet, en 2016, j’ai payé 589 € de charges pour un appartement de 78 m2 aux alouettes et en 2017, le montant est passé à 957 €.
J’ai pourtant fais attention à mon chauffage, mais le coût de l’entretien à presque doublé.
Pour le bailleur, il n’y a rien à faire puisque le chauffage est géré par OCEA/MONCIA.
En fait, on paye et on la boucle!!!!