Réunion publique à la Sablière (Montceau)
On a peur, on ne dort plus et il faut que ça s’arrête !
En ce moment, le marchand de sable ne passe pas à la Sablière. En effet, les habitants se relaient pour monter la garde chaque nuit, suite aux nombreux incendies volontaires perpétrés dans le quartier.
On ne vit plus, on ne dort plus
« On a peur, on ne dort plus et on veut savoir si l’enquête avance… » disent-ils en chœur lors de la réunion publique organisée par la municipalité, ce jeudi soir, au Pôle associatif de la Sablière. Ajoutant qu’ils montaient la garde et que, malgré tout, tous les trois jours, un nouvel incendie se déclarait.
Et c’est devant une salle comble que Marie-Claude Jarrot, accompagnée de nombreux élus, de William Dumont (DGS), du commissaire Thierry Beausse et du commandant Fabrice Berthelon, ainsi que de Stéphane Fel, chef de la police municipale a entamé les discussions.
Marre des rodéos nocturnes : il déménage.
Bien évidemment, le sujet principal a été la vague d’incendies volontaires qui a déferlé sur le quartier. Pourtant, un habitant apostrophe Mme Jarrot concernant les voitures qui font du rodéo vers le lac du Plessis : « Il y a une rumeur qui court et qui dit que vous diriez à la police nationale de ne pas intervenir… ».
Ajoutant : « Vous voyez, Madame le maire, j’aime mon quartier, mon logement, mais trop, c’est trop, je déménage prochainement ».
Mme Jarrot, dans sa réponse, assure qu’elle n’a jamais eu de conversation de ce genre avec la police. Ce que confirme le commissaire : « Mme Jarrot ne nous donne pas d’ordres et nous ne lui en donnons pas non plus… ».
Toujours est-il que ce riverain maintient que lorsqu’il appelle le commissariat, les policiers ne se déplacent pas. « Si vous appelez le 17, la conversation est horodatée et enregistrée. Si les policiers n’interviennent pas, c’est peut-être parce qu’ils sont déjà occupés ailleurs… » expliquera M. Beausse.
Et de rappeler que lors de ces rodéos, la plupart du temps, les voitures n’appartiennent pas à celui qui les conduit. Avant, on ne pouvait donc pas confisquer les véhicules, puisqu’ils appartenaient à quelqu’un d’autre. Maintenant, il est possible de confisquer le véhicule, même si le propriétaire n’est pas le conducteur.
Un scooter incendié : un autre déménagement
Le sentiment général est prégnant dans la salle : ras-le-bol de ces gamins qui mettent le feu aux biens des habitants et qui jouent avec la vie des personnes.
Un des habitants, durement touché car cela fait trois ou quatre fois que des incendies se déclarent chez lui s’émeut : « La première fois qu’on a mis le feu chez nous, ma femme et mon enfant dormaient à l’intérieur. Cette fois, j’avais mon père handicapé, qui est sur un lit médicalisé dans la maison. Comment l’aurai-je sorti à l’extérieur si le feu s’était propagé dans la maison ? ».
Et très justement, un habitant pose la question suivante : « Madame le maire, n’avez-vous pas peur que les gens du quartier fassent justice eux-mêmes ? ». Et bien évidemment, Mme Jarrot ne peut nier que le risque existe…
Nous voulons savoir si l’enquête avance
Tout ce que ces gens veulent savoir, c’est si l’enquête avance, si on a des pistes et surtout des prélèvements ADN.
Ce à quoi le commissaire répond qu’il est très compliqué d’investiguer sur un incendie. Mais les équipages de police, même si on ne les voit pas (ils sont en civil) sont bien présents. Un homme se lève et explique que tous les habitants de la Sablière sont là, sauf un !
Et que justement, ce serait bien qu’il soit là ! Des accusations à peine voilées concernant cette personne, relayées par plusieurs autres riverains. « De toute façon, c’est quelqu’un qui connait bien le quartier, donc qui habite ici » croient-ils savoir.
Mme Jarrot engage les habitants à venir dire ce qu’ils savent, sans pour autant passer pour des délateurs. « Il s’agit de la sécurité des personnes et cela est grave… ».
Les veuves et les femmes seules sont fermées chez elles dès 18h
Avec ces séries d’incendies, les gens ont vraiment peur et un homme précise que les veuves et les femmes seules sont fermées chez elles dès 18h !
Un autre riverain crie haut et fort : « Quand vous nous dites qu’il faut appeler la police pour dire ce qu’il se passe, moi je ne suis pas d’accord ! Je ne dirai rien, car je n’ai pas envie de prendre une brique dans ma véranda ! ».
Et la salle de l’exhorter à le faire car cela est son devoir de citoyen. « Si vous ne dites rien, ce sont ces incendiaires qui auront gagné » dit un autre voisin.
Plan mis en œuvre ?
Quel est le plan mis en œuvre par la police et la municipalité pour que cela cesse ? demande une personne. Ce à quoi le commissaire répète ce qu’il a dit quelques minutes avant : « Nous renforçons les patrouilles, ça avance, mais nous ne pouvons pas dévoiler les tenants et aboutissants de l’enquête ».
Et Mme Jarrot de préciser que les caméras vont être mises en place en nombre et que l’éclairage public de la ville va être complètement refait : il s’agit de 4 500 points lumineux qui seront changés, car 60% de ceux-ci sont vétustes. Budget pour le remplacement des points lumineux : 4,5 millions euros.
Et qui dit plus de luminosité dit moins de coins sombres où commettre les méfaits.
Et les maisons de la mine vides de Villeo ?
Comme évoqué dans notre article du jeudi 11 octobre, lors de la réunion des maires des villes minières, certaines maisons de la mine, appartenant au bailleur social Villeo, sont dans un état déplorable. Vides, non entretenues, parfois rasées d’un côté, alors qu’il s’agit de maisons mitoyennes… Tout cela contribue au sentiment d’insécurité ambiant !
La vitesse des usagers boulevard Saint-Louis
« Un jour, il va y avoir un adulte ou un enfant qui va se faire « ramasser » par ces inconscients qui passent à une vitesse folle. Mais après, il ne servira à rien de pleurer. C’est maintenant qu’il faut faire quelque chose » constate un habitant.
Pour sa part, Gérard Gronfier, maire-adjoint, annonce que des comptages vont être faits à nouveau sur cette route… ».
Un film sur les projets de la ville
Les questions étant épuisées, Mme Jarrot a fait découvrir aux montcelliens un petit film sur les projets de la ville de Montceau.





















Un commentaire sur “Réunion publique à la Sablière (Montceau)”
Bonsoir puisque personne n’est capable de prendre des décisions il faut déménager comme certaines personnes veulent faire bon courage à tous,