11 novembre 1918 à Montceau-les-Mines…
"Fierté d'être ensemble..."
Ce dimanche à Montceau ont eu lieu, dans une ambiance particulière de recueillement, les cérémonies du 11 novembre qui commémoraient le 100ème anniversaire de l’Armistice de 1918.
Au monument aux Fusillés
La délégation d’élus montcelliens, les corps constitués et les Anciens Combattants présents au Bois du Verne se sont retrouvés au Monument aux Fusillés de Bel Air où ils ont été rejoint avec un détachement de sapeurs pompiers, une section de l’Harmonie des Amis Réunis, un groupe de la Croix Rouge Française et de nombreux autres représentants et membres du Conseil Municipal, d’Associations d’Anciens Combattants et d’associations de la ville et aussi de nombreux citoyens, enfants des écoles et jeunes licenciés du FCMB.
Etaient donc présents les représentants de la Police Municipale montcellienne, Thierry Beausse, commissaire de police, le capitaine Christophe Reniaud, commandant le centre de secours de Montceau, des représentants de l’armée. et bien sûr leurs portes_drapeaux, des membres d’associations patriotiques…
Gilbert Clément rendit hommage à la Mémoire des victimes des guerres et appela aux dépôts des gerbes par Patrick Lyon, pour l’UNPRG Gendarmerie et par Gérard Gronfier pour la Municipalité.
Vint ensuite, interprétés par « Les Amis Réunis », la Sonnerie aux Morts et la Marseillaise.
Gilbert Clément ordonna la formation du cortège pour se rendre au Monument aux Morts de la Ville.
Au monument aux morts de Montceau
Gérard Gronfier, Maire Adjoint chargé des Anciens Combattants a lu le message du président de la République. Vous trouverez ce message ci-après.
«Un siècle que l’Armistice du 11 novembre 1918 est venu mettre un terme aux combats fratricides de la Première Guerre mondiale.
A cet affrontement interminable nation contre nation, peuple contre peuple. Avec ses tranchées pleines de boue, de sang et de larmes. Ses orages de feu et d’acier qui grondaient par tous les temps et déchiraient les ciels les plus calmes. Ses champs de bataille éventrés et la mort, omniprésente.
Le 11 novembre 1918, un grand soupir de soulagement traverse la France. Depuis Compiègne où l’Armistice a été signé à l’aube, il se propage jusqu’aux champs de bataille.
Enfin, après quatre interminables années de bruit et de fureur, de nuit et de terreur, les armes se taisent sur le front occidental.
Enfin, le vacarme funeste des canons laisse place à la clameur allègre qui s’élève de volées de cloches en sonneries de clairons, d’esplanades de grandes villes en places de villages.
Partout, on célèbre alors avec fierté la victoire de la France et de ses alliés. Nos poilus ne se sont pas battus pour rien ; ils ne sont pas morts en vain : la patrie est sauvée, la paix, enfin, va revenir !
Mais partout, aussi, on constate le gâchis et on éprouve d’autant plus le deuil : là, un fils pleure son père ; ici, un père pleure son fils ; là, comme ailleurs, une veuve pleure son mari. Et partout on voit défiler des cortèges de mutilés et de gueules cassées.
Françaises, Français, dans chacune de nos villes et dans chacun de nos villages, Françaises et Français de toutes générations et de tous horizons, nous voilà rassemblés en ce 11 novembre.
Pour commémorer la Victoire. Mais aussi pour célébrer la Paix.
Nous sommes réunis dans nos communes, devant nos monuments aux morts, pour rendre hommage et dire notre reconnaissance à tous ceux qui nous ont défendu hier mais aussi à ceux qui nous défendent aujourd’hui, jusqu’au sacrifice de leur vie.
Nous nous souvenons de nos poilus, morts pour la France. De nos civils, dont beaucoup ont aussi perdu la vie. De nos soldats marqués à jamais dans leur chair et dans leur esprit. De nos villages détruits, de nos villes dévastées.
Nous nous souvenons aussi de la souffrance et de l’honneur de tous ceux qui ont quitté leur terre et sont venus d’Afrique, du Pacifique et d’Amérique sur ce sol de France qu’ils n’avaient jamais vu et qu’ils ont pourtant vaillamment défendu.
Nous nous souvenons de la souffrance et de l’honneur des dix millions de combattants de tous les pays qui ont été envoyés dans ces combats terribles.
Françaises, Français, nous sommes aussi unis en ce jour dans la conscience de notre histoire et dans le refus de sa répétition.
Car le siècle qui nous sépare des terribles sacrifices des femmes et des hommes de 14-18 nous a appris la grande précarité de la Paix.
Nous savons avec quelle force, les nationalismes, les totalitarismes, peuvent emporter les démocraties et mettre en péril l’idée même de civilisation.
Nous savons avec quelle célérité l’ordre multilatéral peut soudain s’écrouler.
Nous savons que l’Europe unie, forgée autour de la réconciliation de la France et de l’Allemagne, est un bien plus fragile que jamais.
Vigilance ! Tel est le sentiment que doit nous inspirer le souvenir de l’effroyable hécatombe de la Grande Guerre.
Ainsi serons-nous dignes de la mémoire de celles et ceux qui, il y a un siècle, sont tombés. Ainsi serons-nous dignes du sacrifice de celles et ceux qui, aujourd’hui, font que nous nous tenons là, unis, en peuple libre.
Vive l’Europe en paix !
Vive la République !
Et vive la France ! »
Après les dépôts de gerbes effectués ont retenti la sonnerie aux Morts et la Marseillaise.
Marie-Claude Jarrot fit alors un discours qui appelle au souvenir, à la réflexion, à la vigilance et à l’espoir que cela n’arrive plus. Nous vous en livrons quelques extraits :
« Le document signé le 11 novembre 1918 ne comportait que 13 pages mais sans aucune fioriture et dans un silence de mort, un silence assourdissant ...mais qui aurait imaginé, que 21 ans plus tard, tout recommencerait ?… L’histoire n’est pas qu’une discipline de l’Education nationale, c’est la mémoire d’un peuple… Les bleuets que nous arborons à notre boutonnière fleurissent même sur les champs de bataille dévastés et ils sont là pour nous les rappeler… Le général De Gaulle, le 10 novembre 1968, à la veille de la commémoration du 50ème anniversaire de la fin de cette guerre a parlé de fierté nationale, de fierté d’être ensemble… Nous nous devons d’être particulièrement vigilants aujourd’hui pour que plus jamais les peuples ne connaissent à nouveau de tels événements… »
Pour conclure les représentants des corps Constitués et les élus firent le salut aux drapeaux et M. Gérard Gronfier invita l’assistance à venir lever le verre de l’amitié à L’Embarcadère.
Annabelle Berthier




































































