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mardi 28 janvier 2020 à 07:17

CGT et l’institut d’histoire sociale

"Nos retraites sont aussi un combat sur le temps de travail"





Communiqué rédigé après la projection de LA SOCIALE au syndicat des mineurs et nous l’avons intitulé : “Nos retraites sont aussi un combat sur le temps de travail »

 

C’est ce qu’a démontré en filigrane le film de Gilles Perret LA SOCIALE diffusé ce lundi 27 janvier 2020 au Syndicat des mineurs. Environ 80 personnes ont assisté à la
projection et participé au soutien aux grévistes à hauteur de 294,23 €.

Le film est sans équivoque, l’un des objectifs majeurs et généreux des pères de la Sécu de 1945 consistait à mettre les retraités en… « sécurité sociale », c’est-à-dire, permettre aux travailleurs de partir à la retraite à un âge décent, où l’on n’est pas cassé par le travail ou la maladie, et surtout avec un niveau de pension digne.

La retraite est donc devenue un nouvel âge de la vie, celui du temps libéré pour toutes et tous. C’est la question clé, depuis le XIXe siècle : la libération du travail, qui se traduit par un combat permanent sur le temps de travail.

La fin du travail des enfants, le recul à 12 ans, puis 14 ans, puis 16 ans, de leur entrée à la mine ou à l’usine, c’est un combat sur le temps de travail. Le dimanche chômé, puis le samedi libéré, c’est un combat sur le temps de travail. Le congé maternité, les congés payés, c’est un combat sur le temps de travail. La loi des « huit heures » – huit heures de travail, huit heures de repos, huit heures de loisir – c’est un combat sur le temps de travail. La formation syndicale ou de délégation, c’est un
combat sur le temps de travail. Et bien sûr, les retraites, c’est un combat sur le temps de travail. C’est notre combat à toutes et tous !

Le recul du temps de travail dans la vie, c’est cela le progrès véritable.

À quoi bon travailler plus longtemps que le temps nécessaire à produire ce dont nous avons besoin ? La productivité a augmenté au point qu’un-e salarié-e Français-e produit trois fois plus aujourd’hui que dans les années 1970. Et que nous proposent les tenants du libéralisme et de la casse sociale ? L’augmentation du temps de travail, le retour du travail le dimanche, la facilitation du travail de nuit… et le recul de l’âge de départ à la retraite !

Pour penser les retraites, il faut donc aussi réaffirmer la nécessité de repenser le travail, d’en réduire la durée à la fois dans la journée, dans la semaine (les 32h : revendication de la CGT) et dans la vie, de mieux le rémunérer pour assurer une vie digne aux travailleur-euse-s et refuser la logique libérale du système à points qui suppose que les salaires de début de carrière valent autant que ceux de fin de carrière et que l’€uro gagné par le smicard vaut celui qui est capté par les hauts revenus !!…

 

« Vous savez, les fondateurs de la Sécu, dont Ambroise Croizat, communiste (…) étaient contre les régimes spéciaux ! » C’est un certain Julien Bargeton, sénateur la République en Marche, qui parle sur BFM TV le 26 décembre 2019. En entendant ce mensonge, ce gros mensonge, il y a un homme dont le sang n’a fait qu’un tour. C’est le petit-fils d’Ambroise Croizat, Pierre Caillaud-Croizat : « c’est une injure à la mémoire de mon grand-père ». Une tromperie sans vergogne par les adeptes d’un premier de cordée qui intitule son livre « Révolution », qui se prétend « progressiste », et dont le premier ministre présente la privatisation des retraites comme « un pacte fidèle à l’esprit du CNR » Déclaration du premier Ministre Édouard Philippe, le 10 décembre 2019.

Ambroise Croizat nous avait prévenus : le patronat ne désarme jamais !”

 

 

 




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