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jeudi 23 juillet 2020 à 20:53

Conseil municipal de Montceau

Compte Administratif 2019



 



 

 

Les écritures du Compte Administratif 2019 du budget principal et des quatre budgets annexes ont été arrêtées comme suit :

 

 

 

 

 

Interventions des élus :

Lilian Noirot

 

Mon intervention portera sur le compte de gestion et le compte administratif 2019. L’analyse que nous avons réalisé porte sur le budget principal et pas les budgets annexes.

Je commencerai par l’épargne net. L’autofinancement de la ville est très faible. Même si la ville connaît un regain d’épargne, cela est loin d’être un bon niveau autofinancement.

 

La loi de programmation de finances encadre cela. La ville de Montceau ne respecte pas ce critère.

Si je compare nos deux villes Le Creusot-Montceau, on pourrait nous reprocher de ne pas respecter les recommandations.

 

Si on ajoute les déficits des comptes annexes, il y a un travail à mener pour assainir nos finances.

Il était nécessaire d’améliorer la qualité de vie du personnel de la ville, ce qui justifie l’augmentation de la ligne ressources humaines.

 

Tout n’est pas mauvais, tout n’est pas bon non plus. La situation financière n’est pas critique. Mais il faut faire attention. Les indicateurs sont à l’orange très vif. Il faut que nous gérions les deniers publics en bon père de famille.

 

Certes la situation de la finance de la ville s’est dégradée, mais il était urgent de faire des investissements. Faisons preuve de bon sens dans la gestion de la ville.

Je voterai pour le compte administratif.

 

Laurent Selvez

 

Après les critiques de Lilian Noirot, je trouve étrange que vous votiez pour.

Nous analysons le compte administratif du mandat précédent. Je partagerai le constat de mon collègue. La situation est difficile. Nous sommes dans une situation qui demande à ce que nous nous posions quelques instants.

 

Ce qui va suivre ne concerne pas le personnel, mais bien le politique et la majorité municipale qui a conduit à ce bilan.

La campagne municipale est derrière nous. Il s’agit de nous donner les moyens d’affronter les moyens face à nous. Nous sommes dans une situation particulière. La crise sanitaire y est pour beaucoup. Cela nous ouvre un certain nombre d’opportunités et d’espoirs. Montceau est aujourd’hui dans une situation difficile et pas que financière, confrontée à une baisse de population régulière et une attractivité commerciale qui s’affaiblit. Nous sommes nombreux à constater un certain nombre à constater cela. Le mandat qui s’ouvre nous oblige de traiter ces deux problématiques au risque de voir notre territoire durablement affaibli.

 

La crise sanitaire va impacter notre système social et l’économie.

La volonté de l’État semble être là. Dernièrement l’argent est aujourd’hui posé à condition qu’il soit à disposition des mairies. Il va falloir les utiliser à condition qu’ils arrivent et que nous soyons suffisamment opportuniste et que nous ayons des priorités. Et nous les avons cherchées pendant le précédent mandat.

 

La proximité de Paris, de Lyon, le développement du télétravail, un coût de l’immobilier fait que notre territoire reste beaucoup plus accessible que les métropoles.

Nos atouts sont nombreux et nous avons la chance d’avoir un tissu économique industriel même s’il souffre à l’heure actuelle. Nous sommes sur un territoire industriel qui se bat. Un tissu commercial, associatif et une population qui a envie de se battre pour développer l’activité pour des projets innovants. Nous n’aurons rien sans un équilibre budgétaire sain. Et nous en sommes loin.

 

La dégradation financière de Montceau s’est accentuée pendant ce mandat. Les noisettes sont mangées, dévorées. La cigale qui a chanté tout ce printemps se trouve aujourd’hui fort dépourvue. Les dépenses ont grimpé de 10 % en 6 ans.

Notre capacité d’investissement s’est réduit d’un million d’euros. Notre épargne nette est proche de 0, 110 000 € cette année. Aujourd’hui les caisses sont vides. Nos capacités à investir reposent sur l’emprunt et l’augmentation de la dette. Ce chiffre ne nous permet pas d’affronter les enjeux qui sont devant nous.

La maison pluridisciplinaire, il nous faudra bien le rembourser. Notre capacité de désendettement est passé de 6 ans à 11 ans.

 

Je vous rappelle que le seuil d’alerte pour les collectivités est à 10 ans. Nous sommes dans une situation difficile. Vous reviendrez sans doute sur le passé. C’est votre habitude. Nous préférons parler nous de l’avenir de notre ville, celui des montcelliens et des montcelliennes. Nous sommes tous persuadés que nous en avons les moyens. Remplacez la cigale par 33 fourmis. J’y inclus l’opposition. Nous avons la volonté de participer à ces efforts. L’intérêt de la ville doit être notre seule préoccupation. Même si les chiffres nous amènent à voter contre ce compte administratif, nous en resterons à une abstention qui ne sera pas bienveillante. Nous continuerons à dénoncer des choix qui ne vont pas dans le sens de la ville.

 

Lionel Duparay

 

Concernant les finances de la ville, nous devons être vigilants dans les dépenses et les recettes et les capacités à faire subventionner nos projets. Nous avons les outils. Nous avons rationalisé le personnel, nos services. On entre dans une phase où la structure du personnel va être modifié. Il faudra faire attention à ne pas perdre les savoir-faire et savoir-être. Travailler pour assainir c’est ce que nous avons commencé. La démarche qui est la nôtre sur d’autres projets : nous allons réduire les consommations, les entretiens. C’est la logique de nos investissements.

En euros par habitant, notre taux d’endettement est inférieur par habitant au niveau de la strate. Nous avons un fonctionnement qui coûte cher car nous avons des bâtiments vieillissant. Il y a aussi des mutualisations difficiles. Nous ne pouvons plus avoir les équipements d’une ville de 30 000, 40 000 habitants. Nous demandons des regroupements de structures nous permettant de pouvoir réaliser des travaux. Ces dépenses de fonctionnement qui nous ont été imposées. Nous avons pu développer un service propreté car nous considérions que la CUCM ne répondait pas assez. Il fallait que notre ville soit attractive.

 

Les atouts vous en avez parlé : le Canal, les Grands Parcs etc.

Nous assumons ces choix. Oui certains indicateurs ne sont pas les meilleurs qui soient. Nous devons travailler pour la suite pour récolter ce que nous avons semé.

 

Marie-Claude Jarrot

 

Mr Noirot, que fallait-il faire ? Vous dites gérer en bon père de famille. Quand la mère de famille voit la maison qui tombe, c’est-à-dire qu’il n’y aura plus de toit, de terrain… Il a fallu investir beaucoup, rapidement. Nous avons fait des choses. Nous avons encore beaucoup de choses à faire. Nous avons fait des choses que nous pensions impossibles. La maison pluridisciplinaire ne coûtera rien à terme aux montcelliens et montcelliennes. Nous allons nous atteler à de nouvelles choses. Il y a eu des opportunités intéressantes.

Ce regroupement des clubs gymniques, cela a été une opportunité pour le gymnase Jean Bouveri.

Il nous faut gérer en bon père de famille. Il faudra un troisième mandat. Il nous faudra beaucoup de déterminations pour trouver des solutions pour investir.

Vous reconnaissez enfin notre capacité à solliciter des financements, des subventions. Ce n’est pas si facile que cela de trouver des montages financiers innovants. C’est notre ADN l’innovation. Tous les élus ont la volonté d’innover dans ce domaine. Nous avons beaucoup investi avec force et détermination.

Faire autant de choses en 6 ans, c’est incroyable, presque impossible. Je veux remercier Marie-Thérèse Frizot qui a compris les difficultés pour les restaurants scolaires.

Oui la crise écologique nous oblige à Salengro, à construire ce complexe sportif pour faire un bâtiment à énergie positive qui puisse accueillir les nombreuses associations sportives de Montceau. Il nous faudra être innovant. Il nous faudra travailler sur cette transition. La même chose pour l’éclairage public.

 

A quel moment la bascule va permettre de rembourser notre emprunt.Nous y travaillons.

 

Quelque chose m’a troublé dans les propos. La commune joue le rôle d’amortisseur social. Et c’est notre fierté. Pendant cette période de crise, nous avons maintenu l’équipement. Nous avons mis en place avant la crise, le nouveau régime indemnitaire, les tickets restaurants. Tout cela a permis aux agents d’avoir une augmentation de leur pouvoir d’achat à minima. Notre point de vigilance a été sur les agents de catégorie C, de déprécarisation. Augmentation des dépenses d’investissement, et oui. La maison s’effondrait. Il fallait faire quelque chose. Les montcelliens veulent une ville propre où les poubelles sont ramassées. Cela n’a pas été facile pour des tas de raisons.

Ils veulent une ville sûre et ils ne veulent pas d’augmentation de leurs impôts. Ils veulent des services de qualité. Et le monde associatif est actif.

 

Souvent la vanité repousse la bienveillance et c’est la modestie qui l’attire. Nous sommes avec mon équipe municipale au service des montcelliens et des montcelliennes.

 

 

Le compte administratif a été approuvé par l’ensemble de la majorité et Lilian Noirot. Le reste de l’opposition s’est abstenu.

 

 

 

 






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