Conseil municipal de Montceau
Rapport sur l’utilisation de Dotation de Solidarité Urbaine (DSU) 2019
Rapport présenté par : Lionel DUPARAY
La Dotation de Solidarité Urbaine (DSU), instituée par la loi n° 91-429 du 13 mai 1991 est une composante de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF).
Elle a pour objet de permettre aux collectivités locales confrontées à une insuffisance de ressources, de faire face aux charges qu’impIique l’amélioration des services offerts aux habitants des quartiers les plus défavorisés.
Conformément aux dispositions de l’article L 1111-2 du Code Général des Collectivités Territoriales, un rapport retraçant les actions menées par la Ville dans le cadre de la DSU doit être présenté au Conseil Municipal au cours du premier semestre de l’année suivante.
Au titre de 2019, la Dotation de Solidarité Urbaine allouée à la Ville de Montceau-les-Mines s’est élevée à 2 845 560 C.
Pour permettre un développement urbain social et solidaire en direction des quartiers les plus défavorisés, mais également sur l’ensemble du territoire communal, la Ville de Montceau-les-Mines a mis en place un certain nombre d’actions, notamment dans le domaine de la culture, du sport, de l’enfance et de la jeunesse, et de l’action sociale.
Ces actions de développement social urbain réalisées notamment grâce à la DSU font l’objet du rapport ci-joint.
Il est proposé au Conseil Municipal d’approuver le rapport relatif à l’utilisation de la DSU 2019, joint à la présente délibération.
Interventions des élus :
Hélène Touillon
Une question sur la prévention sur les 12-15 ans. Nous avons pris acte du fait que la ville ne résignait pas la convention avec la Sauvegarde. On peut peut-être avoir plus d’informations sur les publics jeunes et le local jeunes. Quel lien avec les adultes relais ? Avec les jeunes du Plessis et le quartier du Bois du Verne.
Marie-Claude Jarrot
J’ai souhaité ne pas renouveler le contrat en terme de prévention spécialisée. Le travail ne nous convenait plus du tout. Ils ont connu des difficultés en termes de personnel. La présence du personnel aux heures de bureaux posait des vrais problème en terme de médiation sociale sur le territoire. Nous avons choisi d’organiser différemment avec des adultes relais et avec des personnes qui s’occupent du local jeune installé sur le Plessis. Il y a un recrutement en cours avec un adulte qui a changé de voie. Il y aura d’autres recrutements transversaux en termes d’éducation, d’accès à l’emploi et tout cela est en train de se construire. Il ne vous a pas échappé qu’il y a eu une crise depuis trois mois.
Il nous faut des personnes présentes, bienveillantes, compétentes et qui n’hésitent pas à aller à la rencontre de, qui accompagnent les jeunes, les ados.
Les ados ce sont des personnes qu’il est difficile de mobiliser sur des projets qui soient autre chose que des projets de consommation, de sortie ponctuelle.
Nous avons réussi à mobiliser beaucoup les filles, moins les garçons. Nous avons réussi à mobiliser les garçons sur des activités sportives. Tout cela est ponctuel. Tout cela doit avoir un fil conducteur. C’est ce que nous sommes en train de construire.
Tout cela va se faire en cohérence. Ce n’est pas facile de trouver le coordinateur social. Nous construisons cela avec des profils nouveaux.
A ce jour, aucune association ne s’est manifestée pour gérer le local jeune. Pour l’instant, c’est la ville qui s’est engagée à le faire.
Lilian Noirot
Nous débattons sur l’utilisation de la dotation de solidarité urbaine. De nombreuses activités ont été mises en place. Nous pouvons nous en féliciter. Toutefois sur les quartiers du Plessis et du Bois du Verne, le taux de non imposition a augmenté sur ces secteurs. Nous devons redoubler les efforts pour permettre une meilleure insertion des jeunes. La municipalité seule ne peut pas tout faire. Il faut aussi travailler avec la CUCM ou la Région. Nous réitérons une mesure de notre campagne, de mettre en lien entreprises et jeunes.
La mesure que je vous ai présenté ne coûte rien.
Par ailleurs, le rapport précise que les ménages vivant seuls sont surreprésentés dans ces quartiers. Il nous faudra œuvrer au covoiturage, développer la mobilité douce en créant une bourse au vélo.
Concernant le Centre du Trait d’union, nous notons une augmentation du nombre de membres. La maison des parents, pourquoi certains parents ne reviennent pas ?
Enfin un point sur la jeunesse, il faut traiter cette interrogation.
Je profite de ce point pour parler de l’espace jeunesse qui manque de capacité d’accueil. La crise que nous venons de vivre requiert de remettre en place du lien social. Les locaux disponibles ne manquent pas à Montceau.
Marie-Claude Jarrot
Je ne savais pas qu’on était encore en campagne électorale, mais je vais vous donner quelques indications. Sur le centre social du TU, s’il y a une chose qui a été remarquable c’est l’écriture du nouveau projet social avec une réussite. Tout le monde s’est mobilisé.
C’est le centre social qui doit égailler la vie des quartiers. C’est une belle réussite. Nous avons à travailler pour que les parents viennent plus parler.
Il y a plus de 300 activités proposées pour l’Eté à Montceau dans les quartiers. Nous sommes en train de travailler sur le vivre ensemble, les compétences que des personnes possèdent.
Les vacances apprenantes c’est une partie du dispositif que nous avons mis en place. Près de 350 activités sont organisées.
Eric Commeau
Par pitié intégrez rapidement Lilian Noirot dans votre majorité.
Je n’ai pas de compétences en matière thermiques. Sans préjuger de la qualité des adultes relais qui pourraient être engagés, la bienveillance ne suffira pas. Il faut un peu de professionnalisme. Beaucoup de villes reviennent sur des dispositifs : les politiques des grands frères. J’espère qu’on ne tombera pas là-dedans à Montceau.
Sur ces matières-là, on peut rapidement dériver.
Marie-Claude Jarrot
J’ai ma majorité installée avec des compétences. Concernant les adultes relais, vous ne m’avez sans doute pas bien entendu. J’ai parlé de mise en cohérence du dispositif global. Il faut trouver un fil rouge pour amener les jeunes à se mobiliser et à se sentir complètement intégrés dans notre ville. Cela demande autre chose qu’une présence classique. Je ne doute pas des compétences de la Sauvegarde. Nous n’étions plus en phase avec les besoins du territoire.


