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dimanche 9 mai 2021 à 06:39

Montceau-les-Mines : Commémoration de la victoire du 8 mai

Un 8 mai à huis clos



 



 

Ce furent trois cérémonies qui se déroulèrent sur la commune de Montceau-les-Mines ce 8 mai 2021 pour commémorer le 76ème anniversaire de la victoire du mai 1945 contre le nazisme et la barbarie : cérémonie Place Beaubernard, Rassemblement des délégations et des sociétés au monument aux fusillés et cérémonie au monument aux morts.


En présence des élus, des autorités civiles et militaires, des représentants des associations mémorielles et d’anciens combattants, du CMJ et une délégation d’enfants de CM2 de l’école des oiseaux qui participent à l’action « Un drapeau pour la Mémoire ».

 

Le dernier acte s’est tenu au monument place de l’église.

Gérard Gronfier a lu le message de Madame Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants.

Après le dépôt des gerbes par Patrick Lyon, M.C Jarrot et le député Gauvain, accompagné par des jeunes du CMJ, la Maire a pris la parole.

Dans son intervention, elle rappelle les conditions sanitaires liées à cette journée mais « qui doit rester un rendez-vous doté d’exigence, de demander à notre présent de laisser une grande place à la mémoire. Quand le futur est incertain, il faut le courage de se retourner vers le passé et ne pas céder à la tentation du manque de place dans nos esprits ».

La présence, même en jauge réduite, reste indispensable ; « ces pages sombres de notre histoire nous obligent à incarner notre mission de recueillement.
Ces épreuves nous révèlent dans notre humanité. Plus près de nous, comment accepter et faire pour que les français puissent se retrouver ensemble et non face à face ?
Chaque 8 mai est un combat pour la liberté, pour la dignité. Les citoyens font la République.

La seule qui vaille, c’est celle de V. Hugo qui affirme le droit et impose le devoir ».

 

J.L Pradines

 

Message de Madame Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants :
« 8 mai 1945. Par deux fois, l’Allemagne a signé sa capitulation sans condition. Pour l’Europe, la délivrance est là, la guerre est finie. Enfin. Après tant de souffrances et de désolations, après tant d’espérances et de luttes acharnées. Même les épreuves les plus douloureuses ont une fin. Même les tempêtes les plus dévastatrices s’achèvent.

Une joie bouleversée emplit les cœurs, les drapeaux ornent les fenêtres, les embrassades se noient dans la liesse populaire. Derrière les larmes de joie, celles de la peine affleurent. Personne n’oublie les villes ruinées, les vies dévastées, personne n’oublie que l’humanité a payé le plus lourd tribut de son histoire. Notre monde en fut à jamais changé. La Seconde Guerre mondiale est une rupture pour notre civilisation qui se sait, encore davantage, fragile et mortelle.
Soixante-seize ans plus tard, reliés par notre mémoire commune et épris de la même reconnaissance, nous nous unissons par la pensée et par notre hommage pour saluer le souvenir de celles et ceux qui ont combattu et abattu le fléau nazi.

Pour notre pays, rien ne fut simple, ce combat prit de nombreux visages et la victoire mille chemins. Malgré les ardents soldats de Moncornet, d’Abbeville, des Alpes, de Saumur et tous « ceux de 40 », l’ombre de l’occupation, de la division puis de la collaboration a jeté son voile obscur sur la France.

Il y a 80 ans, en 1941, les flambeaux de la Résistance brillaient déjà. Le flot du refus et de l’espérance montait tandis que la répression forgeait son funeste souvenir à Chateaubriant, au camp de Souge ou au Mont-Valérien. La France libre recevait les ralliements des territoires ultramarins et poursuivait son inlassable épopée. Dans les sables de Koufra, elle nouait un pacte avec la victoire et par la voix du colonel Leclerc regardait déjà vers Strasbourg. A l’instar d’Hubert Germain, dernier des compagnons de la Libération, ce fut toute une jeunesse ardente et résistante qui refusa la défaite et l’asservissement, qui refusa de servir les desseins de l’occupant. Tous, ils ont permis à la France de s’asseoir à la table des vainqueurs.

Cela fut rendu possible par le combat acharné des armées françaises et des armées alliées, par les Forces Françaises Libres qui jamais ne cessèrent la lutte, par le dévouement des résistants de l’intérieur, par chaque Française et Français qui a refusé l’abaissement de la France et la négation de ses valeurs. Notre gratitude demeure indéfectible »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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