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vendredi 10 septembre 2021 à 06:26

Voiture électrique : un contrôle technique plus coûteux

Des véhicules encore rares au sein du parc d'automobiles



 



 

La commission européenne a annoncé la fin de la commercialisation des véhicules à moteur thermique d’ici 2035. Objectif ? Permettre l’accroissement de la part des véhicules électriques dans le parc des voitures et conduire à la disparition progressive des voitures à moteur thermique.

Il faudra d’ici là on le sait arriver à contenter ceux qui doivent quotidiennement assurer de longs déplacements en améliorant les performances des batteries et/ou la rapidité de leur recharge.

 

La question qui nous intéresse aujourd’hui porte sur le contrôle technique, mesure incontournable pour les voitures.

 

Et nous avons donc interrogé des professionnels du contrôle technique, au centre de contrôle technique du Plessis.

Comme pour les autres automobiles, les véhicules électriques nécessitent aussi des contrôles techniques : d’abord lorsque le véhicule atteint ses 4 ans, puis tous les ans, comme pour les autres véhicules.

 

Les spécificités du contrôle technique d’un véhicule électrique

 

Outre les points de contrôle habituels, le contrôle technique d’une voiture électrique comporte 11 points de contrôle supplémentaires, qui concernent le moteur, la batterie, les câbles, la continuité de masse. « On fait plus attention. On a aussi des équipements supplémentaires » nous explique-t-on du côté du centre du Plessis à Gourdon.

Le contrôle technique concerne notamment le contrôle des équipements électriques et électroniques, le test des circuits électriques à haute tension ou encore le contrôle de la batterie de de traction et de son coffre. En revanche le véhicule ne sera pas contrôlé au niveau du diagnostic pollution.

Sur ces 11 points de contrôle, 8 peuvent mener à une contre-visite si une défaillance majeure ou critique est constatée.

Tous les centres ne peuvent pas réaliser le contrôle technique d’une voiture électrique, car cela est plus dangereux que pour une voiture thermique. En effet, les centres nécessitent un équipement particulier et les contrôleurs doivent suivre une formation afin d’être habilités à faire ce contrôle.

Au centre technique du Plessis, les contrôleurs techniques reçoivent tous les ans un maintien des qualifications (habilitation B2XL).

 

Pour l’instant les véhicules électriques se font plutôt rares. Ce sont ceux de la Poste ou la communauté urbaine Le Creusot-Montceau par exemple. Et quelques privés commencent à apporter leurs véhicules. Le professionnel interrogé pense que le nombre de véhicules électriques en contrôle technique devrait s’accroître dès 2023.

 

Quid des véhicules hybrides ?

 

Pour les contrôleurs techniques, il faut aussi bien contrôler la partie thermique que la partie électrique. « On a une méthode spécifique pour le faire tourner, un programme, pour éviter le démarrage du moteur électrique. On contrôle quand même les câbles bien sûr » nous précise-t-on.

 

Et côté coût, le véhicule électrique reste difficilement abordable à la majorité des français actuellement. Le contrôle technique du véhicule électrique présente là-aussi un surcoût, puisqu’il faut compter près de 99 € voire davantage dans d’autres enseignes, contre 78 € environ pour une voiture à moteur thermique. Encore une autre raison pour ceux qui souhaitent garder leur véhicule actuel et éviter l’acquisition du véhicule électrique.

 

EM

 

 

 

 

 

 

 



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