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jeudi 23 septembre 2021 à 06:39

5e édition des Mecateameetings

Du 22 au 24 septembre : trois journées dédiées aux chantiers ferroviaires



 



 

 

Ce mercredi, la plateforme des Chavannes a accueilli une nouvelle édition des Mecateameetings, une convention d’affaires, des expositions et démonstrations de matériels ferroviaires dédiés à l’infrastructure.

Et c’est la 5e édition de ce genre à Montceau-les-Mines. La première s’était tenue en 2013 à l’Embarcadère. C’était alors une volonté des adhérents du Mecateamcluster de mettre en place des speed dating, se rappelle Frédéric Debleds. L’idée ? Permettre des rencontres avec des donneurs d’ordre du secteur ferroviaire.

 

En France, peu de manifestations du genre existent. Le SIFER s’intéresse plutôt au matériel roulant. Et c’est après avoir participé à un chantier britannique Rail life, que l’équipe du Mecateamcluster a imaginé les Mecateameetings. D’ailleurs, la formule a évolué, faisant passer le nombre de professionnels de 60 à 90 puis 130 participants.

« En 2019, on a voulu commencer à exposer le matériel » se rappelle Frédéric Debleds. Et ce sont ainsi des entreprises qui se rencontrent pendant 20 min et pouvant aller jusqu’à 30 rencontres sur les 3 jours qui viennent de toute la France et de l’étranger.

 

Plus un salon professionnel qu’une convention d’affaires

 

Et d’ajouter : « C’est plus un salon professionnel qu’une convention d’affaires. On a un salon restant attractif en termes de coûts. C’est au-delà de nos espérances ».

 

En effet, ce sont plus de 700 participants qui se sont déplacés pour cette nouvelle édition contre 400 lors de la précédente édition. On compte près de 45 machines exposées contre une trentaine en 2019. Et 180 donneurs d’ordres sont présents, soit 25% des participants.

Des entreprises telles que la RATP, la SNCF ou encore plusieurs entreprises suisses, belges, allemandes etc. sont présentes.

 

L’international se renforce au cours de cette nouvelle édition. La Suisse, invitée d’honneur de cette nouvelle édition est venue en force avec 35 représentants.

 

Pour le Mecateamcluster, l’idée est de créer un vrai partenariat avec la Suisse. Dans ce pays, le réseau ferroviaire est complexe et particulier, notamment avec beaucoup de fret.

 

11 pays sont représentés lors de ces trois jours parmi lesquels le Luxembourg, la Suisse, la Belgique, l’Autriche, l’Allemagne, la Grand-Bretagne, l’Italie, la Hongrie, Israël, la France et le Pays-bas.

 

Frédéric Debleds, directeur général, se félicite d’ailleurs de la présence de plusieurs entreprises belges dont Infrabel après que le pays ait été invité d’honneur lors d’une précédente édition. Depuis des professionnels du secteur s’associent belges et français pour répondre à des besoins belges et vice-versa.

 

130 adhérents et un événement qui devrait se pérenniser

 

Face au succès de cette nouvelle édition des Mecateameetings, le Mecateamcluster compte bien pérenniser l’événement. Les échos sont positifs. Et l’événement devrait continuer de se tenir tous les deux ans. L’idée reste d’avoir un événement de taille conséquente en France.

 

Et l’événement est aussi l’occasion de faire entrer de nouveaux adhérents dans le Mecateamcluster. Ils sont 130 à présent.

 

L’événement est possible grâce aux soutiens financiers de la Banque des territoires, de la CUCM, de la Région et de SNCF Réseau. Ce dernier partenaire ouvre son carnet d’adresse et est prescripteur de personnes.

 

En parallèle de cela, le Campus Mecateam continue son développement. Il tient d’ailleurs un stand. Depuis le 1er septembre, Frédéric Saunier en assure la direction, lui qui a notamment été enseignant au lycée Haigneré sur les mentions complémentaires. Les locaux du campus devraient d’ailleurs être inaugurés en janvier 2022.

 

Pour un budget de 350 000 € cette année, les Mecateameetings ont pris un nouveau tournant, plus qu’apprécié d’ailleurs par les partenaires et qui font la fierté de plus d’un !

 

Des objectifs d’ici 10 ans

 

Et quel peut être l’avenir du Mecateamcluster à présent ? Quelles sont les perspectives ?

Frédéric Debleds, réaliste explique : « A un moment donné, on ne peut pas tout concentrer sur un seul site en France. Les partenaires de Mecateam réfléchissent fortement. On conforte ce qu’on a et on développe ensuite ailleurs. Le volet emploi-formation est en cours de déploiement. Nous maintenons la possibilité de prolonger le bâtiment. Nous attendons que cela prenne une vitesse de croisière. Sur l’innovation, on sent un champ de potentiels sur l’engin et la voie. Un tiers du réseau va passer sous la gestion des régions. Il va falloir des opérateurs pour la régénération du réseau. C’est un enjeu important pour certains de nos adhérents. ».

 

Autrement dit, le futur reste dans le développement de nouvelles solutions pour les réseaux secondaires. Comment seront-ils entretenus ? Pourront-ils maintenir le même niveau d’exigence que le réseau TGV ? Les matériaux évolueront-ils selon les usages ? Ce sont autant de questions auxquelles les entreprises devront répondre dans les prochaines années.

 

Unil Lopal, entreprise 100% française

 

Au détour des stands, on trouve des entreprises de matériels très spécifiques. Unil Lopal propose des lubrifiants industriels, 100% made in France. L’entreprise qui existe depuis 60 ans et dont le siège se situe à Saumur propose trois activités à destination des industries, de l’automobile et de l’export.

Pendant ces trois jours, l’entreprise vient proposer ses solutions pour les machines du secteur ferroviaire. Frédéric Hamoud, référent technique nous explique avec Fabien Faucquez et Eric Thomas le rôle des produits.

 

L’entreprise propose des graisses adaptées aux contraintes des machines. Elle s’inscrit aussi dans un contexte environnemental en proposant des graisses biodégradables. Avec 5000 références de lubrifiants, l’entreprise propose des graisses qui répondent aux contraintes extérieures, intérieures, de pression. Elle adapte son produit en fonction de l’utilisation sur une machine. Et parfois sur une même machine, un fabricant aura besoin de plusieurs lubrifiants différents. Suivant l’utilisation aussi, la fréquence des mouvements de la machine, on calculera aussi les quantités nécessaires et la fréquence de renouvellement du produit.

Les lubrifiants jouent un rôle important, puisqu’ils limitent l’usure, la dégradation du métal et la corrosion. Ils proposent une résistance à l’eau, à la friction et à la corrosion.

 

Parmi tous les stands présents, on peut ainsi découvrir des produits originaux, spécifiques aux métiers de la maintenance ferroviaire et qui répondent aujourd’hui à des enjeux environnementaux et de sécurité du secteur.

 

Pour Frédéric Debleds, en tout cas, cette nouvelle édition est un franc succès.

Elle se poursuit encore avec de nombreux rendez-vous d’affaires ce jeudi et vendredi matin. Des conférences ce jeudi proposeront d’aborder aussi plusieurs problématiques du secteur ferroviaire.

 

EM

 

 



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