Conseil municipal de Montceau-les-Mines : questions diverses
Lavoir des Chavannes au cœur du débat
Pour les questions diverses de ce conseil municipal ce mardi, les élus de l’opposition avaient plusieurs questions portant sur le lavoir des Chavannes, son potentiel acheteur. Il a été aussi question du plan de circulation de la ville.
Et c’est Laurent Selvez qui a débuté.
Laurent Selvez
Le rachat par la ville du lavoir des Chavannes serait la pire des choses. Elle n’a aucune compétence technique pour faire face aux travaux. Et ce serait terrible pour le lavoir lui-même. Nous comprenons votre volonté. Ce bâtiment est au cœur des montcelliens.
Ne tombez pas dans le piège de l’État.
L’Etat doit assumer aujourd’hui l’avenir du lavoir et pour cela en rester propriétaire. Nous vous demandons de renoncer au rachat du lavoir des Chavannes et d’engager une consultation locale des montcelliens pour qu’ils fassent face à leur futur et passé. »
Lilian Noirot
Chers collègues, vous nous aviez proposé une délibération relative au devenir du lavoir des Chavannes. La presse locale s’est faite l’écho de plusieurs pistes dont un projet immobilier. »
Lilian Noirot lit un courrier reçu par le représentant du groupe intéressé par le lavoir des Chavannes avant de demander des précisions de la part de Mme Jarrot sur le projet de rachat du lavoir des Chavannes.
Marie-Claude Jarrot
Nous ne serons pas ceux qui auront permis la destruction du lavoir des Chavannes. Quand nous avons été élus en 2014, nous avons pris ce sujet à bras le corps. Un comité de pilotage va rendre des conclusions sur la manière de vivre dans le lavoir des Chavannes.
Entre temps, l’Etat souhaite se débarrasser d’un bâtiment comme le lavoir des Chavannes. L’équation est simple. Ils nous ont écrit. L’Etat n’a jamais entretenu le lavoir des Chavannes.
Quelle est la question qui se pose à nous ? Est-ce qu’on dit que cela ne nous intéresse pas la cession à l’euro symbolique ? Le lavoir des Chavannes sera alors proposé aux enchères. Je ne serai pas le maire qui participera à cela.
Je suis consciente de la charge. Je me suis entretenue avec M. le Préfet. Je n’ai rien signé.
L’Etat va nous accompagner sur les montages financiers en matière de subventions. C’est ma monnaie d’échanges. Ce comité de pilotage comprendra les agents de la ville et l’avocat de la ville, la DRAC (pour récupérer le vécu du conseil scientifique). Et nous allons avancer.
Pendant ce temps, je vous tiendrai au courant de ce qu’il va se passer. Nous espérons un certain montant.
Notre objectif : c’est la mise en sécurité extérieure et la mise en éclairage pour valoriser cet édifice. On a une autre piste que nous allons explorer. C’est le financement participatif. Voilà où nous en sommes.
Référendum ? Pour consulter, il faut avoir des choses à dire. Nous consulterons si nous jugeons utiles de le faire. On ne peut pas le faire sans avoir l’énoncé du problème.
Concernant la lettre que vous évoquez, ce projet ne se fera pas.
On aimerait croire à de tels projets.
Lorsque j’ai fait visiter le lavoir des Chavannes, c’était un jeudi de l’Ascension. C’est un projet improbable. L’État a parlé avec l’investisseur potentiel, a vérifié. Ce projet ne se fera pas pour des raisons liées à l’investisseur. Je ne peux pas en dire plus.
Voilà où nous en sommes. C’est un sujet dont nous reparlerons à chaque conseil. »
Pour finir sur ses questionnements, Laurent Selvez a abordé le plan de circulation global.
Une étude a été lancée par la CUCM.
Laurent Selvez s’inquiète que ce plan ait été validé sans que les commerçants ni les habitants n’aient été consultés selon lui. Laurent Selvez demande comment la population va être associée à ce travail.
Marie-Claude Jarrot
Je vais citer Jean-Paul Belmondo une nouvelle fois : « Je veux exister, c’est tout. Et je rentre chez moi. »
Dénomination de voie, hommage à la population polonaise
Une question sur table enfin portait sur le fait de dénommer la place verte de la Saule, Place Stanislaw Rychlik 1898-1945. L’homme arrivé de Pologne il y a cent ans à Montceau-les-Mines, s’affirmera comme le principal animateur de l’immigration polonaise du bassin minier.
Considérant que par son parcours professionnel, il apparaît comme un exemple de l’intégration polonaise à la population montcellienne, il a été proposé de lui rendre hommage ainsi qu’à la population polonaise en nommant la place verte de son nom.
Le conseil municipal s’est achevé à 22h.


