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lundi 17 janvier 2022 à 06:02

Montceau-les-Mines

Hommage aux mineurs disparus lors de la catastrophe de Plichon et à toutes les victimes de la Mine



 



Plusieurs syndicats et des élus, emmenés par le maire Marie-Claude Jarrot, ont rendu hommage, dimanche 16 janvier, aux mineurs disparus et plus particulièrement aux mineurs victimes de la catastrophe de Plichon. Et ce, alors qu’un froid sibérien flottait sur la région.

Triste souvenir : le jeudi 16 janvier 1958, le Puits Plichon a fait 20 victimes, lors d’une explosion, parmi les mineurs présents ce jour-là.

Dans un premier temps, des gerbes ont été déposées au monument aux victimes de la Mine, en face de la mairie. Ainsi, se sont succédés pour fleurir le monument, le maire et son conseil municipal, le Syndicat Mines Energies CGT 71 et FO Mines.

Puis, tous se sont transportés sur le site du Puits Plichon, vers la centrale de Lucy, afin d’y déposer également des gerbes. Et ce, en hommage à Claude Prost, ouvrier mineur et militant syndical.

Sur place, la fille de M. Prost, Mauricette Januszewski, très émue, et des membres de sa famille. Celle-ci a prononcé un discours émouvant, disant son émotion lorsqu’elle a découvert cette plaque, qui rend hommage à son père certes, mais « aussi à tous ses camarades mineurs ».

Et Mme Januszewski de rappeler que son père était mineur de fond dès l’âge de 16 ans, syndiqué à la CGT et délégué mineur au Puits Plichon. « Et comme tous ses camarades, il était très soucieux de la sécurité » dira-t-elle.

Poursuivant : « A plusieurs reprises, mon père avait mis en garde la direction, sur les dangers d’un secteur qu’il connaissait bien : un quartier grisouteux et poussiéreux.  En octobre 1957, avec un camarade, il avait alerté l’ingénieur, qui a reconnu un « léger dégagement de gaz » et leur a accordé une prime de 1000 francs ! ».

Mais Claude Prost rétorque qu’il ne demande pas de remerciements, ni de prime, car seule la sécurité de ses camarades compte.

Malheureusement, le 16 janvier 1958, ce fut la catastrophe à Plichon. Vingt mineurs y ont laissé la vie… Ce qui a fait dire à M. Prost : « On avait alors employé un nouveau procédé pour abattre le charbon : le tir Armstrong. Un procédé qui consistait à comprimer de l’air dans un tube, à raison de 660 fois son volume ! Ce qui avait pour effet de faire éclater la tête de l’appareil pour casser le charbon ! ».

Un échauffement, une étincelle à portée d’une poche de grisou, et le drame se produit : une très violente explosion, qui fera 20 victimes.

« J’avais 13 ans à l’époque et je me souviens de l’inquiétude à la maison et chez les voisins. Mais également de la ville en deuil, de la foule immense pour les obsèques des 20 mineurs et de la colère des « gueules noires » qui avait appelé à la grève dès le lendemain du drame » raconte Mauricette Januszewski. Ajoutant aussitôt : « Tout comme je me rappelle l’immense mouvement de solidarité dans toute la France et dans d’autres bassins miniers d’Europe ».

Un triste anniversaire qui restera encore longtemps dans les mémoires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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