Un peu de poésie…
C'est ce que nous et vous offre Gilles
Elle ou elle
Elle porte l’enfant
Ses yeux rient
Elle crie de plaisir
Elle porte l’enfant
Ses yeux brûlent
Elle crie de désespoir
Chaque naissance
Chaque espoir de vie
Humanité heureuse
Chaque mort
Chaque espoir perdu
Humanité anéantie
Partout
Tout le temps
Pour tout et n’importe quoi
L’utérus antre du mal ?
Caverne du bien ?
Non, matrice de l’humain
L’humain sourire du bien ?
L’humain grimace du mal ?
Non, clown triste
La tragédie autre face de la comédie ?
La sérénité autre face de l’angoisse ?
La dignité autre face de l’avilissement ?
Si cela pouvait être aussi simple
Mais non, le fer rouge brûle toujours
Imprime ses marques d’infamie
Stigmatisant pour toujours
Les fils et les petits fils
Les filles et les petites filles
Et les descendants futurs pour longtemps
Des bourreaux et des victimes
Des deux côtés sans distinction
Leurs dieux absents
Ont abandonné des arènes
Où les mises à mort continuent
Sous les bravos ou les cris déchirants
Avançant l’enfant dans les bras
Elle symbolise l’insignifiance
D’un destin qu’elle ne peut conduire
Elle, génitrice du monde
Elle, victime de la folie des hommes
Elle, objet d’amour et de passion
Elle poussière de temps
Redevenant poussière d’histoire
Terreau des levées et moissons futures
Gilles Desnoix, Poésies, recueil 5 : Ici


