57ème festival du Ciné Caméra Club Montcellien
Une séance d’anthologie en format cinéma à l’Embarcadère
Un président du CCCM et une Maire de la ville tous deux émus dès les discours cela pose déjà l’intrigue du film, tout du moins de la soirée.
Et ce fut une soirée des émotions, pour diverses raisons.
Casimir Kielbasa ému en qualité de président du CCCM parce que pour la première fois les projections se font dans les conditions des circuits professionnels et avec le support des dits professionnels qu’il remercie (Régis Faure, Benjamin le technicien projectionniste), parce qu’il a monté et écrit le premier court métrage, parce qu’il voit son association évoluer vers l’action formatrice auprès de la jeunesse, parce que son association dispose de nouveaux locaux, parce qu’il n’y a jamais eu autant de monde qu’aujourd’hui lors des festivals précédents, etc., etc.
Madame le maire émue en tant qu’édile de la ville qui, alors qu’il n’existe plus de cinéma professionnel en ville, peut avec la salle de l’Embarcadère proposer une salle de presque 1000 places dotée d’un matériel, d’un écran et d’un son de très haut niveau. « la plus grande salle de cinéma de la région Bourgogne Franche-Comté » s’enorgueillit elle en attendant la réalisation du complexe promis pour fin 2024début 2025.
Émue Mme le Maire parce que demain la ville bascule dans une nouvelle page de son histoire avec la démolition de Lucy III, émue parce qu’un nouvel avenir industriel écologique se dessine, émue parce que Mme le Maire recevra demain le Ministre Monsieur Le Maire.
Et le public ?
600 personnes ont pris place dans les fauteuils et elles sont émues elles aussi dès le premier court-métrage qui par sa qualité et son émotion ne déparerait pas les documentaires d’Arte ou Netflix. Le public d’entrée prend le vent de l’histoire, de la montagne, de l’humour et de la fraternité.
13 courts métrages plus une bande-annonce, une soirée aux émotions variées, un pur plaisir que le public apprécie à sa juste valeur.
Et ce n’était pas forcément gagné. Car qui dit format cinéma avec des matériels professionnels de très haut niveau ne dit pas forcément réussite car cet équipement n’est pas réellement adapté aux travaux des amateurs et vidéastes. Qu’à cela ne tienne. Comme l’a dit le Président Kielbasa en citant Ellen Johnson Sirleaf « La taille de vos rêves doit toujours dépasser votre capacité à les réaliser. Si vos rêves ne vous font pas peur, ils ne sont pas assez grands. ».
Si les membres du CCCM sont des amateurs ils sont aussi des sacrés pros capables de dépasser leurs capacités. En effet eux filment à 25 images par seconde et le format ciné c’est 24 images par seconde. Pari réussi, même si des puristes pourraient parfois détecter un sursaut imperceptible de l’image. Du beau boulot.
Et le Président, heureux de l’ouverture du club à la jeunesse annonce du même coup la conclusion de partenariats avec l’Abreuv’art des Galipotes et Open scène. Du lourd derrière comme devant les objectifs des caméras.
Le 57ème festival ouvre donc une nouvelle époque pour un club qui est sans aucun doute le plus important du département, voire de la Région.
Et L’apothéose, le dernier court métrage : « Montceau 2050 », sans Lucy… Oui effectivement ces 7 et 8 novembre 2023 marquent le début d’une nouvelle ère Montcellienne.
Gilles Desnoix










