Ben, y font quoi nos voisins Helvètes ?
Jugement du 22 novembre dernier, « la gravité du viol dépend de la durée »
Il y aurait une graduation dans la sanction d’un viol ?
Quand on lit ce qu’on lit, que l’on entend ce qu’on entend, que l’on voit ce que l’on voit : on a raison de penser ce qu’on pense, voire même plus !
Nos juristes et juges d’outre Lémand nous interloquent parfois, je dirais souvent dans le bon sens, mais là, ça craint grave.
On sait qu’ils sont lents, mais quand même, pas jusque dans l’horreur ! Si tu prends ton temps et que tu fais durer l’horreur tu es gravement puni, si tu fais ça vite fait, faut voir à alléger la peine ?
L’horreur pour la victime (en substance elle aurait joué avec le feu…le comble de l’ignominie machiste au service de l’application de la loi), la gravité du crime, la quotité de la peine en liaison avec l’importance du crime serait liées à la durée de l’acte ? Dans ce cas, des millions de femmes ont intérêt aussi à se munir d’un chronomètre dans le cadre du devoir conjugal du samedi matin. Vous trouvez ça absurde ? Moi aussi, comme dirait une célèbre pub de maison de crédit.En fait ce jugement démontre l’emprise de la bétise humaine sur l’hermine de cour.
« C’est vrai que le viol est un acte répréhensible selon la loi, oui ». Le temps qu’un juriste Helvète ait prononcé cette phrase 20 plaintes sont déposées et pas encore classées, mais presque. Difficile de faire chocolat dans les tribunaux Suisses. Mais qui paie la tablette ? Les femmes violées.
Ce jugement du 22 novembre dernier, dont le parquet fédéral suisse a heureusement fait appel, renvoie aux ténèbres anciennes et surtout essaie de glisser un coin au bénéfice des violeurs. Sandrine Rousseau doit vitupérer dans son coin. Un acte est un acte, sa gravité ne tient pas essentiellement à sa durée, mais à sa commission. Point à l’acte.
Gilles Desnoix


