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vendredi 6 mars 2026 à 05:22

Montceau-les-Mines : Le Capitole

Ciné‑tricot : quand les aiguilles font leur cinéma…



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Le cinéma Le Capitole, à Montceau, a accueilli ce jeudi une séance qui sortait des habitudes : une soirée ciné‑tricot, pensée pour mêler détente, créativité et plaisir du grand écran. Le public était invité à venir avec son tricot ou son crochet, transformant la salle en un petit atelier chaleureux où les aiguilles avançaient au rythme des images.

La projection du film « Chers parents » s’est déroulée dans une ambiance douce, les lumières légèrement tamisées permettant à chacun de poursuivre son ouvrage sans gêner la séance. Cette atmosphère particulière a donné au film une dimension presque intime, comme si l’on regardait une œuvre entre amis, chacun occupé à un geste familier.

L’événement était organisé en partenariat avec l’association Tric’O Thé, bien connue localement pour ses moments conviviaux autour du fil. Leur présence a contribué à créer un climat accueillant, où les habitués du tricot ont pu échanger astuces et sourires avec les curieux venus découvrir ce format original.

L’idée de cette soirée un peu hors du commun revient à Isabelle Genevois, adhérente passionnée qui avait déjà participé à une séance similaire dans une autre ville. Enthousiasmée par l’expérience, elle a proposé le concept au Capitole. Les responsables du cinéma ont immédiatement accepté de bousculer leurs habitudes pour tenter l’aventure.

Très vite, une seconde association, Tricot Passion de Sanvignes, s’est jointe au projet. Leur présence a renforcé l’esprit collectif de la soirée, réunissant des tricoteuses venues de plusieurs communes voisines.

Un moment pour se faire plaisir… et se faire connaître

Pour toutes ces passionnées, le tricot est bien plus qu’un loisir : c’est un prétexte à partager, à créer du lien et à vivre un moment simple et joyeux. Elles le disent elles‑mêmes : tout est bon pour se faire plaisir. Mais cette soirée avait aussi une autre vertu, tout aussi importante à leurs yeux : se faire connaître du grand public, montrer que le tricot est un art vivant, convivial, et ouvert à tous.

Un public varié qui s’est mêlé aux tricoteuses

Au‑delà des associations venues en groupe, plusieurs personnes ont rejoint la soirée de manière plus individuelle. Certaines sont arrivées avec leur conjoint, d’autres accompagnées de leur fille, d’autres encore simplement par curiosité.

Quand le théâtre s’invite entre deux pelotes

Parmi les tricoteuses concentrées sur leurs mailles, on reconnaissait plusieurs visages familiers de la troupe L’Éventail de Blanzy. Aiguilles en main, elles semblaient aussi à l’aise dans la salle obscure qu’elles le sont sur scène. De quoi donner des idées…

Après tout, quand on voit avec quelle dextérité elles jonglent entre humour, dialogues et points de jersey, on se dit qu’il y a peut‑être là le début d’une future création : une pièce où l’on tricote les intrigues aussi vite que les mailles ? 

Toutes se sont fondues sans difficulté dans cette mer de passionnées de tricot et de crochet. L’ambiance chaleureuse a permis à chacun de trouver sa place, qu’il soit habitué des aiguilles ou simple spectateur intrigué par ce concept original.

Le besoin de garder les mains occupées

Toutes les tricoteuses présentes l’ont reconnu avec le sourire : rester immobiles devant un écran, ce n’est tout simplement pas dans leurs habitudes. Qu’elles soient devant la télévision à la maison ou au cinéma pour une séance spéciale, leurs mains cherchent naturellement à s’activer. Tricoter ou crocheter devient alors un geste presque instinctif, un rythme familier qui accompagne le déroulé du film.

Pour beaucoup, c’est même une manière d’être plus attentives : les mains s’activent, l’esprit se concentre. Le grand écran devient alors un décor idéal pour laisser filer la laine tout en se laissant porter par le récit.

Une harmonie naturelle entre film et fil

Cette soirée l’a montré : loin de distraire, le tricot accompagne le film. Les aiguilles avancent doucement, les mailles se forment, et chacun trouve son propre rythme. Le cinéma devient un espace où l’on peut à la fois créer et se laisser raconter une histoire, sans que l’un n’empiète sur l’autre.

Un film qui fait rire… et grincer des dents

« Chers parents » est une comédie portée par un casting irrésistible : Miou‑Miou, André Dussollier, Pauline Clément, Thomas Solivérès ou encore Arnaud Ducret. Le film s’amuse avec un sujet universel : la famille, ses secrets, ses maladresses et ses éclats de rire. Tout part d’un appel pressant : les parents convoquent leurs trois enfants, persuadés qu’un drame se prépare. La tension monte… jusqu’à ce que la nouvelle tombe : ils ont gagné une somme colossale. Soulagement ? Pas vraiment. Car ils n’ont aucune intention de partager.

Ce point de départ, à la fois simple et explosif, ouvre la voie à une série de scènes savoureuses où chacun révèle sa vraie nature. Entre jalousies, règlements de comptes et mauvaise foi assumée, la famille devient un terrain de jeu comique où tout le monde peut se reconnaître.

Une comédie portée par des acteurs qui s’amusent

Le charme du film tient beaucoup à son casting. Miou‑Miou et André Dussollier incarnent des parents à la fois attachants et déconcertants, tandis que les enfants, joués par Pauline Clément, Thomas Solivérès et Arnaud Ducret, oscillent entre panique, mauvaise foi et tendresse maladroite. Leur énergie donne au film un rythme vif, presque théâtral, où chaque réplique tombe juste.

 

Un film qui rassemble

Ce qui séduit dans « Chers parents », c’est sa capacité à parler à tout le monde. On y retrouve des situations que chacun a déjà vécues : les discussions qui dérapent, les non‑dits qui explosent, les moments où l’on rit malgré soi. C’est un film qui fait du bien, qui détend, et qui rappelle que les familles, même dans leurs excès, restent profondément touchantes.

Dans le cadre d’une soirée ciné‑tricot, ce choix fonctionne particulièrement bien : léger, drôle, chaleureux, il accompagne parfaitement une ambiance conviviale.

Une conclusion qui ne perd pas le fil

En quittant la salle, une chose était sûre : si le film a fait rire, les aiguilles, elles, n’ont jamais cessé de travailler. Certaines ont terminé une écharpe, d’autres ont gagné trois rangs, et une ou deux ont admis avoir perdu une maille au moment le plus intense du film… preuve que l’intrigue fonctionnait !

Finalement, cette soirée ciné‑tricot aura montré qu’on peut parfaitement suivre une histoire tout en avançant son ouvrage. Et puis, entre nous, c’est peut‑être la seule séance où l’on peut entendre un « Zut, j’ai raté mon jeté ! » au milieu d’un éclat de rire général.

Reste à savoir ce que le Capitole nous réserve pour la prochaine fois :

Un ciné‑crochet ? un ciné‑broderie ? ou carrément un ciné‑macramé pour les plus téméraires ?

A suivre…

Nelly Desplanches

 

 

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