Autres journaux


lundi 20 juillet 2026 à 06:06

 » Roul’ta Bobine »

Vingt‑cinq ans de cinéma qui roule, qui vit, qui rassemble



cine-bobine-200726

 

« Au tournant des années 2000, une petite équipe animée par la même passion du cinéma décide de créer Panacéa : Michèle Iracane, Julien Fructus du cinéma de Chauffailles, Louise et Antoine Faure, mes parents et moi-même » se souvient le président Régis Faure.

Poursuivant : « Notre ambition était simple et belle : faire du Cinéma un terrain de jeu, de rencontre et de spectacle. Les premières actions furent modestes mais pleines d’élan, avec des expositions, ciné‑concerts, orgue de barbarie… Autant de manières d’amener l’image et la musique au plus près des gens ».

L’été 2001 marque un virage. Tous prennent la route, littéralement, avec leurs projections en plein air. L’idée était de  faire entrer le Cinéma dans les villages et les quartiers, comme un invité attendu. À l’époque, l’équipe travaille encore en 35 mm, avec un projecteur argentique qui faisait ronronner les bobines. C’est de cette mécanique joyeuse qu’est né le nom « Roul’ta Bobine », clin d’œil à Rouletabille, le personnage de Gaston Leroux.

Puis arrive 2010. Le numérique s’impose partout, mais Panacéa ne s’équipe pas. Le rythme ralentit, sans jamais s’éteindre. Ils se tournent alors vers les classiques, les trésors anciens, les films qui ont façonné l’histoire du cinéma. L’hiver, ils repartent en 16 mm pour des ciné‑concerts plus intimes dans les écoles, maisons de retraite, petites salles où l’on projette, comme on raconte une histoire au coin du feu…

Dans le même temps, Panacéa reprend l’exploitation du Majestic de Digoin, puis du Danton de Gueugnon, tout en développant un service régional de programmation. Le cinéma continue de vivre, autrement, ailleurs, mais toujours avec la même envie de partage.

En 2020, le covid frappe les salles de plein fouet. Le silence s’installe. C’est dans ce moment suspendu que renaît l’idée de relancer Roul’ta Bobine, mais avec une nouvelle énergie. Le cœur du projet devient la communion cinématographique. C’est-à-dire rappeler aux spectateurs la joie simple et profonde de regarder un film ensemble, de rire, de frissonner, de s’émouvoir côte à côte. Et, surtout, les encourager à retrouver le chemin des salles.

« Pour ne pas concurrencer les cinémas, nous construisons un catalogue de grands classiques et de pépites méconnues. La Région Bourgogne–Franche‑Comté nous soutient : projecteur laser, écran gonflable, transats, chaîne sonore… Roul’ta Bobine se réinvente, plus moderne, plus nomade, plus lumineux » s’enthousiasme Régis Faure.

Dès l’été 2020, les communes répondent présentes. Depuis, chaque été, Panacéa projette entre 20 et 30 films, faisant du Cinéma une fête qui circule, qui s’installe, qui rassemble.

Aujourd’hui, cela fait 25 ans que leurs bobines roulent dans les villages et les quartiers. Vingt‑cinq ans que le Cinéma devient, le temps d’une soirée, un moment partagé, une émotion commune, une lumière qui réunit.

Venez vous y glisser : chaque projection est une parenthèse où le village devient cinéma et où l’on partage, ensemble, la beauté d’un film.

Les prochaines projections de Roul’ta Bobine

Le 24 juillet à Cours, à 21h45 : Nos jours heureux

Le 28 juillet à 21h45 à Chauffailles : Intouchables

Le 4 août à Gueugnon à 21h30 : Angelo dans la forêt mystérieuse

Le 5 août à Digoin à 21h30 : Flow

Le 22 août à Semur en Brionnais à 21h15 : Le Corniaud

Certaines séances proposent animation, spectacle et buvette.

Toutes les séances sont gratuites.

 

Nelly Desplanchesroul-bobine-2007262

 

roul-bobine-2007263

 

roul-bobine-2007264

 

 

 



Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.


» Se connecter / S'enregistrer