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vendredi 7 septembre 2012 à 09:51

Libération de Montceau-les-Mines

Le 68ème anniversaire commémoré comme il se doit



 

 

Le 68ème anniversaire commémoré comme il se doit

 

 

C’est aux monuments des fusillés que s’étaient donnés rendez vous dans un premier temps, ce jeudi soir, le monde combattant, ses sympathisants et les élus pour commémorer le 68ème anniversaire de la libération de notre ville de Montceau et aussi celles des villes du bassin minier.

 

 

 

 

C’est Georges Clément, du Comité de liaison, Maître de cérémonie, qui fit le discours d’ouverture en rappelant les faits d’armes opérés par les résistants pour obtenir la fin des combats et la reddition   de l’occupant , il insista sur le devoir de mémoire, véritable motif de cette commémoration. Les porte-drapeaux, impeccables dans leur tenue,  le public présent très imprégné par l’émotion et la reconnaissance, les élus et toutes les associations d’anciens combattants écoutèrent, le discours puis la sonnerie aux morts et la Marseillaise avant d’assister aux dépôts de gerbe par Pierre Ruet de 4ème bataillon de choc pour le Monde combattant et par Germaine Foucherot, adjointe au Maire, pour la Municipalité.

 

 

 

 

 

 

Un cortège se forma ensuite derrière les porte-drapeaux pour se rendre à la stèle de Lattre de Tassigny où, après que Gilbert Clément eut expliqué le rôle joué par l’armée après que Montceau fut libérée par les FFI, furent déposées 3 gerbes par Pierre Cohen pour les SAS, par Roger Guillon pour la municipalité et par Christian Piffaut pour les CVR.

 

 

 

Le cortège se reforma ensuite pour, par la rue de la République, rejoindre le Monument aux morts, place de l’église. Là, Gilbert Clément annonça la remise de médaille et appela le récipiendaire Albin RICHLIK, qui se vit «  fait Officier dans l’ordre national de la Légion d’Honneur » par le colonel Desvignes.

 

 

 

 

Albin Richlik est né le 13 mars 1924 à Montceau les mines. Peu après le début de la guerre il assiste son père pour aider les alliés et les évadés polonais à passer en zone libre pour leur permettre  de rejoindre la Grande Bretagne. Il est arrêté avec son père le 18 juin 1943 à cause des ses activités clandestines dans la Résistance. Là débute un cauchemar de 2 ans :

 

–    Emprisonnement à Chalon, à Autun, à Dijon et à la prison du « cherche midi » puis au fort de Romainville
–    Incarcération au camp de concentration K.L.Natsweiller an Alsace au Struthof. La marque NN est imprimée sur sa tenue (en français : « Nuit et Brouillard »), marque qui signifiait que ceux qui la portaient devaient être exécutés en priorité.
–    Après le camp de Sruthof, il est dirigé sur Dachau où il est interné 3 mois.
–    Avec son père, on les emmène ensuite travailler dans une usine d’armement de la kriks maine à Guerlitz.
–    Commence alors la longue marche de la mort, suite à l’avance des Russes, il est décrété par les Allemands qu’aucun NN ne doit survivre. Au cours de cette marche, son père meurt d’épuisement et lui, sachant ce qui l’attendait, s’évade avec un camarade. Il erra 10 jours avant d’être récupéré par l’armée russe à qui il fausse compagnie, puis rejoint un camion de prisonniers français et est récupéré par l’Armée américaine qui lui permet de rejoindre Strasbourg… enfin libre, il arrive à Montceau le 5 juin 1945.
–    Là, personne ne voulant croire à l’horreur qu’il a vécue, il quitte la région et ne reviendra qu’en 1947.
Son calvaire enfin reconnu, il est décoré :
–    De la croix de guerre avec palme
–    De la croix du combattant volontaire de la Résistance
–    De la Médaille de la déportation pour fait de résistance
–    De la médaille militaire (1969)
–    Fait Chevalier de la Légion d’Honneur (9 décembre 1977)
–    Titulaire de décorations polonaises en 1946

 

De plus, il fut trésorier puis Président des CVR et porte drapeau

 

 

 

 

Il est Président de l’UNADIF.

 

Il s’est toujours attaché à témoigner dans le cadre du Devoir de Mémoire :

 

– nombreuses conférences dans les écoles, collèges, lycées, école militaire d’Autun
– Organisation de voyages conférences et guide sur les lieux mêmes de sa déportation

 

L’hommage et la reconnaissance qui lui sont faits à cette occasion sont on ne peut plus méritées.

 

Son épouse reçut des mains de Roger Guillon pour la Municipalité un magnifique bouquet de fleurs.

 

La Cérémonie de cette Commémoration se termina dans le recueillement au son de la Marseillaise et du chant des partisans.

 

Didier Mathus convia l’assistance au vin d’honneur dans le grand salon de la Mairie.

 

Jean Michel LENDEL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






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