MEGA – Montceau Ensemble à Gauche Autrement
Interpellé par "Les contrats ville-Ecofinance"
Le groupe MEGA nous a transmis le texte suivant :
« Les contrats ville-Ecofinance
Le récent rapport de la chambre régionale des comptes de Bourgogne, sur la gestion de la ville de Montceau-les-Mines, consacre 6 pages sur 32 à l’analyse des contrats passés avec la société Ecofinance. Cette société intervient auprès des collectivités territoriales dans trois domaines : la fiscalité, les coûts sociaux et les revenus du patrimoine.
Le contrat du 21.11.2005 concerne l’optimisation du régime fiscal des propriétés bâties de la commune. Les dégrèvements obtenus ont été de 86 728 euros et la rémunération de la mission, basée sur le résultat, a été de 51 863 euros TTC, soit 60% des dégrèvements. La chambre fait deux observations : – la ville n’a pas respecté les dispositions du code des marchés publics, en particulier sur la mise en concurrence des prestataires. – le mode de rémunération, exclusivement lié au résultat, semble excessif et déconnecté des prestations effectives (simple révision de fichier).
Les contrats du 18.07.2008 – Le 1er contrat concerne l’optimisation des revenus domaniaux de la commune. Le rapport de mission (15.01.2009) préconisait la hausse de la taxe d’électricité, l’instauration d’une taxe de séjour et la réévaluation des baux sous-évalués. La ville n’a pas donné suite à la première préconisation (la hausse a été proposée plus tard). L’optimisation des revenus, suite à la mise en œuvre des deux autres, a permis l’obtention d’un revenu supplémentaire fin 2011 d’environ 84 100 euros. La rémunération de la mission, basée sur le résultat, a été d’environ 35 200 euros, soit 42% des gains. La chambre fait deux observations :- la ville n’a pas respecté les dispositions du code des marchés publics. – Ecofinance se voit verser 40% des augmentations des recettes. Le 2ème contrat concerne les bases fiscales des ménages en matière de taxe foncière et taxe d’habitation. Le rapport de mission (23.11.2009) a porté sur l’évolution de la population, la recherche de nouvelles ressources fiscales et des propositions d’actions. Cette mission a été rémunérée forfaitairement de 3 900 euros HT. Le 3ème contrat concerne la taxe foncière et la taxe d’habitation perçues sur les mêmes bases que la taxe professionnelle. La rémunération plafonnée d’Ecofinance ( fixé à 35% de l’augmentation des ressources pour la commune) a été nulle, car la mission n’a pas pu aboutir, n’ayant pas obtenu, de la part de la communauté urbaine, les fichiers de la taxe professionnelle. La chambre a, à nouveau, constaté le non respect des dispositions du code des marchés publics.
Les contrats du 15.04.2010 concernent l’optimisation de la fiscalité des locaux d’habitation. Premièrement l’optimisation des valeurs locatives des taxes foncières et d’habitation de certains locaux d’habitation. Deuxièmement l’optimisation de la fiscalité des locaux assujettis à la taxe d’habitation et déclarés vacants. Les honoraires plafonnés sont fixés à 40% de l’augmentation des ressources fiscales. Les missions sont en cours de réalisation. La chambre fait les mêmes observations concernant le code des marchés publics et le mode de rémunération d’Ecofinance.
Le rapport de la chambre régionale des comptes de Bourgogne est intéressant et nous interpelle. Les observations de la chambre sont graves et les gestionnaires de la ville doivent en tenir compte. Nous nous posons la question du recours à une société spécialisée dans « l’optimisation fiscale » après tant d’années et pourquoi ce travail n’a pas été fait par les services compétents de la ville. Même si les gains pour la ville vont bien au de là des sommes citées, car ils se renouvellent chaque année, la rémunération d’Ecofinance n’est pas négligeable au vu du travail effectif pour certains contrats, comme l’indique la chambre. On peut aussi se poser la question sur la volonté des gestionnaires de la ville de voir augmenter la pression fiscale des contribuables, par l’augmentation des bases (valeurs locatives) et leur élargissement, en la proposant à l’administration fiscale. Ceci nous interpelle d’autant plus lorsqu’on sait que, par exemple, le taux de la taxe d’habitation est passé de 7,94% en 1989 à 20,33% en 2012.«
Bruno SILLA coordinateur, Robert WATTEBLED conseiller municipal, André GILLOT secrétaire PCF
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6 commentaires sur “MEGA – Montceau Ensemble à Gauche Autrement”
bjr ,
qui m’explique? un ou plusieurs des signataires ne font ils plus partie du conseil municipal et leur(s) parti(s) ou association(s) appar-
tiennent bien a la majorité municipale??
hé bien il y a la majorité socialiste, le groupe UMP, et MEGA (Ensemble à gauche autrement). En 2014 on peut parier sur plusieurs listes composée et recomposées mais 35 candidat(e)s en parité ne seront pas faciles à réunir
Montceau Ensemble à gauche autrement disais je….(voir aussi le bulletin municipal)
avec tous les travaux exécutés par la municipalité ou allons nous,
c’est encore les contribuables qui vont payer,c’est beau le socialisme, alors ùonsieur le maire et ses conseillés faite venir encore des cas sociaux
rien à ajouter a ce long teste devoilant les « manques de sérieux » de l’administration locale
Habituellement aux élections municipales de Montceau-les-Mines il y avait deux listes, mais en 2008 il y en a eu trois. La troisième liste, présentée par la section PCF de Montceau, « Montceau : Ensemble à Gauche Autrement » (MEGA) a obtenu 7,17% des suffrages exprimés et un siège de Conseiller municipal. La liste MEGA n’est donc ni avec celle qu’on appelle « la majorité », ni avec celle qu’on appelle « l’opposition ». Dans la circulaire envoyée aux électrices et aux électeurs nous disions « Notre liste (…) s’est constituée dans l’urgence et suite à la décision d’un élu qui entendait tout régir seul, et s’autorisait le droit de soustraire de nos propositions des hommes et des femmes, plutôt que d’accepter de multiplier les idées, les échanges et les compétences »
Silla Bruno, le 12.10.12