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samedi 14 avril 2012 à 12:16

« Mémoire et Fraternité » (Blanzy)

Conférence et exposition visible jusqu’à dimanche soir 15 avril 2012 à la salle Coluche de l’EVA.



Ce jeudi soir, dans le cadre de la semaine de la Mémoire, à l’Espace culturel François Mitterrand, le Comité de liaison Mémoire et Fraternité de Blanzy-Marigny-Les Bizots présidé par André Quincy recevait l’écrivain Jean-Pierre Gaildraud pour une séance de dédicaces tout d’abord et ensuite pour une conférence sur les Harkis.

 

 

 

 

Jean-Pierre Gaildraud, n é à Limoges en 1936, découvre la guerre d’Algérie en 1960 comme Officier du contingent (« appelé » donc), chef de harka en petite Kabylie. Comme tant d’autres, au nom de la France, il engage des harkis, s’engage auprès d’eux et ….les abandonne en mars 1962 ; on devine la suite. Comme beaucoup d’autres ce fut le drame de sa vie.
Il devient Professeur d’histoire et enseigna jusqu’en 1998 et c’est après la série télévisée « Les années algériennes » de Philippe Alfonsi, Bernard Fabre, Patrick Pesnot et Benjamin Stora, encouragé par ce dernier, qu’il se lança dans l’écriture de son 1er ouvrage : « il était une fois… les années algériennes ». L’écriture fut dès lors pour lui une passion mais aussi une thérapie. Il participa en 2003 à l’émission d’Arlette Chabot « Mots Croisés » consacrée à « l’abandon des harkis ».

 

 

 

 

 

A partir de là, il ne cessa de parcourir le pays et le milieu scolaire pour apporter son témoignage et ce, du secondaire à l’Université. Il anime aussi de nombreux débats et conférences à travers la France et se fait le porte parole de tous ses camarades « appelés », comme historien, par devoir de mémoire.
Très écouté, très connu pour la réalité de son témoignage, pour l’érudition de ses recherches, pour ses œuvres littéraires, il est invité à participer à de grands colloques comme par exemple le colloque international d’Alger-la Bouzaréah qui avait pour thème « De l’école coloniale à l’école algérienne » , il y parla du « rôle et de la place de l’école française de Guy Monnerot à Max Marchand et Mouloud Feraoun » (1954-1962) et par exemple aussi lorsque FR3 livre son souvenir de chef de Harka à Daniel Costelle et Isabelle Clarke dans l’émission « la blessure-la tragédie des Harkis », film qui a été projeté après la conférence de ce jeudi.

 

 

 

Jean Pierre Gaildraud nous a confié : « l’année 1962, nommée « l’année terrible », a été secouée par les tensions, les oppositions qui existaient entre l’OAS, les services secrets (les Barbouzes), le FLN (qui avait lui-même en son sein des clans qui s’opposaient) et l’armée française. Cette dernière se devait pourtant de rester neutre pour ne pas briser les « accords d’Evian », quelles sauvageries avons-nous vécues en plus du traumatisme d’avoir eu à désarmer nos Harkis ».

 

La conférence de ce jeudi soir fut justement consacrée aux Harkis et suivie par la projection du film de Daniel Cotelle et d’Isabelle Clarke « la blessure, la tragédie des Harkis » .
Jean-Pierre Gaildraud possède incontestablement le vécu et le raconte avec impartialité et le recul nécessaire pour traiter le ou les sujets relatifs à ce terrible drame vécu par les appelés. Il sait écouter et s’adapter à chacun des publics qu’il rencontre.

Merci Jean-Pierre Gaildraud pour ces témoignages de notre histoire. Merci au Président Quincy, merci à Paulette Ackermann, Maire de Marigny, à Guy Emorine, Maire de Blanzy, à Jean-Paul Luard, Maire des Bizots , merci au Comité de liaison « Mémoire et Fraternité » de nous avoir permis de connaître Jean-Pierre Gaildraud.  

 

Jean Michel LENDEL

 

 

BIBLIOGRAPHIE :

–    Les années algériennes
–    Sur les chemins de Tipasa
–    La guerre de Golf
–    Kahena
–    1954-55 les années Monnerot
–    Au-delà de l’Oued
–    Destins de femmes
–    Amours violences et Algérie
–    Les champs d’Amour
–    Citoyens de la tourmente
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