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samedi 12 novembre 2022 à 06:52

Blanzy : cérémonie du 11 novembre

Les blanzynois s'étaient déplacés pour honorer les poilus



 

Ce vendredi en fin de matinée, Hervé Mazurek, Maire de Blanzy, a accueilli Paulette Matray, Maire de Marigny, Jean-Paul Luard, Maire des Bizots et Sophie Clément, Vice-présidente au conseil départemental pour la cérémonie du 11 novembre.

 

Après un dépôt de gerbe au cimetière de la commune, la cérémonie a débuté à proximité de la mairie avec le départ du défilé comprenant l’harmonie de Blanzy, les porte-drapeaux, les pompiers, les élus et les habitants de la commune venus, des plus jeunes aux plus âgés.

 

Après avoir traversé l’axe principal de Blanzy, le défilé s’est arrêté devant le monument aux morts à proximité de l’EVA.

 

Après le dépôt de gerbes, un message de l’Union fédérale des anciens combattants a été lu par des élèves de l’école Lucie Aubrac. Puis ce sont des élèves de l’école Jean Reynier qui ont lu le poème 14-18 la Folie meurtrière. Ce sont enfin les élèves de l’école René Picard qui ont lu le poème Soldats, écoutez donc.

 

Carla a achevé les propos avec la lecture du message adressé par Sébastien Lecornu, ministre des Armées et de Patricia Mirallès, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Armées, chargée des Anciens combattants et de la Mémoire.

 

Le voici : « La nouvelle de la Victoire se répand à la volée dans tout le pays, de clocher en clocher. L’écho du clairon vient d’annoncer la fin d’un conflit qui a éprouvé le monde et décimé les Hommes. La fureur du canon s’est enfin tue, couverte par un immense éclat de joie. 11 novembre 1918, il est 11 heures : c’est l’Armistice. Pour des millions de soldats venus du monde entier, c’est la fin de quatre terribles années de combat. Le soulagement est immense.

La guerre est finie, mais pour les survivants commence un funeste décompte, celui d’un million quatre cent mille soldats français tombés au champ d’honneur, de quatre millions de nos militaires blessés ou mutilés, ces braves aux « gueules cassées » qui plongent la Nation entière dans l’effroi et l’émotion. Le traumatisme est mondial. En tout, ce sont près de 10 millions de soldats qui ont été tués, 3 millions de veuves et 6 millions d’orphelins. Les morts sont presque aussi nombreux parmi les civils.

Ceux qui sont revenus des combats racontent la puanteur des tranchées et le fracas des obus. Ils expliquent la peur avant les charges, le courage qu’il faut pour sortir des abris et donner l’assaut aux lignes ennemies sous la mitraille. Ils disent l’horreur du spectacle de leurs frères d’armes qui tombent à leurs côtés.

Souvenons-nous de leur bravoure et de leur sacrifice. Commémorons ces soldats dont les noms doivent rester gravés dans nos mémoires comme ils le sont sur nos monuments aux morts, dans les villes et les villages de France, dans l’Hexagone comme dans les Outre-mer. Souvenons-nous des soldats venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie, de ces soldats alliés venus verser leur sang pour la France, et défendre avec nous la liberté sur une terre qu’ils ne connaissaient pourtant pas.

Le sacrifice de nos Poilus nous oblige, il nous rappelle que la Paix a un prix, et que nous devons être désormais unis avec ceux qui étaient hier nos adversaires, car « ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir », écrivait Anatole France.

Ce souvenir, ce sont les jeunes générations qui doivent désormais s’en emparer, pour venir raviver la flamme de la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, pour notre liberté. C’est la reconnaissance que la Nation doit à ses combattants, à ceux qui sont tombés et à ceux qui ont survécus. Aux combattants d’hier et à ceux d’aujourd’hui, comme à leurs familles et ayants droit, la Nation doit continuer d’assurer réparation, reconnaissance et droit, comme l’a voulu le Président de la République.

Cette année nous honorons deux soldats morts pour la France au Mali : le maréchal des logis chef Adrien Quélin et le brigadier-chef Alexandre Martin. Honorons leur sacrifice et celui de tous les soldats qui ont versé leur sang pour la France. Le monde était convaincu en 1918 que la Première guerre mondiale devait être la « Der des der », la dernière des dernières. Nous savons ce qu’il advint de cet espoir et aujourd’hui, en ce 11 novembre 2022, alors que la guerre est de retour sur notre continent, n’oublions pas le combat des Poilus pour la Paix et le sacrifice de nos soldats morts pour la France.

Vive la République !

Vive la France! »

 

Hervé Mazurek a achevé la cérémonie par la lecture d’extraits du livre « Lucien histoire d’un soldat français dans la guerre ». Cet ouvrage est une adaptation des lettres de poilus, à destination d’un public scolaire.

« J’aurais pu me contenter de vous rappeler les chiffres officiels de cette guerre mondiale qui devait être la Der des Der… Des paysages marqués pour longtemps par cette guerre avec un taux de destruction supérieur à 80% dans certains endroits : destruction des routes, des voies ferrées. Des villages sont entièrement détruits, les terres, les forêts sont anéanties. La désolation est la seule vision sur les 700 km de front qui vont de la mer du Nord jusqu’aux Vosges. » rappelle-t-il.

 

104 ans après, la guerre reste présente sur le continent européen, et même sur le reste de la planète. D’autres conflits armés ont eu lieu après cette Der des Der.

 

Le maire de la commune a achevé son propos sur l’espoir de la paix notamment à travers la sensibilisation des plus jeunes, représentés ce vendredi matin par les écoliers blanzynois présents.

 

« Je suis et je reste optimiste, car nous partageons des valeurs communes, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité » a-t-il conclu.

 

La cérémonie s’est achevée par un pot de l’amitié au sein de l’EVA.

 

EM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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