Blanzy : commémoration du 8 mai 1945
En présence de pompiers polonais de Wymiarki
Ce mercredi en fin de matinée, la commune de Blanzy a commémoré la fin de la seconde guerre mondiale, en présence d’une population bien présente malgré ce pont du mois de mai.
Après avoir débuté les commémorations à Marigny, puis aux Bizots, Hervé Mazurek achevait ce cycle en compagnie de Paulette Matray (Maire de Marigny) et Jean-Paul Luard (Maire des Bizots). De nombreux élus de la commune étaient présents. Et des élèves des écoles de Blanzy s’étaient rendus à la cérémonie afin de rendre hommage à leur manière aux morts et évoquer la seconde guerre mondiale et la paix signée le 8 mai 1945.
Dans le défilé, parmi l’harmonie fanfare, les pompiers, les élus et les habitants de la communes, huit pompiers polonais venant de Wymiarki, étaient venus participer à la cérémonie. Arrivés ce mercredi matin, ils n’étaient pas venus depuis le Covid, alors même qu’un jumelage lie les deux villes. Plus exactement, le jumelage concerne les pompiers de Blanzy et de Wymiarki. Un jumelage mis en place depuis les années 2000.
Après avoir défilé dans les principales rues de Blanzy, le cortège s’est rendu devant le monument aux morts, à proximité de l’EVA. Hervé Mazurek, Jean-Paul Luard et Paulette Matray ont déposé une gerbe sur le monument aux morts.
C’est Jean-Louis Savetier qui le premier a pris la parole pour lire le texte du ministre des Armées, Sébastien Lecornu : un message rappelant la fin des conflits déjà depuis 79 ans. Une délivrance certes, mais à quel prix ! C’est aussi évoquer le soutien décisif des alliés, puis une décision de construire une Europe de la paix, de la solidarité et une ambition économique.
Ce sont ensuite les élèves de l’école René Picard qui ont lu le texte signé de l’association des anciens combattants, rappelant la résistance allemande « féroce » et la rédition le 8 mai 1945.
D’autres élèves blanzynois ont ensuite lu un poème de Louis Aragon « Je vous salue ma France ».
Le souvenir de la guerre à Blanzy
C’est Hervé Mazurek qui a ensuite achevé les discours. Il a début le sien en évoquant les souvenirs de la guerre à Blanzy : « Extrait du conseil des maîtres de l’école des garçons de Blanzy du 9 septembre 1940 : Monsieur Meunier met les autres maîtres au courant de la situation pénible de l’école où tous les locaux sont occupés par les troupes allemandes. Il a fallu se résoudre à trouver des locaux de fortune, de remplacement. Travail difficile pour un petit pays comme Blanzy.
Une grande partie du matériel scolaire, laissé dans les classes le 15 juin a pu être récupéré mais les fournitures ordinaires, livres et cahiers surtout, sont rares et très chères. Les maîtres se montreront sévères. Pour les cahiers, s’évertuer à prendre le moins de place possible, écrire sur les couvertures. Réunion du conseil d’administration de l’association des « Amis de l’éducation » du 10 juillet 1943 : aide aux sinistrés du Creusot, 200 francs ont été versés après décision d’un comité réduit vu l’urgence du cas. »
A travers ces témoignages et d’autres, le Maire a voulu montrer l’impact de la seconde guerre mondiale sur le quotidien « ordinaire ».
Pour les anciens, enfants au moment de ce conflit armé, ce sont des souvenirs : bruits de la guerre, image du soldat allemand entrant sans ménagement dans un logement, le bruit de la crosse du fusil sur la porte etc.
Il rappelle l’horreur du conflit, les transferts de population. On estime à 30 millions le nombre de personnes déplacées.
Ce sont des aussi des millions de tonnes de bombes déposées sur le sol européen. A l’issue du conflit, il faut reconstruire des pays entiers, guérir des blessures humaines, psychologiques etc.
C’est aussi la construction de la paix, une « organisation qui constituera la première étape vers une fédération européenne. » ajoute Hervé Mazurek.
Au cours de son allocution, il a salué les pompiers polonais présents, rappelant le lourd tribut payé par la population polonaise lors de la seconde guerre mondiale.
Il n’a pas manqué de rappeler enfin les travaux actuels de mémoire en vue du 80e anniversaire de la libération en septembre prochain. Ce travail est notamment réalisé avec les élèves des écoles blanzynoises.
A l’issue de son discours, Hervé Mazurek a invité les personnes présents à un verre de l’amitié et de la paix.
EM









































































