Blanzy : réunion de proximité à l’E.V.A
« Il y a tellement à faire ! »
Le Maire Hervé Mazurek a tenu une réunion de proximité ce vendredi à 18h 30 en compagnie de plusieurs élus et en présence d’une vingtaine d’habitants. La réunion initialement prévue au square s’est finalement déroulée à l’EVA en raison d’une météo incertaine.
Dans un premier temps, le Maire a fait un point sur la situation de la ville et sa gouvernance.
« Depuis 10 ans, on a déjà tenu une bonne soixantaine de réunions de ce type… C’est au moins une chose qu’on aura fait ! », ironise l’élu.
Il prend l’axe du président et décline le en même temps…
l’éclairage public, en même temps, la proximité, en même temps, sur des projets réalisés par la commune ou en intercommunalité.
« On n’est pas encore à l’heure du bilan. Ce mandat est un mandat compliqué. Une impression de ne pas démarrer avec la crise sanitaire, la crise de l’énergie, l’inflation, et on rajoute la guerre en Ukraine, les crises sociales. Malgré tout, on a réussi à monter des projets ».
Le ¨Maire indique que la santé financière de la ville est bonne. « La ville sera moins endettée en 2026 qu’elle ne l’était en 2020. La nouvelle équipe trouvera une maison saine avec de bonnes fondations ».
« Nos choix sont critiquables mais ils sont toujours responsables et dans le sens de l’intérêt public.
Il énumère… le centre technique qui a pris du retard, la rénovation de l’ancien restaurant René Picard pour devenir l’espace Colette avec le studio de danse Marina Aupècle, le local de l’office de la biodiversité et de l’association Christelle.
Les services rendus au public sont assurés dans de bonnes conditions : la petite enfance, les centres de loisirs, l’accueil scolaire et périscolaire, le gymnase Jean Zay, les locaux des associations, les salles de réunion, …
Hervé Mazurek souligne que la majorité a anticipé en connaissance de cause avec la rénovation de l’éclairage public, le changement des chaudières qui ont eu pour effet d’encaisser la hausse des coûts de l’énergie et l’inflation en maîtrisant les dépenses de fonctionnement.
À titre indicatif, quelques chiffres significatifs, frais incompressibles de fonctionnement : 120 000€ pour le musée de la mine, 250 000€ pour la crèche, 78 000€ pour le gymnase Jean Zay, utilisé 330 jours par an et 15 heures par jour.
Le Maire indique le rôle limité des élus sur l’installation ou la fermeture de commerces ou d’entreprises. « Nous jouons notre rôle de facilitateur, d’entremetteur mais ne tirons pas la couverture à nous ! On a réagi pour la caserne des pompiers, la fermeture du Crédit agricole, … On n’a rien pu faire pour la fermeture de la clinique vétérinaire ».
L’élu a ensuite listé les travaux à venir : la fin du centre technique, l’église avec la démolition et la reconstruction de la sacristie ; le chevalement du musée de la mine pour la préservation du patrimoine, les haras, …
Concernant les haras, il s’agit de réhabiliter cet espace pour en faire un véritable lieu de vie qui participe à l’attractivité du territoire et enrichit l’offre touristique avec des subventions de la CCM, de la région et de l’Europe.
Pour l’étang des Mirauds, la remise en eau se fera après le renforcement des berges réalisé par la CCM quand la météo sera propice. La ville le rachètera à la CCM pour l’euro symbolique.
Au niveau de la résidence Jean Rostand, une première tranche de rénovation de 26 salles de bain sera lancée ainsi que la mise en place d’un point d’accueil seniors.
La maison des association est vendue. Le permis est déposé. L’objectif pour les médecins est d’ouvrir en janvier 2025. « La venue de ces 4 médecins est un complément d’Esculape et non pas à la place », précise le Maire.
De plus, deux kinés vont s’installer aux bains douches.
« L’installation d’un dentiste reste liée à la vente d’un terrain appartenant à Habellis qui propose un prix trop élevé pour l’heure ». À suivre…
Le Maire revient sur les travaux de la RCEA. « Il faut tordre le cou aux légendes urbaines… »
« On est sur la dernière ligne droite qui verra la fermeture du pont avant la rentrée scolaire de septembre 2024 jusqu’en juillet 2025 et l’ouverture à la circulation des autres ponts.
Pour remettre les choses en place, la ville a touché 120€ pour le terrain de rugby amputé pour la RCEA, pas de quoi faire un terrain synthétique !
Ces travaux qui nous imposent des contraintes sont, il ne faut pas l’oublier, pour plus de sécurité. On va tous s’y retrouver ».
Puis les habitants ont posé quelques questions…
Des questions récurrentes sur la vitesse, la circulation, l’état des routes, les crottes de chiens, le fauchage, … et auxquelles il faut apporter des réponses.
Le Maire explique également qu’un test est en cours au niveau de l’école René Picard pour la sortie et l’entrée des enfants par le côté de la cité Léon Blum. Un essai qui pourrait bien être pérennisé. Les tournées de bus seront revues.
Des caméras vidéo-verbalisation seront installées dans la grande rue ainsi qu’un radar.
Plusieurs questions, d’ordre écologique : la plantation d’arbres sur la commune, l’installation d’ombrières, de nouvelles bornes de recharge pour les véhicules électriques, …
La ville a planté une cinquantaine d’arbres en partenariat avec l’entreprise Michelin, et un projet est à venir avec le Kiwanis et sur l’école René Picard.
Pour les bornes, pas de la compétence de la commune.
Concernant les ombrières, c’est envisageable mais pas sur ce mandat.
La question ultime :
Serez-vous partant pour un nouveau mandat ?
« Je n’ai pas la réponse aujourd’hui. Il y a tellement à faire… »
J.L Pradines



