Blanzy – Conseil municipal
Le budget primitif : voté à l’unanimité

Le dernier conseil municipal de la mandature s’est tenu ce mercredi 25 février 2026. Le point 18 de l’ordre du jour était le vote du budget primitif 2026 qui a été voté à l’unanimité.
Le fonctionnement d’une collectivité territoriale est rythmé par la succession de plusieurs échéances budgétaires. Conformément à l’article L 2312-1 du Code Général des Collectivités Territoriales, l’adoption du budget primitif fait suite à la tenue du Débat d’Orientations Budgétaires.
Le budget primitif 2026 s’inscrit dans un contexte particulier, puisqu’il intervient à quelques semaines des élections municipales de mars 2026. À ce titre, il constitue un budget de transition, élaboré dans un objectif de responsabilité et de continuité de l’action publique locale.
L’exercice 2025 est supérieur aux prévisions budgétaires : cet excédent est le résultat d’une maîtrise des dépenses de fonctionnement dans un contexte où l’augmentation des recettes est moins importante que les années précédentes.
Le besoin de financement de la section investissement est conforme à celui attendu lors du vote du budget primitif 2025.
Quelles prévisions pour la section de fonctionnement du budget primitif 2026 ?
Le projet de budget primitif est proposé en équilibre en dépenses et en recettes de fonctionnement à hauteur de 9 363 903,55 €.
Pour assurer le fonctionnement des services en 2026, le budget est financé par le solde de l’excédent de fonctionnement reporté (1 782 375,55 €) mais aussi par des recettes de fonctionnement nouvelles.
Le projet de budget 2026 s’inscrit dans la ligne politique mise en place par la commune depuis de nombreuses années à savoir assurer une gestion rigoureuse des fonds publics pour proposer des services publics de qualité mais aussi maintenir une capacité d’autofinancement positive et un programme d’investissement conséquent.
Les dépenses de fonctionnement

Les recettes de fonctionnement

Le projet de budget est établi sur la base d’un montant de recettes prévisionnelles d’environ 9 363 K€.
Ces recettes proviennent pour 1 782 K€ du solde de l’excédent de fonctionnement reporté. La commune bénéficie également de plusieurs postes de recettes réelles de fonctionnement : impôts directs, dotations de l’Etat ou de la CAF mais aussi contributions des usagers en contrepartie des services publics utilisés.
Alors que la commune a encaissé environ 7 884 K € de recettes en 2025 (hors reprise de l’excédent cumulé), les prévisions de recettes de fonctionnement (hors reprise de l’excédent cumulé) seront inférieures en 2026 avec un montant prévisionnel de l’ordre de 7 581 K €.
Les prévisions reposent sur plusieurs éléments :
⮑ Un produit fiscal proche de celui perçu en 2025 en raison du maintien des taux de fiscalité directe (taux maintenus depuis 2014 soit pour la 12ème année consécutive) et d’une actualisation très modérée des bases fiscales faibles en 2026 (taux de 0.8% applicable à une partie seulement des recettes communales) ;
⮑ Des incertitudes sur les dotations versées par l’Etat (au titre de la DGF ou des allocations de compensations) et par la CAF (au titre de la participation des enfants ou des familles aux services municipaux) ;
⮑ Des incertitudes sur l’évolution de la fréquentation des services municipaux et donc sur le montant des recettes municipales enregistrées au chapitre 70 (participation directe des usagers à la restauration scolaire, aux activités culturelles, à la garde des enfants au multi-accueil ou aux centres de loisirs…) ;
⮑ Des incertitudes sur les subventions de fonctionnement auxquelles la commune peut prétendre en 2026.
Les dépenses de fonctionnement : alors que la commune a dépensé environ 7 395 K€ (hors virement à la section d’investissement) en 2025, les ouvertures de crédits en dépenses de fonctionnement pour 2026 font état d’un montant de 7 163 K€ (hors virement à la section d’investissement) soit une différence de 232 K€ entre les deux exercices.
Si la commune veille, en 2026, à limiter la progression de ses dépenses de fonctionnement, elle doit néanmoins composer avec plusieurs facteurs extérieurs qui s’imposent à elle, tels que :
⮑ Le maintien d’un contexte inflationniste sur certains postes de dépenses (transports, alimentation etc) ;
⮑ De nouvelles obligations en matière de ressources humaines (notamment la hausse des cotisations CNRACL, entre autres).
Dans ce contexte, la maîtrise des dépenses de fonctionnement doit rester une priorité forte.
Ces résultats permettent d’envisager la reconduction des services et actions communales dans des conditions de mise en œuvre préservées à destination des enfants et des familles, le renforcement du lien social et de l’animation de la vie collective en lien avec le projet social, la souplesse d’accès aux services municipaux, l’accompagnement des public les plus fragiles, le soutien aux commerçants et agriculteurs locaux, les actions à destination du public scolaire, l’accompagnement des personnes âgées, l’offre culturelle, l’amélioration du cadre de vie et l’entretien du patrimoine communal, le soutien aux structures sociales et médico-sociales du territoire, l’accompagnement du tissu associatif local.
Les charges à caractère général sont prévues à hauteur de 2 835 816€.
Les prévisions pour les charges de personnel s’élèvent à 4 980 720,55€ soit 62 % des dépenses de fonctionnement ( en 2025)
La seule création de poste prévue pour 2026 est le recrutement d’un coordonnateur de la politique culturelle.
Un programme d’investissement ambitieux…
Le projet de budget 2026 est construit sur une prévision de dépenses d’investissement de l’ordre de 3 900 K€ ce qui correspond à un programme ambitieux pour la commune

Le budget primitif 2026 est construit sans recourir à un nouvel emprunt en 2026.
Quels projets pour 2026 ?

Historique de la dette

Quels impacts pour la capacité d’autofinancement et la capacité de désendettement de la commune ?

La capacité d’autofinancement de la commune est susceptible de se dégrader en 2026 en raison de l’augmentation prévisionnelle des dépenses de fonctionnement, augmentation principalement liée aux contraintes imposées dans le domaine des ressources humaines.
Cependant, l’existence d’un excédent de fonctionnement cumulé de plus de 1,7 millions d’euros fin 2025 et la rigueur engagée depuis de nombreuses années permettent de rester serein sur l’avenir
Synthèse du budget primitif 2026
Le budget primitif 2026 intervient à quelques semaines des élections municipales de mars 2026. À ce titre, il constitue un budget de transition, élaboré dans un objectif de responsabilité et de continuité de l’action publique locale.
→ Une situation financière saine héritée de 2025
L’exercice 2025 s’est conclu par un résultat de fonctionnement supérieur aux prévisions grâce à une gestion maîtrisée des dépenses. Ce résultat permet le report d’un excédent d’environ 1,8 M€ dans le budget 2026 et contribue au financement des investissements. La commune aborde donc cet exercice dans des conditions financières globalement solides.
→ La section de fonctionnement s’équilibre autour de 9,36 M€.
Les dépenses sont principalement structurées par :
✓ Les charges de personnel, premier poste budgétaire, traduisant le choix de maintenir un service public de proximité assuré en régie ;
✓ Les charges générales nécessaires au fonctionnement des équipements, à l’entretien du patrimoine et à l’accueil des usagers ;
✓ Le soutien au tissu local, notamment via les subventions associatives et la participation aux actions sociales ;
✓ Les indemnités et frais liés aux élus, qui représentent une part limitée de l’ensemble des dépenses.
Malgré un contexte marqué par l’inflation et la hausse de certaines charges, la commune conserve une capacité d’autofinancement permettant de transférer environ 1,2 M€ vers la section d’investissement.
→ Les recettes reposent principalement sur :
✓ La fiscalité locale, avec des taux maintenus stables ;
✓ Les dotations et participations institutionnelles ;
✓ Les produits des services municipaux.
Les prévisions sont établies avec prudence, compte tenu des incertitudes liées aux financements extérieurs et au contexte économique. La politique tarifaire reste mesurée afin de préserver l’accessibilité des services à la population.
→ Une politique d’investissement maintenue en 2026 sans recours à l’emprunt
Le budget prévoit environ 3,9 M€ d’investissements, financés sans recours à un nouvel emprunt. Les opérations portent notamment sur l’entretien et l’amélioration du patrimoine communal, le cadre de vie, les équipements éducatifs et culturels ainsi que plusieurs projets structurants du territoire.
Cette orientation traduit la volonté de poursuivre les projets engagés tout en maîtrisant l’endettement et en préservant la capacité financière future de la commune.
Conclusion
Le budget primitif 2026 reflète une gestion responsable et pragmatique dans un contexte de transition démocratique. Il assure la continuité des services essentiels et la stabilité financière de la collectivité, tout en évitant d’engager des choix structurants qui relèveront de la prochaine mandature.
Il constitue ainsi un budget d’équilibre et de passage de relais, garantissant à la fois le fonctionnement quotidien de la commune et la préservation de ses capacités d’action pour l’avenir.
La parole est donnée aux élus…
Séverine Girard-Leleu revient sur les secteurs Enfance- Jeunesse qui accuse une baisse de 10 000€ avec la baisse des aides de la CAF. La commune continue cependant ses actions et la poursuite de ses efforts pour la petite enfance, le recrutement d’un apprenti. Concernant la restauration scolaire, les recettes se montent à 183 000€. Les dépenses alimentaire à 227 000€. La municipalité maintient la tarification.
Le centre social enregistre une hausse de la fréquentation de 20 %. Il existe donc des points de vigilance, la baisse des aides, l’augmentation des coûts du transport, … pour le maintien d’une offre de qualité.
Sophie Clément souligne qu’il s’agit d’un budget dans la continuité, qui tient compte des priorités pour un service public fort. C’est un budget de l’aboutissement d’une fin de mandat avec les principes de prudence et cependant ambitieux pour préparer l’avenir, des choix assumés, portés par l’intérêt général.
« C’est un budget qi traduit nos choix politiques », explique Christian Grand. « Un budget responsable, cohérent, sincère avec une gestion rigoureuse, le maintien des investissement, ambitieux pour des services publics de qualité. Un budget volontariste et protecteur ! »
J.L Pradines






