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mercredi 12 juin 2024 à 05:34

Chaque mercredi, prenez de la hauteur avec l’Aéro-Club du Bassin Minier

Un passionné, de l’aéromodélisme à l’ULM puis à la présidence de l’ACBM



 

Là aussi un exemple de dévouement et d’attachement au club : Emmanuel Sirop

Le prénom Emmanuel dérivé de l’hébreu signifierait « Dieu est avec nous » donc forcément dans le ciel. En son temps Socrates a dit avec sagesse : « L’homme doit s’élever au-dessus de la Terre – jusqu’au sommet de l’atmosphère et au-delà – car ce n’est qu’ainsi qu’il comprendra pleinement le monde dans lequel il vit. ».

Si l’on ajoute que le futur Emmanuel Sirop a pris son premier baptême de l’air dans le ventre de sa mère avec son père aux commandes de l’avion, on comprend comment à  la cinquantaine il est dorénavant président de l’Aéroclub du bassin minier de Pouilloux.

Son père, Georges Sirop, pilote depuis 51 ans, a longtemps siègé au Conseil d’Administration du club. Bon sang ne saurait mentir.

 

Mais son fils Emmanuel est venu au pilotage par des voies moins classiques.

 

D’abord l’aéromodélisme, une passion, un sens de l’organisation, des responsabilités. En 1993 il prend la tête de l’association et continue de la diriger.

Depuis 1930 sous l’appellation Les Ailes Montcelliennes existe un aéroclub de passionnés d’avion mais aussi d’aéromodélistes. Bien que le club aéromodélisme de Pouilloux ait trouvé une existence  officielle  depuis 2014 la section aéromodélisme a vu le jour réellement en 1946. La piste en dur de l’aéromodélisme de Pouilloux  date de 1978 et elle a été réalisée grâce aux bénévoles de l’association et les services de la CUCM.

Outdoor au printems et l’été, mais les pilotes de modèles aériens travaillent aussi la technique en hiver dans le Gymnase Saint Exupéry à Montceau. Il s’agit d’appareils différents, plus petits, plus légers.

Emmanuel Sirop nous a montré lors de notre visite à l’aérodrome de Pouilloux son appareil fétiche : l’Extra 300 LP, réel biplace de 1,73m d’envergure d’un poids de 5 kg, équipé d’un moteur thermique de 20 cm3. Une pure merveille.

Emmanuel Sirop, ci-devant président actuel de l’ACBM est ensuite devenu pilote breveté d’ULM le 5 février 2013. Pour lui une évidence et un choix à la fois économique et pratique. L’ULM bénéficie d’une masse au décollage moindre qu’un avion classique, bien qu’il lui ressemble comme 2 gouttes d’eau, il a un prix de revient de l’heure de vol moindre aussi. De plus la règlementation concernant les ULM est moins contraignante que celle s’appliquant aux autres aéronefs. De plus certains ULM volent aussi vite que bien des avions de tourisme classiques.

Voler ça lui donne un sentiment énorme de liberté, cela l’oblige à beaucoup de concentration et lui permet alors de se focaliser sur l’essentiel : voler.

 

En ce qui concerne ses nouvelles responsabilités il trouve dès ses débuts de président que l’expérience est très intéressante, motivante et qu’elle lui permet d’accroitre sa connaissance du milieu « avion ». Il cotoîe depuis si longtemps les membres du club dont son père fait partie qu’il se considère comme en famille. C’est ce qui l’a motivé quand l’occasion s’est présentée de succèder à Jean Claude Cothenet dans la lignée des illustres présidents de l’ACBM.

Pour lui, les objectifs définis par Jean Claude Cothenet sont les bons et il poursuivra la politique du club dans ses 4 axes :

  • Poursuivre le rajeunissement en prenant appui sur le BIA par exemple.
  • Combler le déficit d’heures de vols sur les avions du club
  • Redynamiser les activités que la période Covid-19 a largement freinées
  • Mieux faire connaître l’ACBM, l’aviation de loisir et l’ULM, une activité à développer dans le territoire grâce au club.

 

Napoléon Bonaparte avait l’habitude de dire à ses généraux : « Tant que tu n’as pas déployé tes ailes, tu n’as aucune idée de la distance que tu pourras parcourir. », il semble qu’Emmanuel Sirop apprécie maintenant la justesse de cette remarque. Il possède les qualités nécessaires pour que l’ACBM parcoure encore de longues distances. Pondéré, réfléchi et pragmatique ce passionné se laisser guider par sa passion en se rappelant que chaque décollage est facultatif et que chaque atterrissage est obligatoire.

 

Gilles Desnoix

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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