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vendredi 8 novembre 2019 à 05:33

Saint-Vallier : deux conférences

Jacques Raccouchot raconte la vie quotidienne à Saint-Vallier



 



Saint-Vallier au fil des siècles…

Jacques Raccouchot au cours de deux conférences, le dimanche 10 novembre et le dimanche 8 décembre, à 16h 00, à l’E.C.L.A, contera et décrira la vie quotidienne à Saint-Vallier au temps de Louis XIV et avant et pendant la Révolution.

 

Pourquoi ?

Jacques Raccouchot constate que « La mine a tout écrasé. On parle souvent de la mine. On a l’impression qu’avant il ne se passait rien et que rien n’existait sur le bassin et plus particulièrement sur Saint-Vallier.

Il s’agit de resituer historiquement ce qui se passait à différentes époques et comment vivaient les habitants de ce bourg. »

 

Comment ?

« Par la généalogie, je suis parti en découverte et j’ai utilisé trois sources :

-les registres paroissiaux : baptêmes, mariages, sépultures

-les visites des feux : les foyers

-les rôles d’impôts : les listes des contribuables. »

 

À partir de ces sources, on peut voir l’organisation et la composition des familles, les personnes  imposées, les quartiers de résidence et le niveau social.

On peut également déterminer

-les métiers : la terre, le bois, quelques artisans (meuniers)

-l’activité commerciale ciblée : marchands de bétail, drapier.

 

Le territoire était un ensemble de fiefs qui appartenaient à 7 seigneurs.

 

 

Jacques Raccouchot précise qu’il n’a travaillé qu’à partir de documents historiques pour étudier la période sous le règne de Louis XIV de 1661 à 1715, qu’il présentera, ce dimanche 10 novembre.

 

Administrateur du cercle Généalogique de Saône et Loire, il souligne l’intérêt que porte les historiens à leurs sites de références car ils contiennent de nombreuses ressources.

 

Quelques anecdotes pour attendre dimanche…

 

Vu dans les registres paroissiaux où les curés enregistraient notamment les naissances.

On baptise dès la naissance ou le lendemain au plus tard pour mettre au plus vite le nouveau-né sous la protection de Dieu. Aussi  les décès d’enfants en bas âge étaient nombreux.

Certes on baptise dès la naissance, mais il arrive qu’on soit obligé de reporter de plusieurs jours à cause de conditions climatiques. Ainsi en 1704, LE 16 mars, Antoine COLY , fils de Claude COLY laboureur chez Beaupoil  et d’Antoinette CORNU, a été baptisé seulement le 20 à cause de «  la Bourbince  qui étoit épanchée ». (On n’avait pu la traverser pour se rendre  à l’église de St-Vallier ; pas de pont, pas de planches entretenues …)

 

On avait déjà à se plaindre des impôts…

En 1695, on institua un impôt supplémentaire, la capitation, pour faire face aux frais de la guerre avec promesse qu’elle cesserait d’être perçue  à la fin de la guerre. Elle fut effectivement supprimée 2 ans plus tard en 1697 mais rétablie en en 1701 et ce jusqu’à la Révolution.  Ce nouvel impôt se fit sentir aux roturiers comme un supplément d’impôt.

 

J.L Pradines

 

 

 



 

 



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