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mercredi 8 juillet 2020 à 06:12

Saint-Valllier : Konecranes La grève : Jour 2 !

La colère gronde !



 



Les salariés en grève illimitée ont pris possession de l’espace extérieur de l’usine et ont installé plusieurs stackers, des banderoles et alimentent en permanence le feu de palettes et de pneus, ce feu symbole de leur colère qui crée une colonne de fumée noire tel un volcan qui gronde …

 

 

« On est parti pour faire tourner le compteur », indiquent haut et fort plusieurs salariés de Konecranes !

 

Une mobilisation qui dès le 2ème jour a pris une tournure beaucoup plus politique.

En effet, après la déclaration du préfet lundi soir, qui condamne l’attitude de la direction finlandaise de Konecranes et  sa décision de saisir le procureur de la République de Chalon-sur-Saône, afin de l’informer de la situation, les élus des communes du bassin sont venus sur le site apporter leur soutien aux salariés en lutte.

 

C’est plus de 250 personnes qui ont écouté  les prises de parole de Mickaël Wamen (il a mené la lutte chez Good Year), les maires de Sanvignes, Saint-Vallier et Montceau ainsi que l’avocat Ralph Blindauer qui n’a pas hésiter à qualifier de délinquants la direction de Konecranes.

« En effet, lorsque que le représentant de l’État, le préfet  communique sur ce comportement scandaleux de Konecranes, lorsque l’on s’assoit sur le droit et les injonctions de la DIRECCTE avec un tel mépris, il ne faudra pas s’étonner de finir au pénal où ils côtoieront des délinquants. Lorsque l’on pratique le délit d’entrave on est délinquant ! »

Ralph Blindauer rappelle que ce plan était connu par les experts mandatés par les salariés en juillet 2018. « On est face à un plan stratégique mondial, un plan de redéploiement économique mondial. On se fiche de la question de l’emploi ! Ils veulent passer en force. La direction ne peut donc pas s’étonner des réactions sur le terrain. Rien n’est plus violent que la fermeture d’une entreprise.»

 

S’adressant aux salariés : « Vous avez raison. Comptez sur votre mobilisation. La direction veut couper court aux négociations dès le 8 juillet et menace les salariés de  proposer son plan unilatéral et alors… allez-y ! Même pas peur ! On a des cartes juridiques crédibles… Leur document unilatéral ne sera pas homologué !

Vous, ne baissez pas les bras, le soutien va devenir grandissant… Ils mettront un genou à terre et devront assumer leurs responsabilités.

 

 

 

Puis Ralph Blindauer conclut « Ce sont les salariés qui écrivent l’Histoire. » et s’adressant à Mikael Wegmüller, directeur France de Konecranes, « Ayez les couilles de venir devant les salariés, venez assumer vos décisions ! »

 

 

Prochain rendez-vous :

Réunion, mercredi 8 juillet à 9h30 en présence  de la DRH de Konecranes France, Maddy Jouanneau et les représentants des organisations syndicales.

 

La direction de Konecranes aura-t-elle l’outrecuidance de mettre un terme aux négociations à l’issue de cette réunion ?

 

 

J.L Pradines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






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