Saint-Vallier : Cie Solfasirc
Le public a ri entre avalanche de colis et marée de déchets
C’est au Cosec Audin, ce dimanche 30 mars, que la Cie Solfasirc, composée de trois comédiens, a rassemblé une cinquantaine de spectateurs, pour son spectacle Zone à la Dérive.
Un spectacle inspiré sur la surconsommation humaine, qui implique des tonnes de déchets.
Sur scène, en plus de la roue Cyr, le spectacle met en scène plusieurs éléments qui enrichissent l’univers visuel et sonore. Les enfants adorent, les parents sourient aux facéties des trois colocataires.
Dring-Dring ! Encore un colis, dont les comédiens ne retirent que du plastique, encore, encore et encore. Des tonnes et des tonnes de plastique…
Qui finissent en corde raide permettant à l’artiste de se mouvoir, puis de dégringoler.
A la réception de chaque colis, c’est l’euphorie dans l’appartement de trois colocataires. Géante géode, roue Cyr, balles et percussions animent leur univers de taquineries comiques.
Sur une scène qui se rétrécit comme une peau de chagrin, effaçant l’espace entre les comédiens et les spectateurs, ces derniers finissent par être envahis par cette marée de déchets.
Pleins d’humour, les trois hommes demandent aux parents de leur laisser leurs enfants, pour nettoyer cette marée de plastique.
La morale de « Zone à la dérive » invite à une réflexion profonde sur nos habitudes de consommation et leurs impacts. À travers l’euphorie et le chaos provoqués par la réception de colis, le spectacle nous questionne : notre quête incessante de satisfaction immédiate est-elle vraiment essentielle ?
Il met en lumière les conséquences environnementales de nos choix, comme la surproduction de déchets, tout en rappelant que derrière chaque livraison rapide, se cache une forme de dérive. Personnelle et collective.
Le message pourrait se résumer ainsi : consommer avec modération et conscience est une manière de préserver notre équilibre et celui de la planète.
Très instructif, mais pas sûr que les plus petits des spectateurs aient compris le sens de cette sensibilisation au gaspillage et à la surconsommation.
En tous cas, ils se sont bien amusés et c’est bien là le principal. Nous les adultes, on a adoré !
Nelly Desplanches