Sanvignes – Association Ornithologique Creusot-Montceau
Éleveurs d’oiseaux : une passion qui espère du sang neuf

La Bourse aux oiseaux, qui s’est déroulée ce dimanche à la Trèche, et qui a été organisée par l’association Ornithologique Creusot-Montceau, a une nouvelle fois attiré passionnés, éleveurs et simples curieux. Tous venus découvrir un univers fascinant où se côtoient plumes éclatantes, chants mélodieux et espèces venues des quatre coins du monde.
L’événement a offert un véritable voyage au cœur de l’ornithologie amateur, avec une diversité remarquable de volatiles présentés (300 environ).
Au fil des allées, les visiteurs ont pu admirer les canaris, stars incontestées du secteur des becs droits. Reconnaissables à leur silhouette fine et à leur chant cristallin, ils se déclinent en une multitude de couleurs : jaune lumineux, blanc pur, orange intense ou panaché.
Les éleveurs présents ont partagé leur savoir-faire, expliquant les différences entre canaris de chant, de posture ou de couleur, et donnant de précieux conseils aux futurs acquéreurs.
Plus loin, l’ambiance changeait avec l’espace dédié aux becs crochus, où perruches et perroquets attiraient tous les regards. Les perruches ondulées, vives et sociables, rivalisaient de charme avec les calopsittes, inséparables et autres espèces plus rares.
Quant aux perroquets, véritables vedettes de la journée, ils impressionnaient par leur intelligence, leurs couleurs éclatantes et leur capacité à interagir avec le public. Les éleveurs ont rappelé que ces oiseaux, plus exigeants, nécessitent un engagement sérieux et une relation de confiance sur le long terme.
Preuve en est l’histoire que raconte Paco Gonzalez, président de l’association : « J’ai récupéré il y a trois ans un perroquet nommé Gaston (j’en avais déjà un qui s’appelle Love) qui appartenait à un ami décédé. Il ne m’aime pas, car c’est moi qui suis allé le chercher chez son maitre défunt, le délogeant de son foyer. En revanche, il aime bien mon fils.
Je ne désespère pas, j’ai le temps de l’amadouer, puisqu’un perroquet vit environ…80 ans et que Gaston a 10 ans ! Cela ne l’empêche pas, quand un ami vient à la maison de me crier : « Paco ! T’as un nouveau copain ? ».
Sensibiliser les visiteurs au bien-être animal
Cette Bourse aux oiseaux a également été l’occasion de sensibiliser les visiteurs au bien-être animal. Les organisateurs ont insisté sur l’importance d’un environnement adapté, d’une alimentation équilibrée et d’un suivi attentif pour garantir une vie harmonieuse à ces compagnons à plumes.
Le public, et notamment les enfants ont admiré également un superbe coq et des lapins géants.
Les adultes ont pour leur part fait honneur aux artisans présents, avec leurs tableaux, bijoux et certains ont fait leurs achats chez le grainetier présent.
Par ailleurs, tous les éleveurs ont été unanimes : « Nous sommes de moins en moins nombreux car nous sommes pour la plupart très âgés. Il faudrait que les jeunes prennent la relève ! ».
Quoi qu’il en soit, entre découvertes, échanges et émerveillement, l’édition de cette année a confirmé le succès de la manifestation. Qu’ils soient amateurs de becs droits ou passionnés de becs crochus, tous sont repartis avec des images colorées en tête… et parfois un nouvel ami à plumes.
Les passionnés
Jean Létienne, 91 ans
Ce Blanzynois avait amené 60 oiseaux pour cette exposition. Mais chez lui, il en a encore environ 200. « C’est une passion depuis 60 ans ! » dit-il. Ajoutant : « mon autre passion est le jardinage, mais je l’arrêterai avant l’élevage, c’est sûr ! ».
L’homme aime tellement les oiseaux qu’il en a offert plusieurs au foyer Sainte-Marie, pour égayer un peu le lieu et les résidents.
Et même si cela implique beaucoup de travail et un budget mensuel conséquent, il continuera à élever ses oiseaux encore longtemps…
Bernard Theuret, 87 ans
Il vient d’Etang-sur-Arroux et lui aussi a la passion des oiseaux depuis six décennies. « Par pur plaisir, dit-il en contemplant les 18 spécimens exposés, des canaris de posture. Chez lui, il en possède encore une soixantaine. Qu’il nourrit de graines, de pâtée, d’œufs durs et de biscottes.
Il vend quelques pièces à l’occasion, mais ce n’est pas sa principale motivation.
A noter
Les 14 et 15 février prochains, aura lieu l’exposition nationale d’aviculture à Paray-le-Monial, organisée par la Société avicole du Charolais, au 9 rue Pierre Lathuilière (centre associatif parodien). Présence de 800 animaux en concours. Présentation et vente d’oiseaux exotiques.
Samedi 14 février ; de 9h à 19h
Dimanche 15 février : de 9h à 16h.
Nelly Desplanches
































































