« La réforme des complémentaires santé va dans le sens du progrès pour les salariés »
Les députés de Saône-et-Loire prennent position
Edith GUEUGNEAU, Cécile UNTERMAIER, Philippe BAUMEL, et Thomas THEVENOUD, députés de Saône-et-Loire, on signé ce texte :
« C’est une revendication historique des syndicats français auquel le Gouvernement a répondu : au 1er janvier 2016 tous les salariés du public et du privé soit 27 millions de personnes bénéficieront d’une complémentaire santé cofinancée par leur employeur.
Cette couverture santé garantira également les personnes en situation du chômage durant 12 mois, ce qui permettra d’assurer la continuité de la prise en charge.
Alors que 4 millions de salariés n’ont pas accès à une mutuelle complémentaire collective complémentaire et que plus de 400 000 salariés se passent totalement de complémentaire faute de pouvoir y souscrire individuellement, ce texte est une avancée majeure en faveur du droit à la santé pour tous.
Rappelons que le Gouvernement a mis en œuvre dès 2013 plusieurs mesures pour répondre à cet objectif : limitation des dépassements d’honoraires, généralisation de la couverture maladie universelle pour les plus précaires d’entre nous, diminution des frais d’optique, prise en charge intégrale des frais de contraception et d’IVG, renforcement de l’accès aux soins pour les zones rurales en lien avec les collectivités locales comme le Département de Saône-et-Loire.
L’ensemble de ces mesures ont été réalisées sans aucun déremboursement de soins ou de médicaments pour les assurés sociaux, contrairement aux pratiques de la droite depuis 10 ans.
Bien évidemment, cette loi ne décide pas de tout : elle pose un objectif et les partenaires sociaux devront ensuite négocier pour trouver la meilleure solution pour leur secteur. C’est donc une main tendue au dialogue social.
Chaque branche professionnelle réalisera ainsi un appel d’offres transparent en fonction des besoins des salariés de cette branche.
Le choix du prestataire sera réalisé par les partenaires sociaux (patronat et syndicats) et l’effet de masse représenté par le volume des salariés de chaque branche permettra de négocier des contrats mécaniquement plus avantageux pour les salariés.
La Cour des comptes a relevé que les contrats collectifs disposent de prestations majoritairement de meilleures qualités et des primes moins onéreuses que les contrats souscrits à titre individuel.
Chaque entreprise pourra ensuite retenir librement la complémentaire choisie par sa branche ou sélectionner un autre prestataire.
Chacun peut défendre ses propres intérêts mais nous avons la responsabilité en tant que parlementaires de défendre l’intérêt général. Au-delà des revendications de chapelle, il est temps de s’unir pour préserver le modèle social français auquel nous sommes collectivement très attachés.
Plus globalement, nous souhaitons favoriser l’amélioration du contenu des contrats de complémentaires santé responsables et solidaires, afin qu’elles remboursent mieux l’immense majorité des Français, sans céder au chantage des dépassements excessifs des honoraires.
C’est le sens de la politique que nous menons en faveur de la justice sociale. »



8 commentaires sur “« La réforme des complémentaires santé va dans le sens du progrès pour les salariés »”
Et les retraités dans tout ça. Ils ne sont bons qu’à être ponctionné sans cesse,face à une certaine couche de la population pour qui on a ouvert tous les droits,y compris celui de ne pas travailler et de bénéficier de tous les avantages du système
donc 27 millions de personnes paierons des impots sur les mutuelles,merci la gauche.
oui çà c’est une chose … pour imposer aussi les mutuelles des salariés .sur l’imposition , que disent les syndicats , eux ,dirigeants de mutuelles …..silence
Avec à la clé une imposition des salariés sur la part employeur, c’est ça le sens du progrès pour les salariés ?
Il y a une avancée sociale par rapport à une situation qui ne l’est pas. La sécurité sociale devrait suffire à couvrir les besoins de tous les français, sans qu’ils soient dans l’obligation de souscrire une complémentaire santé.
De renoncements à déremboursements, tout en augmentant les prélèvements sociaux, les gouvernements successifs ont conduit les français à s’assurer auprès des institutions privées.
Ce système hybride unique au monde n’est plus viable, les salariés et employeurs protestant contre le poids des « charges », et les assurés sociaux se plaignant des prises en charge des frais de santé inexistantes ou partielles par la sécurité sociale. D’où l’obligation de souscrire une complémentaire santé aux coûts prohibitifs pour une grande majorité des citoyens.
Ces dysfonctionnements vont à l’encontre de l’intérêt général, mais profitent à quelques intérêts particuliers qui sont confortés par les clauses de désignation ou « recommandation » votés par les députés et critiqués par les mutuelles indépendantes et les acteurs sociaux les plus représentatifs.
On peut toujours s’interroger sur le maintien d’une sécurité sociale étudiante à l’efficacité contestable et qui protége mal les étudiants.
D’autre part pourquoi le maintien des différents régimes de l’Assurance Maladie constituée de trois principaux régimes ,le régime général l’assureur solidaire de quatre personnes sur cinq en France, et qui finance 75 % des dépenses de santé, le régime agricole qui couvre les exploitants et les salariés agricoles et est géré par la caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (MSA), le régime social des indépendants qui couvre les artisans, commerçants, industriels et professions libérales, dans un système qui comprend également de nombreux autres régimes dit « spéciaux » : le régime des marins et inscrits maritimes, le régime des mines, de la SNCF, de la RATP, d’EDF-GDF, de la Banque de France, de l’Assemblée nationale, du Sénat, le régime des clercs et employés de notaire, le régime des ministres du culte, etc.
Pourquoi ne pas considérer que tous les français sont égaux en droits et devoirs et instaurer enfin un seul régime de couverture santé pour tous, qu’il soit député, chômeur, ou clerc de notaire ?
Monsieur Ferreira , je connais vos idées et d’ailleurs vous êtes parmi les conseillers municipaux de la majorité municipale un de ceux qui les exprimées souvent.C’est ainsi que l’on n’entend pas très souvent MM.MONNET,MENEBOEUF,BONIN,KRIVOPISSKO(?)et c’est bien dommage .
Mais à la lecture de cette longue diatribe , je me suis posé une seule question , QUE FAITES VOUS ENCORE A SOUTENIR UNE MAJORITÉ SOCIALISTE , dont il semble que vous fassiez encore partie, et qui soutient cette politique , surtout en ce qui concerne les systèmes de retraites dit spéciaux?
j c rey
la réforme va dans le bon sens , est – ce le sens du mur vers lequel nous filons tout droit , dont vous voulez parler?
Gilbert,renseignez vous convenablement,tout les syndicats ont signés ce protocole,sauf deux qui l’ont dénoncés,fo et la cgt