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vendredi 8 novembre 2013 à 16:05

RCEA

" Les élus de Droite reforment le « syndicat de défense des actionnaires des sociétés d’autoroute" dit la gauche



 » Profitant du débat breton sur l’écotaxe, la droite départementale distille le mensonge d’un soi-disant abandon de celle-ci et ressort les vieilles lunes de l’autoroute payante pour réaliser les travaux de sécurisation de la RCEA.

L’union des défaitistes s’est ainsi réunie à nouveau en Mairie de Mâcon pour appeler à un « plan B » dont on connait, hélas, l’issue pour le contribuable : le paiement de péages pour les habitants, l’investissement en pure perte de fonds publics au profit des sociétés autoroutières et la relance d’une opération juridiquement impossible et financièrement intenable.

 

 

Ce débat est pourtant définitivement clos depuis que le Gouvernement actuel a annoncé un audacieux plan de relance de la RCEA prévoyant 440 millions de crédits publics sur dix ans et permettant d’achever 70 % de l’itinéraire à 2×2 voies dans les dix prochaines années, sur une route qui demeurera gratuite. Trois fois plus de kilomètres à 2×2 voies aménagés et trois fois plus de crédits consentis par l’Etat comparés aux années 2002/2012. C’est sans doute cela qui gêne les auteurs de cette opération politicienne : ils n’ont jamais rien obtenu en dix ans de leurs amis au Gouvernement; alors que, grâce aux élu(e)s nationaux et départementaux de Gauche qui ont su convaincre l’Etat des nécessités de cet investissement, la RCEA va bien se faire.

 

 

La réalité, c’est que si l’écotaxe est une ressource à mobiliser pour réaliser les travaux, celle-ci ne représente que 2,5 millions d’euros par an sur les 40 qui sont prévus annuellement dans le plan présenté le 11 juillet par le Ministre Frédéric Cuvillier. Il faut bien sûr défendre, pour la Saône-et-Loire, la mise en place de l’écotaxe, mais ce n’est pas cette recette qui conditionne le lancement des opérations. « 

 

 

La réalité, c’est que les travaux débuteront bien dès mi 2014, comme cela a été présenté en comité de pilotage par le Préfet de Saône-et-Loire.

 

 

La réalité, c’est que la Droite s’est à nouveau empêtrée dans un dossier où elle n’a fait que promouvoir des péages au profit des actionnaires des sociétés d’autoroute, là où l’intérêt général réclame le maintien dans la sphère publique de la dernière route nationale de notre département.

 

 

Le Président du Conseil général de Saône-et-Loire, Rémi Chaintron,
et les Député(e)s de Saône-et-Loire, Philippe Baumel – Edith Gueugneau – Cécile Untermaier – Thomas Thévenoud – Christophe Sirugue






6 commentaires sur “RCEA”

  1. gilbert71 dit :

    oui une concession autoroutière avec péage uniquement pour PL peut très bien se réaliser et tres vite… quelle différence de structure d’une 2×2 voies financée par le péage de l’écotaxe ou de la concession ? aucune

  2. montcellien dit :

    Beaucoup de mots pour dire simplement , si l’écotaxe qui devait être la pierre angulaire de la construction de la RCEA , est supprimée , qui va payer ?
    j c rey

  3. ogiona dit :

    Pourriez-vous expliquer pourquoi un péage serait juridiquement illégal ? C’est un argument trompe nigaud. Il existe toujours un itinéraire de substitution. Et d’ailleurs dans le département des Landes le dernier tronçon gratuit de l’ex RN 10 a été mis à péage en avril 2013 alors qu’ici aussi certains pensaient qu’il n’existait aucun autre itinéraire…

  4. Joël Flamand dit :

    L’ancien ministre des Transports Philippe Mariani se souvient avoir eu le bal des élus locaux dans mon bureau, au hasard Monsieur Montebourg, président du conseil général de Saône-et-Loire, qui venait lui expliquer que l’écotaxe devait rester dans son département pour financer la RCEA.
    En politique, par moments, le courage quand on a voté des choses tout à fait explicables et défendables, c’est d’être en première ligne pour les défendre DROITE GAUCHE CONFONDUES ». Reste que la taxe suspendue, l’État doit désormais assumer le manque à gagner. Le ministère des Transports doit réceptionner le système au mois de décembre. Dès qu’il aura été validé, et, bien qu’il ne soit pas encore mis en œuvre, il entraînera des coûts fixes pour l’État, de 40 à 50 millions d’euros par trimestre.

    A cela s’ajoute l’absence de recettes fiscales. L’écotaxe devait rapporter chaque année 1,15 milliard d’euros, dont 750 millions pour l’État. L’argent devait ensuite être reversé à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFTIF) et, à terme, se substituer aux subventions actuellement versées. Bilan : chaque mois, près de 80 millions d’euros en moins dans les caisses de l’État.
    Joël Flamand

  5. Daniel Z dit :

    L’écotaxe devait rapporter…..

    Je dois être idiot mais pour moi augmentation du coût des transports = augmentation du prix des produits transportés.
    Taxe transparente ? Mon oeil !!

    Les termes même me hérissent : manque à gagner.

    Qu’une entreprise qui perd un marché ait un manque à gagner, d’accord, mais dans le cas présent, c’est d’un manque à taxer qu’il s’agit.
    Et quand nous découvrons comment sont traités les marchés, alors là, ne pouvons nous pas nous poser des questions ?

    En fait, ne faudrait il pas changer de méthode ?
    Regardez les bretons et le marseillais.

    Alors, à quand un Front de Libération de la Bourgogne ?

    Amitiés

  6. js dit :

    Petit rappel historique: QUi a vendu les autoroutes au secteur privé ? Ne serait ce pas Mr Jospin le socialiste ???