Municipales 2014 (Montceau-les-Mines)
Meeting de marie-Claude Jarrot : la salle état trop petite.
Meeting de marie-Claude Jarrot :
la salle état trop petite
250 personnes étaient venues soutenir la candidate ce 19 mars à la salle des fêtes du Bois du Verne, et certains piaffaient dans le hall, faute de place dans la salle. Une soirée politique fort bien orchestrée, avec pour commencer quelques interviews rapides de militants dans la salle puis entrée triomphale de Marie-Claude Jarrot et de ses colistiers.
Après que Michel Tramoy ait, en guise d’introduction, rappelé que Marie-Claude , conseillère municipale de l’opposition, ait combattu depuis 6 ans avec ses trois collègues et « résisté face à une municipalité de gauche souvent arrogante », de nombreux membres de la liste « Montceau ma ville » ont tour à tour pris la parole, pour développer des points précis du programme et déplorer que « Montceau soit actuellement la 18ème ville la plus pauvre de France, avec un taux de chômage de 5 points au dessus de la moyenne ».
Ainsi, Amélie Guhlam-Nabi ou Mokrane Khier sont venus parler de la place et de l’engagement de la jeunesse, Marie-Noëlle Laforêt s’est exprimée sur la place des personnes âgées dans la ville. Marie-Odile Rames a quant à elle, développée les idées de la liste sur la politique sociale et la notion de service public : « La solidarité ne se dissocie pas du service public. Avec Marie-Claude, nous nous engageons à rencontrer chaque membre du personnel de la ville, cela prendra le temps qu’il faudra mais nous devons connaitre les problèmes que rencontrent nos concitoyens ». D’ajouter que la liste a bien l’intention d’améliorer le CCAS.
Puis Josiane Bérard et Eric Dubreuil ont parlé du volet santé du programme : « le risque est de voir Montceau perdre des médecins, kiné, dentistes, sages femmes. Nous ne pouvons pas accepter que Montceau devienne un désert médical. C’est dans cet esprit que le programme de MC Jarrot prévoit le développement du centre Claude Gauthier ainsi que la création d’un centre de rééducation fonctionnelle et d’une Maison du Handicap »
Eric Dubreuil, après s’être exprimé sur le volet médical, a terminé son discours de manière nettement plus incisive, disant que : « la fallitte dont souffre actuellement Montceau n’est pas seulement économique, elle est aussi morale… Assez de la gauche caviar, des copinages et des magouilles ! »
Puis Marie-Claude Jarrot est venue à la tribune, rendant tout d’abord un bel hommage à son équipe :
« Celles et ceux qui forment une équipe formidable. Cette équipe est à la fois jeune et expérimentée, pleine d’envie et de sagesse. Certains ont eu et ont des responsabilités d’élu, et c’est donc pour ces derniers une démarche d’expérience et un goût de l’engagement qu’ils souhaitent continuer et approfondir au service des Montcelliennes et Montcelliens. Ils apporteront leur expérience et une puissance de travail dont nous aurons besoin.
Pour les autres, il s’agit là d’une première expérience, certainement l’une des plus belles et des plus formatrices, ils portent en eux la volonté, le dynamisme, la nouveauté, l’expérience professionnelle et humaine de la vie civile, j’ose dire de la vraie vie, et ils seront aussi précieux pour mener à bien notre projet pour notre ville.
Cette liste ressemble à Montceau : Elle a du talent. Elle incarne le renouveau pour Montceau, elle ressemble aux Montcelliennes et aux Montcelliens. Elle vous ressemble !
Je suis fière de cette liste, parce qu’elle porte les valeurs humaines qui sont les miennes, et que toutes et tous attendent avec impatience de se mettre au travail, sans arrière- pensées, avec comme seul objectif : servir l’intérêt général, servir les Montcelliennes et Montcelliens. »
Parlant ensuite de son engagement personnel :
« Etre maire, c’est être choisie dans sa commune, non pas à distance, par des anonymes ou sur la foi d’une étiquette politique, mais par ceux qui vous connaissent et qui vous estiment. Etre maire, c’est être distinguée par ses administrés qui vous jugent digne de veiller sur leur quotidien.
Etre maire, c’est revêtir leur confiance, accepter d’être celle qu’on consulte, même quand l’astreinte est lourde, celle qui tranche même quand la responsabilité est grande.
Et puis être maire, être élue locale, c’est une forme de don de soi, une ultime déclaration d’amour à sa commune.
La vie politique est difficile, mes colistières et colistiers le savent.
Parce que s’engager, c’est s’exposer. Se porter candidate, exercer un mandat, assumer une responsabilité, c’est placer son engagement sous le regard de ses concitoyens. Et cela ne va pas sans peine.
Et cela m’amène à dire et redire qu’il n’y a pas d’engagement sans partage.
C’est lorsqu’il s’inscrit dans une démarche collective que l’engagement d’un individu peut prendre toute sa force. Mais aussi tout son sens. C’est également un devoir d’espérance qui nous interdit de piétiner devant les difficultés, d’être indulgents sur nos faiblesses, de se contenter du médiocre ou de se laisser séduire par l’usure.
Je refuse toute idée d’usure et de pause, cette usure qui est la maladie du découragement et cette pause qui est la marque des indécis. Je leur préfère la détermination et le combat ».
La candidate est ensuite entrée dans le vif du sujet :
« Comment peut-on raisonnablement laisser notre ville s’enfoncer dans une telle pauvreté ?
Il nous revient de créer les conditions d’un avenir économique qui sous-tend l’ensemble des responsabilités municipales. Sans économie industrielle, pas d’emploi et j’ai envie de dire point de salut.
Nous ne pouvons plus nous satisfaire d’être la 18e ville la plus pauvre de France avec un chômage le plus élevé du département -13%- de 5% supérieur à la moyenne nationale.
Comment peut-on en être arrivé là après 18 ans de mandat du maire sortant ?
Il n’y a pourtant pas de fatalité pour notre ville si l’on se donne enfin la peine de vouloir changer les choses.
Il est urgent de tirer notre ville vers le haut. C’est possible et cela passe par des engagements forts, réalistes et réalisables et notamment faire du développement économique et de l’emploi la priorité des priorités en utilisant les savoir-faire que sont les filières textile et engins mobiles ferroviaire avec l’innovation et la formation de la main d’œuvre comme leviers, avec la mise en place d’un Comité de pilotage stratégique économie-emploi qui se réunira tous les mois, comme outil.
Nous nous engageons également au gel fiscal durant le mandat parce que nous ne pouvons plus rajouter des impôts aux impôts : c’est plus qu’une priorité, c’est un devoir absolu.
Le deuxième axe est celui de la sécurité, car sans la sécurité des biens et des personnes, il est inutile de parler de qualité de vie.
Le troisième axe est celui d’un développement raisonné mais ambitieux pour Montceau, car une ville qui ne se développe pas est une ville qui meurt.
Or demain, nous voulons continuer à avoir des enfants dans nos rues, des écoles, des commerces, des logements, des transports … Mais tout cela de façon maîtrisée pour garantir notre qualité de vie.
Permettez-moi de vous dire qu’il nous reviendra aussi vous le savez, pour créer les conditions du «mieux vivre dans sa ville» de donner aux commerces une attention nouvelle. On ne peut plus laisser disparaître, sans rien faire, 70 enseignes dans un centre-ville refait par ailleurs de bric et de broc… »
Elle a ensuite développé plusieurs points de son programme avant de terminer son homélie :
« Je sais qu’ensemble, nous allons redonner des couleurs et du cœur à Montceau.
Nous en avons la certitude, nous en avons l’ambition, nous en avons l’envie…. à nous tous maintenant de les faire partager.
Et de conclure par cette citation : « Plus on partage, plus on possède. Voilà le miracle. »



















