« Le message de la justice sociale a été entendu »
Pour Thomas Thévenoud, député
« En s’adressant directement par courrier à tous les parlementaires de la majorité, le Premier ministre s’engage. Cette lettre est aussi un message aux Français, notamment les plus modestes, pour leur expliquer le sens des efforts demandés.
Avec courage et détermination, il réaffirme que la France a besoin de faire des économies pour se moderniser. Il a raison.
Il redit aussi que la compétitivité n’est pas qu’un problème de coût du travail. L’euro est aujourd’hui à un niveau trop élevé. C’est ce que nous disent les chefs d’entreprise qui exportent, qui innovent et dont la France a besoin.
Enfin, il annonce des mesures fortes en faveur de la justice sociale.
Les petites retraites seront revalorisées quand elles sont inférieures à 1200 euros. Cela concernera 6,5 millions de personnes.
Les salaires des fonctionnaires de catégorie C bénéficieront d’un coup de pouce significatif, de plus de 4%. C’est aussi une marque d’attachement au service public et au dévouement de ses agents.
Le plan pauvreté sera mis en oeuvre et le RSA sera augmenté comme prévu au 1er septembre 2014. Il ne pouvait en être autrement quand on est de gauche.
Ce matin encore, j’ai insisté personnellement pour qu’une mesure concerne spécifiquement les salariés du secteur privé. Là encore, le message a été entendu et une mesure fiscale en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes sera prise.
Chaque parlementaire est maintenant devant ses responsabilités et devra tenir compte, au moment de son vote, des annonces du Premier ministre.
C’est parce que le courrier de Manuel Valls comprend des mesures fortes en faveur de la justice sociale que je voterai le pacte de stabilité et de croissance. »



3 commentaires sur “« Le message de la justice sociale a été entendu »”
Merci pour la bonté que témoigne nos gouvernants et leurs supporters à leurs peuples.
Peut être iront ils jusqu’à guérir les écrouelles comme les rois de l’ancienne France ?
Mais au final, c’est bien nous le Peuple Souverain, non ?? et j’en ai un peu marre d’entendre dire que quelqu’un d’autre que ce dernier est « gardien de la Constitution » ou encore « garant de l’indépendance de la justice ».
Pas vous, amis lecteurs ?
Heureusement que M.Thevenoud existe pour nous sortir de la crise, au fait ou en sont les taxis?
j c rey
Bonjour « Figueras »!
En écho à la question ponctuant votre pertinent commentaire , j’aimerai soumettre à votre expertise , le condensé d’une petite « digression philosophique personnelle » que j’ai livré quelques jours avant le 1er tour des dernières élections municipales , à un auditoire assez hétéroclite , puisque constitué de lycéens , de représentants du « troisième âge » ainsi que d étudiants en sciences sociales !
En voici la teneur déterminante :
« Les gouvernants des sociétés démocratiques, en règle générale et quel que soit leur niveau de responsabilité (et de Q.I.), ne paraissent pas indifférents à la crise de défiance qui affecte les institutions qu’ils dirigent et représentent . Ils en perçoivent assez bien les ressorts et les dangers. C’est ce qui explique que des efforts de démocratisation aient pu être engagés pour débloquer la situation par le rétablissement ou le renforcement des liens politiques, et l’ouverture d’espaces publics d’expression, de socialisation, de concertation et de délibération collective. Ces élus perçoivent la nécessité de réinventer la démocratie. Faut-il s’en étonner ?
À vrai dire, il suffit de considérer l’histoire de nos sociétés démocratiques, pour constater que la démarche n’est nullement inédite. Si la démocratie est bien un régime reposant sur des institutions établies, nous savons aussi qu’elle s’inscrit dans un « devenir institutionnel », c’est-à-dire qu’elle correspond, dans le contexte d’un imaginaire social déterminé , à un processus continu d’invention institutionnelle.
On peut expliquer cette dimension dynamique par l’indétermination fondamentale du régime démocratique qui induit le caractère toujours (encore) inachevé de ce mode particulier d’organisation des pouvoirs . L’inachèvement n’implique pas ici un état transitoire, mais désigne une propriété d’ordre quasi ontologique de la réalité démocratique elle-même. Comment le comprendre ?
Nous savons qu’à cette question classique de philosophie politique : « À qui est-il juste que revienne le droit d’exercer le pouvoir ? », la démocratie moderne a apporté une réponse générale puissante : « le peuple doit être conçu comme le siège de la souveraineté ». La puissance de ce modèle ne le garantit toutefois pas contre les contradictions internes qui n’ont pas manqué de surgir tandis que les acteurs de cette histoire s’attachaient à produire concrètement des dispositifs institutionnels destinés à incarner un tel principe de souveraineté démocratique.
Aujourd’hui , les thèmes de la démocratie participative et de la délibération s’imposent comme une évidence, ou comme une nécessité, aux élus mais également aux citoyens des sociétés démocratiques. Cela procède du sentiment que les voies par lesquelles on cherche, traditionnellement, à produire une représentation de l’intérêt général ne donnent pas entièrement satisfaction, que ces dernières doivent donc être élargies et plus ouvertes. La démocratie participative recouvre donc toutes les formes de dispositifs visant à aller au contact direct des citoyens pour tenter de commencer de produire directement à leur niveau cette représentation de l’intérêt général .
L’idée qui la justifie est ancienne. Nous pourrions la rattacher à une perspective de type Aristotélicien qui dit que le citoyen est au fond le mieux placé pour évaluer une décision qui le concerne au premier chef. Après tout, nous expliquait Aristote dans ses « Politiques » , si nous voulons savoir si un plat est bon, on peut certes demander l’avis d’un expert (en l’occurrence le cuisinier), mais il est encore plus pertinent de demander l’avis de celui qui le mange… Autrement dit, sur les questions d’intérêt général qui concernent les grandes orientations à donner à la vie collective, « le citoyen est le meilleur des experts qui soient ».
On retrouve d’ailleurs bien cette idée dans le « contrat social » de « Rousseau »!
Plus fondamentalement, toutefois, cette approche est induite par un déplacement important survenu dans la manière de se représenter la rationalité pratique et publique et les ressorts de la légitimité politique.
La légitimité de la loi (notamment dans le contexte de ce que certains spécialistes du sujet appellent le paradigme égalitariste néoclassique de la seconde moitié du XVIIIe siècle français) était fondée sur sa conformité à une représentation donnée du bien commun ou de l’intérêt général, elle-même indexée sur un consentement si ce n’est exprimé au moins postulé des citoyens, puisque le corps politique ne peut pas ne pas vouloir (si sa volonté est telle qu’elle doit être) ce bien commun ou cet intérêt général.
L’idée de démocratie délibérative s’éloigne d’une telle manière de fonder la légitimité en parachevant une conception plus procédurale de celle-ci à laquelle l’éthique « Habermassienne » de la discussion et de sa postérité sont venues apporter des éléments majeurs de justification d’ordre théorique. Désormais, ce qui importe , ce sont les conditions présidant à la production des décisions collectives .
Mais , Il me semble qu’il faille tout d’abord admettre que le problème de l’adhésion des citoyens aux décisions que l’on prend en leur nom ne pourra pas être résolu par la simple mise en place de procédures participatives et délibératives. De même, le fait que des procédures soient mises en place ne garantira pas que les citoyens éprouveront le désir de s’y impliquer.
De nombreux travaux en sociologie et en anthropologie politiques montrent que si de tels dispositifs transforment les pratiques , c’est surtout, pour l’heure , parce que les instances dirigeantes et les services qui les soutiennent sont davantage mis en demeure de justifier leurs actions.
En revanche , sur le plan plus général de la citoyenneté , il semblerait que ces dispositifs ne changent pas grand-chose. Certains travaux soutiennent même que ces dispositifs ne font souvent que produire une nouvelle couche intermédiaire de citoyens « spéciaux », par exemple les « super habitants » que l’on voit émerger dans le cadre des conseils de quartiers que les municipalités des grandes villes ont obligation légale d’instaurer ; le risque politique est alors de prendre ces « super habitants » comme interlocuteurs principaux et de penser qu’en recueillant leurs points de vue, on recueille celui de la population de référence .
Il faut aussi être tout spécialement attentif à la façon dont l’accent mis sur la participation peut modifier la représentation de l’intérêt au service duquel l’action politique doit se placer. L’histoire de la démocratie représentative et parlementaire témoigne de la difficulté particulière qu’il y a à instaurer les conditions institutionnelles et sociales permettant la production de décisions conformes à l’intérêt de la société dans son ensemble et perçues par elle en tant que telle.
Il est certes judicieux de développer les dispositifs qui permettront aux politiques de mieux saisir les termes dans lesquels s’expriment, sur le terrain, les intérêts de la population. Mais il faut aussi veiller aux modifications que de telles mesures peuvent introduire dans l’idée que nous nous faisons de la nature et du rôle du pouvoir politique.
La politique, sous couvert de proximité, risque toujours de basculer vers une forme généralisée de clientélisme ou de particularisme managérial. Critiquable déjà en elle-même, cette orientation a en outre l’inconvénient de disqualifier une appréhension des problèmes de la vie commune en termes politiques, voire de ne plus trouver d’espace pour penser ces problèmes en tant que problèmes collectifs ….
Le caractère démocratique d’une société ne se fonde pas uniquement sur la garantie que chaque décision prise procède de la synthèse de tous les intérêts considérés . Il repose aussi sur la possibilité périodique de l’alternance politique ….
Bien … , inutile de pousser plus avant l’argument philosophique pour comprendre que notre démocratie a bien besoin d’un sérieux et salutaire « traitement de fond » !!
Ce qui me gène n’est pas que certains personnages ou partis politiques s’approprient la « démocratie » (beaucoup pensent même en être les inventeurs) , non , ce qui me contrarie est le « carriérisme outrancier et maladif » des élus !
« Maladie » qui touche sans exception l’ensemble des castes politiques et qui est financée à « 100% » par le « Peuple souverain » !
Parce qu’ils ont la vanité de penser qu’ils sont indispensables et irremplaçables ? Ou parce qu’ils sont addicts à la drogue du pouvoir ?
Je crois que le mieux serait qu’ils s’exposent le moins longtemps possible à la toxicité psychologique du pouvoir politique.
Les hauts postes politiques devraient être de lourdes charges que des citoyens accepteraient tel un pénible sacerdoce.
Il ne devrait y avoir ni salaire intéressant, ni faveurs spéciales. Juste la satisfaction de faire quelque chose d’utile pour ses concitoyens.
Les mandats politiques seraient limités à un maximum de cinq ans, renouvelables une seule fois. On ne pourrait avoir que dix ans au maximum de carrière politique dans toute sa vie. Quel que soit le niveau et sans cumul.
Ainsi, le but d’un ministre, d’un député ou d’un simple conseiller communal serait de prendre un maximum de bonnes décisions pour le bien commun. Sans souci de devoir conserver son job.
Cinq ans après la fin du mandat, un jury populaire (aidé d’experts) évaluerait avec recul les résultats de chaque personnalité politique.
Les erreurs ne seraient pas sanctionnées (tout le monde peut se tromper et il faut encourager l’audace).
Seules les fraudes ou malversations seraient poursuivies et punies sévèrement .
Par contre, les bons résultats seraient récompensés par de grands honneurs (mais pas avec de l’argent). Cela modifierait radicalement le fonctionnement de la classe politique et augmenterait leur estime par le peuple.
Un renouvellement constant des classes dirigeantes par des citoyens des deux sexes, de tous âges, issus de tous les milieux apporterait un vent de fraîcheur salutaire , et des mandats limités dans le temps redonneraient une seconde jeunesse à notre démocratie .
Il serait également judicieux de reconsidérer le mode de scrutin .
En s’appuyant sur le Paradoxe de « Condorcet » (Marquis mathématicien-philosophe , de qui l’on peut donner le nom à une rue , une place ou un lycée sans trop avoir à torturer sa conscience ou risquer d’attiser la polémique entre partisans , encartés ou autres « Wiki-historiens » de tous bords !! ) , on constate que les
« représentants du peuple » sont toujours élus contre la préférence d’une grande majorité d’électeurs … !
« Einstein » disait : « si les faits ne correspondent pas à la théorie , changeons les faits ! »
Alors , pourquoi ne pas commencer par modifier les règles du jeu en matière d’élections municipales ?
Quelques mois ou semaines avant l’échéance électorale , tous les citoyens viendraient en mairie , inscrire leurs requêtes sur un cahier de doléances . ( il va de soi que seuls l’intérêt général et le bien commun seraient retenus)
Seuls , les candidats qui « s’engageraient par écrit » à tout mettre en œuvre pour satisfaire ces demandes pourraient prétendre à se présenter au suffrage des électeurs .
La Démocratie ne serait plus « confisquée » sur de simples promesses et le « pouvoir du peuple » prendrait ainsi tout son sens !
Mais … rien ne vous oblige à partager mon analyse …
Je vous remercie …. …… Des questions ? …. »
(…..long silence …… très long silence ….. trop long silence ….. aucune question !!
Ma petite voix intérieure me susurra : » ne sois pas contrarié vieil électron , ne sais-tu pas encore que les meilleures vérités sont peu enclines à faire école » ?
« Bien sûr » lui répondis-je » je sais cela , mais peut-être que … le peuple est aussi peu enclin à assumer sa souveraineté » ……. non ? )
Bien amicalement !