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jeudi 23 juin 2011 à 12:34

« Face à l’Etat UMP, je serai candidat aux élections législatives ».

Sur la 3ème circonscription Le Creusot - Autun - Chagny annonce Rémy Rebeyrotte, maire d'Autun



C’est ce qu’a annoncé, ce jeudi matin, Rémy Rebeyrott, maire d’Autun, lors d’une conférence de presse. S’il est « suivi » par le parti socialiste, le conditionnel est de rigueur car rien n’est encore décidé en la matière au niveau du PS et encore moins pour cette circonscription (La 3ème) Le Creusot – Autun – Chagny.


Voici la teneur de sa déclaration de candidature :


« En 1988, François Mitterrand, candidat à sa réélection, parlait de « l’Etat RPR, celui des fractures, des fractions et des factions ».

L’Etat RPR de l’époque, c’était de l’enfantillage par rapport à ce qu’on connaît aujourd’hui avec l’Etat UMP qui ajoute aux fractures, aux fractions et aux factions, l’injustice et le cynisme.

Rappelons quelques événements récents :

Le renvoi d’Anne Lauvergeon pour des questions d’appareil et de lutte d’influence, le détricotage systématique des services publics, et notamment de ceux de la Santé et de l’Education, la révision de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (1 milliard de cadeaux fiscaux aux plus riches puisque l’ISF décroît immédiatement de 1,8 milliards d’euros et que la fin du bouclier fiscal, reportée à 2012, ne représentera que 800 millions d’euros de recettes supplémentaires), la carte « bidouillée » des futures intercommunalités, ou encore la mise en coupe réglée des collectivités territoriales.

Ici, en Autunois, nous subissons de plein fouet l’Etat UMP : depuis le 22 octobre 2009, la démocratie n’est même plus respectée.

Le 4 octobre 2009, les électeurs d’Autun et de Saint-Pantaléon ont voté massivement pour l’unité de l’Agglomération et le rassemblement des deux communes. Le Conseil Municipal a saisi le 22 octobre 2009 le Préfet de Saône-et-Loire, comme le veut la Loi, pour qu’il consulte les électeurs de Saint-Pantaléon afin qu’ils confirment, ou non, leur choix.

Partout en France, dans ce type de procédure, le Préfet a consulté les électeurs dans les six mois, le délai jugé raisonnable par les textes ; sauf ici. Pire : en mars dernier, le Tribunal Administratif de Dijon a condamné le Préfet et annulé sa décision implicite de ne pas consulter les électeurs de Saint-Pantaléon, décision que le Préfet n’a pas contestée ; il avait deux mois pour le faire.

Et aujourd’hui, contre toute attente, avec un cynisme à toute épreuve, il me fait savoir qu’il s’assoit sur la délibération du Conseil Municipal, mais aussi sur le jugement du Tribunal Administratif, et qu’il ne consultera pas les électeurs, contrairement aux textes en vigueur le 22 octobre 2009. C’est un abus de pouvoir caractérisé qui conforte l’hypothèse d’une défusion et donc fragilise, crée de lourdes incertitudes sur la poursuite du Programme de Renouvellement Urbain, si nécessaire à notre Agglomération et à son économie. Elle prive les habitants de Saint-Pantaléon de choisir et de retrouver toute leur place au sein de l’Agglomération. C’est un déni, un scandale démocratique.

De quoi a-t-il peur ? De l’expression du peuple ? C’est donc une insulte faite à la démocratie et aux citoyens de Saint-Pantaléon qui, dès que possible, doivent retrouver le droit de s’exprimer et, dès 2014, de participer au choix des Elus qui gèrent l’Agglomération lors des élections municipales.

Cette question de l’unité de l’Agglomération, ce n’est pas un combat « Droite contre Gauche » : des électeurs de toutes tendances se sont prononcés en faveur du rassemblement des deux communes formant l’Agglomération autunoise. Nous sommes sur une question d’intérêt local, essentielle pour l’avenir de notre Agglomération. Nous sommes sur l’intérêt général qui consiste à sortir par le haut d’une situation conflictuelle qui empoisonne la vie de l’Agglomération depuis plus de vingt-cinq ans.

Autrement dit, le blocage actuel, ce n’est pas une question « Droite-Gauche », c’est l’UMP contre l’ensemble des citoyens et leur liberté de choisir. C’est la liste d’opposition au Conseil Municipal, liste que conduisait l’actuel Député, qui bloque le processus, et le Préfet qui, plutôt que d’avoir pour préoccupation l’intérêt général et le respect de la démocratie, se transforme en premier militant départemental de l’UMP : c’est l’Etat UMP dans toute sa splendeur et une situation à la fois regrettable et condamnable.

Cet Etat UMP me pousse aujourd’hui à franchir le pas et me présenter aux prochaines élections législatives, en sollicitant l’investiture de mon parti, et pour défendre la démocratie, les services publics, l’égalité des chances pour les citoyens mais aussi pour nos territoires ruraux et semi-ruraux, sur l’ensemble de notre circonscription. La France est à tout le monde, les droits fondamentaux et les libertés publiques doivent être défendus et les efforts, comme les plus-values, doivent être justement partagés ; plus que jamais notre pays a besoin de démocratie, de justice et d’équité.« 




Photo d’archives






3 commentaires sur “« Face à l’Etat UMP, je serai candidat aux élections législatives ».”

  1. gilbert71 dit :

    l’Etat UMP? IL manque pas de souffle le Remy :20 régions sur 22 à gauche , plus de 60 departements sur 101 à gauche les grandes villes à gauche ,dans le département Macon est à droite mais les autres à gauche .c est simplement un coup de gueule …

  2. interactions dit :

    Pensez-vous un instant qu’il existe une différence entre l’état UMP et l’état PS?…Ces deux formations politiques détiennent TOUS les pouvoirs en France.

    Par contre, l’UMP et le PS sont sur la même ligne politique au parlement européen et défendent la mondialisation, l’euro, avec pour conséquence l’appauvrissement des peuples.

    Mon cher Remy, vous représentez le pouvoir d’une élite « bourgeoise », votre positionnement « à gauche » n’est qu’un écran de fumée pour tromper le « bon peuple ».

  3. padqua dit :

    Et pourtant Rémy tu habitais le modeste cartier de Saint Andoches ou nous avons fait les cents coups rappel toi !