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dimanche 25 septembre 2011 à 21:33

Sénatoriales 2011

"Le Sénat au rendez vous du changement" pour Thomas Thévenoud, vice-président du Conseil général



« La victoire de la gauche au Sénat est un moment historique pour notre démocratie. Elle va permettre d’avoir un Sénat plus moderne, plus ouvert, plus utile. Nos institutions ont besoin d’équilibre, de contre-pouvoirs, de dialogue. Le Parlement sort renforcé par cette élection et le Sénat est rajeuni, féminisé et réhabilité par l’alternance.

Cette victoire vient de loin. C’est celle des femmes et des hommes de gauche qui ont toujours défendu, dans notre vieux pays jacobin, l’idée de la décentralisation, le mouvement des libertés locales, la France des territoires ruraux et urbains. Quel beau symbole que de voir le Sénat basculer à gauche le jour où les grandes figures de Pierre Mauroy et Robert Badinter se retirent. Il flotte sur cette victoire comme un écho de 1981.




 

Thomas Thévenoud aux côtés du futur président du Sénat :Jean-Pierre BEL


Mais, cette victoire est aussi celle de la gauche rassemblée. La droite a montré l’ampleur de ses divisions, notamment à Paris. La nouvelle majorité sénatoriale conduite par Jean-Pierre Bel est à l’image de la diversité de la gauche : elle comprend des communistes, des radicaux, des écologistes. La gauche a gagné parce qu’elle a su se rassembler, c’est une leçon que nous devons retenir pour les élections de l’an prochain.

Cette victoire va au delà de la traduction mécanique des victoires successives de la gauche aux élections locales. Elle marque l’attachement des maires et des conseillers municipaux à la gestion sérieuse, inventive, pragmatique des collectivités locales par la gauche. C’est aussi un vote sanction pour le gouvernement qui n’a eu de cesse depuis 10 ans de mettre au pas les collectivités locales : asphyxie financière, gel des dotations, suppression non compensée de la taxe professionnelle, réforme de l’intercommunalité menée au pas de charge, suppression des conseillers généraux. Nicolas Sarkozy n’aime pas les collectivités locales, la défaite de la droite sénatoriale marque aussi le refus des élus locaux de voir notre modèle républicain sacrifié.
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Enfin, comment ne pas penser que cette victoire en annonce d’autres… Avec le basculement du Sénat, la gauche gagne une première manche : 1-0 sur terrain adverse ! Elle traduit l’envie de changement, l’envie d’alternance, l’envie de gauche que nous sentons monter dans le pays et que la participation aux primaires citoyennes des 9 et 16 octobre va traduire. Les élus sont comme la population, ils veulent que ça change.
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Thomas THEVENOUD
Vice Président du conseil général
Chargé de l’aménagement du territoire






5 commentaires sur “Sénatoriales 2011”

  1. Daniel Z dit :

    Oui, ce qui pourrrait, ce qui devrait être la base d’un changement :

    «  » » Donc si tous les élus français se serraient la ceinture à l’espagnole, les dépenses publiques baisseraient d’environ 54 millions d’euros par an, soit 162 millions sur la période 2011-2013″ » »

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/si-tous-les-elus-baissaient-leur-salaire_233125.html

    Mais à voir le battage médiatique organisé par les tenants des postes, battage qui conditionne la réélection, il faut croire que la soupe est bonne….

    Amicalement

  2. fredo dit :

    Le moment historique de notre démocratie sera venu quand les sénateurs (et députés….) auront bien moins d’avantages…et surtout quand la politique ne sera plus l’affaire de quelques professionnels cumulards mais celle de tou-te-s les citoyen-ne-s…

  3. phil dit :

    Indemnité mensuelle : 7 064,8 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (5 487,25 €), une indemnité de résidence (164,62 €) et une indemnité de fonction non imposable (1 412,97 €). Cela représente 5 378,88 € net par mois.

    Indemnité représentative de frais de mandat : 6 209,1 € net par mois pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d’habillement…).

    Avantages : 7 203,8 € mis à disposition pour rémunérer ses collaborateurs, dotation micro-informatique, accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1re classe, forfait global de communications téléphoniques. Le président du Sénat jouit d’une indemnité propre de plus de 14 000 €.

    Cumul : possible. Un sénateur ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d’autres mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant brut de l’indemnité parlementaire de base, soit 8 230,88 €. Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2 743,63 € au titre de ses mandats locaux.
    le soupe est très très bonne

  4. Nomade dit :

    J’aurai cru bien plus que ça cher Daniel Z,en effet, nous comptons plus de 500 000 élus en France….
    54 000 000 / 500 000 = 108 euros/ans de baisse de salaire….seulement.
    Ne parlons pas des avantages en nature (logt et voiture de fonction, frais divers et variés, crédit immobilier préférentiel etc….)

    M’enfin avec 1 élu pour 100 français, on a la joie de vivre dans une super démocratie!

  5. scania dit :

    Le sénat ; c est la seule maison de retraite en FRANCE qui paye ses pensionnaires , il ne faudrait pas faire disparaitre un si beau modèle d acquis social.