Voeux pour la nouvelle année
Pour le NPA, 2012 doit être l'année de l'indignation !
« Au delà de l’échéance présidentielle, qui selon nous ne peut résoudre à elle seule la tragédie qui s’abat sur l’ensemble des peuples, c’est plus globalement d’une autre société dont il faut débattre, à travers de vraies alternatives politiques. Face à la radicalité de l’austérité imposée par les tenants du capitalisme, nous ne pouvons opposer un traitement homéopathique à une affection qui renforce les inégalités et répand la pauvreté.
Seuls les anticapitalistes peuvent proposer l’alternative d’une autre Europe, en rupture avec les traités et institutions existants, fondée sur la démocratie, la collaboration et la solidarité entre les peuples, l’harmonisation sociale par le haut, le développement de services publics communs. Une Europe dont le but n’est pas de payer les dettes publiques pour enrichir encore les riches mais de la répudier pour défendre les conditions de vie des travailleurs et des pauvres ; une Europe qui ne se propose pas de sauver les banques telles qu’elles existent aujourd’hui mais de les saisir et les socialiser, afin de mettre l’économie au service du plus grand nombre.
Le problème de la dette met en lumière et donc en débat à gauche le projet de société que chacunE entend promouvoir dans les prochaines années. Donner du sens à la rigueur comme l’affirme François Hollande ? Pas question ! À travers cette campagne, il s’agit à l’inverse pour nous d’affirmer qu’il est temps de rompre avec une économie capitaliste et de remettre au centre la satisfaction des besoins humains plutôt que le maintien des profits. Sortie du nucléaire, augmentation des salaires, développement et gratuité des services publics, etc. : les moyens existent, prenons-les ! Prenons-les aux riches, en les taxant. Prenons-les aux spéculateurs, en réquisitionnant par exemple les banquiers pour créer un service public bancaire.
Nous devrons également défendre l’idée que la seule stratégie possible pour riposter, c’est que la population reprenne ses affaires en mains, à l’heure où le problème de la dette publique révèle que les institutions sont au service des intérêts privés. D’où l’importance que les collectifs permettent à toutes et tous de s’impliquer dans les débats et dans l’action. La démocratie réelle qu’exigent les IndignéEs au nom des 99 % ne pourra exister que si les salariéEs, avec ou sans emploi, les jeunes, les retraitéEs, reprennent le contrôle sur le fonctionnement de la société. Nous devrons rassembler largement la population pour construire les contre-pouvoirs idéologiques, économiques et politiques nécessaire. En Grèce par exemple, alors que le gouvernement met en œuvre son plan d’austérité, des assemblées populaires s’organisent dans les quartiers pour riposter. Refus de payer des transports publics qui devraient être gratuits, refus de payer des impôts qui ne servent plus à assurer le fonctionnement de services publics privatisés, refus des coupures d’électricité pour les foyers qui ne peuvent plus payer, voilà le type d’actions qu’entreprennent ces assemblées.
Enfin, cette stratégie entend s’opposer avec détermination à toutes les solutions relevant d’un repli nationaliste, qu’elles prennent le nom de racisme, protectionnisme, démondialisation, ou sortie de la France de la zone euro. Nous dénoncerons les véritables responsables de la crise et proposerons d’organiser la coopération avec les peuples, des révolutionnaires arabes aux IndignéEs espagnolEs ou grecQUEs, qui aujourd’hui tracent une voie vers une autre société. »On n’attend pas l’avenir comme on attend un train. L’avenir, on le fait » (Georges Bernanos).
Ce sont ces messages forts que souhaite porter Philippe Poutou durant cette campagne. Le NPA organisera des réunions publiques pour débattre de ses propositions politiques« .
Jean-Guy Trintignac Npa 71


