Autres journaux


dimanche 15 janvier 2012 à 19:41

« Les agences de notation exigent de nouvelles mesures antisociales »

Dénonce Jean-Guy Trintignac, du NPA 71



« La dégradation par Standard & Poor’s de la note de la dette de la France, ainsi que celle de cinq autres pays dont l’Italie, l’Espagne et le Portugal, est un double signal : le signal que la crise économique s’approfondit et que les capitalistes n’y voient pas d’issue crédible, le signal aussi qu’ils exigent le renforcement des politiques d’austérité.


Après avoir déversé des dizaines de milliards de cadeaux aux banques, après avoir encouragé la dégradation du marché du travail par des cortèges de licenciements et de suppressions de postes, après avoir réduit le pouvoir d’achat de millions de salariés, ils estiment que tout cela n’est pas assez fort, qu’il faut renforcer la rigueur.


Les choix actuels du gouvernement de N. Sarkozy et F. Fillon ne font que renforcer la crise en faisant toujours plus de cadeaux aux banques.


Pour faire face à la crise, il faut imposer au plus vite un bouclier social avec 300 euros d’augmentation des revenus, le partage des emplois par la réduction du temps de travail sans perte de salaire, l’interdiction des licenciements et l’annulation de la dette.


Face à un avenir qui s’assombrit dangereusement, le repli sur soi, le nationalisme rampant de droite et de gauche, les thèses simplistes qui veulent faire croire que « la révolution peut se faire par les urnes » sont des réponses qui ne remettent pas en cause les institutions en place, la souveraineté du marché, responsables depuis des décennies du renforcement des inégalités, de la pauvreté.


On fait souvent le parallèle, probablement à juste titre, entre la crise que nous traversons et celle des années 30. Ce profond séisme avait généré l’essor du fascisme, du nationalisme mais aussi la montée de grands mouvements sociaux. Que ceux qui se réclament des héritiers du Front populaire de 36 ne négligent pas l’importance capitale de la pression populaire, des rassemblements ouvriers qui se sont exprimés et étendus spontanément. Les congés payés, la semaine des 40 heures, les libertés syndicales ne figuraient pas dans le programme de Léon Blum. Les salariés de 36 rêvaient déjà de renverser le capitalisme ... »


Jean-Guy Trintignac NPA 71









Le commentaires sont fermés.