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jeudi 13 février 2020 à 14:46

Le commandant Fabrice Berthelon prépare son départ

  Après 19 ans de carrière au service du bassin minier



 



 

Ce jeudi matin, Fabrice Berthelon commandant au commissariat de police de Montceau-les-Mines nous recevait pour faire un premier bilan de sa carrière à Montceau-les-Mines et confirmé son départ pour Sète début mars.

Originaire du bassin minier (St Vallier), Fabrice Berthelon a gravi les uns après les autres les échelons et à force de travail. Il se rappelle être arrivé en tant qu’enquêteur judiciaire avant de devenir chef de groupe investigation, puis chef de l’unité investigation. Il fera un passage éclair à Chalon-sur-Saône pendant deux ans entre 2006 et 2008 avant de revenir à Montceau en tant que chef des unités des voies publiques.

C’est en 2014 qu’il est devenu adjoint au commissaire.

 

Plus tôt dans sa carrière, il a aussi travaillé dans la sûreté départementale en Seine et Marne (groupe des mineurs et des STUP à la SD 77).

 

« Je suis policier grâce aux gendarmes ! »

 

Mais comment a-t-il débuté sa carrière ? A cette question, il nous apporte une réponse étonnante : « Je suis policier grâce aux gendarmes ! ». Après avoir suivi une maîtrise de droit public, il avait l’obligation de réaliser son service militaire, service qu’il ne souhaitait pas réaliser dans un contingent. Il se rapproche alors de la gendarmerie qui ne peut pas l’accueillir immédiatement. C’est finalement la police qui l’accueillera dès 1992 à Marseille pour une durée d’un an.

 

Au cours de son expérience à Marseille, il découvrira un collègue policier chargé de s’occuper des CRS qui vont sur les plages l’été. Celui-ci lui proposera de participer à leur formation les 6-7 derniers mois de son service militaire.

 

L’aventure dans la police aurait pu s’arrêter là. Ceci dit, le contact, l’environnement et surtout le travail non routinier lui ont tout de suite plu. Fabrice Berthelon a alors pris la décision de s’engager. Il a ainsi préparé le concours d’inspecteur de police, qu’il a obtenu en 1995 (dernière promotion à obtenir ce titre).

 

Une arrivée à Montceau pour répondre à des nécessités

 

A Montceau-les-Mines, il raconte y être arrivé car le commissariat avait des nécessités urgentes de lieutenant. Mais du fait de sa faible ancienneté (3 ans seulement) dans la police, il y avait postulé sans grand espoir. L’administration l’a finalement appelé. Il était muté trois semaines plus tard.

Au commissariat de Montceau-les-Mines, Fabrice Berthelon a assuré les trois postes d’officier : 8 ans d’investigation, 6 ans de tenue et 6 ans d’adjoint.

 

Il a travaillé avec 10 commissaires. Des changements qui l’ont conduit à devoir s’adapter régulièrement.

 

Au commissariat de Montceau-les-Mines et dès le 2 mars, c’est le commandant Plantard Arnaud qui prendra sa succession sur son poste.

 

Un départ pour Sète

 

Il est attendu pour une prise de fonction le 2 mars prochain au commissariat de Sète pour le poste d’adjoint au chef de service.

Une ville différente, un commissariat différent (140 agents) et des méthodes différentes : c’est ce qui le motive. C’est donc à sa demande que le commandant prend son envol.

La ville de Sète voit sa population multipliée par 4 l’été.

 

Âgé de 50 ans, ce sont donc des nouveaux défis qui se préparent pour lui. Des défis et une absence de routine. Ce seront aussi de nouveaux partenariats à mettre en place.

 

S’il a pu rester longtemps à Montceau-les-Mines, c’est parce qu’il a refusé de devenir commissaire. Il explique en effet qu’un commissaire doit bouger régulièrement. Cela ne l’intéresse pas. Fabrice Berthelon aime garder sa liberté de mouvement.

Et il précise : « si je veux aller sur le terrain, j’y vais. C’est là que se fait le métier. Ceux qui font l’activité, ce sont les collègues dehors. »

 

Des souvenirs et un métier qui a évolué

 

Quand on lui demande ce qu’il pourrait retenir de son passage à Montceau-les-Mines, c’est la solidarité qui lui vient en tête à travers une expérience vieille de 15 ans : « C’était un dimanche de permanence, lorsque je faisais du judiciaire. Dans la nuit de samedi à dimanche, il y avait eu beaucoup d’interpellations. J’étais obligé de rappeler les collègues. Mon binôme était indisponible avec trois enfants. Malgré cela, une heure après mon appel, il arrivait. Vous avez des gardés à vue partout, un tas de procédures. Quand ce type arrive, vous vous dites que ça va aller mieux. »

 

De tout son service, il n’a jamais utilisé son arme à feu. Il l’a sortie mais jamais utilisé.

 

Y compris lors des tensions très fortes à Michelin en 2009, tensions qui ont duré plusieurs semaines. Il s’en rappelle encore : « L’expérience la plus tendue, cela a été l’époque des grosses tensions à Michelin. C’était très tendu entre les salariés et la direction. L’usine était quasi-vide. On ne savait pas ce qui allait se passer. L’affaire s’est bien finie. La médiation s’est bien passée. »

 

Il part sans regret même si comme il dit : « Tout n’a pas été fait, tout n’a pas été bien fait ».

 

Il remarque aussi aujourd’hui la sur-sollicitation des policiers comme par exemple pour des bagarres entre des enfants à l’école ou pour des problèmes de stationnements devant des collèges.

Une expérience aussi qui peut faire sourire : un jour un père du Bois du Verne et qui avait préparé une fête pour son enfant avait oublié d’aller chercher le gâteau d’anniversaire, gâteau qu’il avait commandé dans la pâtisserie à côté du commissariat. Voyant l’heure tourner, il a appelé le commissariat pour demander la livraison du gâteau !

 

Au-delà de cette anecdote, Fabrice Berthelon raconte aussi un métier difficile. « On règle les problèmes des gens, parfois on en créé à d’autres. » Et de poursuivre : « ce qui me motive c’est l’absence de routine ».

 

Les partenaires sont nombreux et l’agenda programmé au crayon de papier. « On est au cœur de l’actualité ». Ce sont les associations, l’éducation nationale, les élus, les magistrats, les commerçants etc. qui sollicitent les services de police. Ces relations ont d’ailleurs évolué au fil du temps. Elles sont plus codifiées. « Certaines étaient plus simples avant » constate-t-il.

« Les commandes sont multipliées sur tout : le nombre d’interventions auprès d’élèves etc. Il faut rendre compte de notre activité, beaucoup plus qu’avant ».

 

Fabrice Berthelon achèvera son engagement à Montceau le 1er mars prochain pour débuter dès le lendemain à Sète. Un nouveau chapitre dans sa carrière s’ouvre dans le Sud de la France où il espère pouvoir achever sa carrière.

 

EM

 

 

 

 



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2 commentaires sur “Le commandant Fabrice Berthelon prépare son départ”

  1. troll dit :

    Salut à toi à un ami avec qui j ai grandi bonne route à toi et sête c est sympa

  2. atao dit :

    bonsoir

    ayant fait des réunions “voisins vigilant” avec le commandant Berthelon , je peu dire que c’est avant tout un homme droit et très a l’ecoute .
    un homme responsable et apprécier ce qui est rare de nos jours

    je vous souhaite bon vent dans votre nouvelle région